LISTE CHRONOLOGIQUE DES CAUSERIES DEPUIS 1999 ET LEUR PRESENTATION
Avant que ne naisse officiellement "Le Jardin d'idées" il y avait déjà des activités... voici donc présentée la toute première Causerie du Jardin d'idées.
20/03/1996 - Emmanuel
Swedenborg : sa vie, ses écrits, son œuvre - Alain Nicolier
(article paru dans "Les nouvelles du Jardin d’idées – Février 1996")
Lorsque, le 29 janvier 1688, naît à Stockholm Emanuel Svedberg, Isaac Newton a 46 ans. II vient de découvrir la loi de l'attraction universelle. Gottfried
Leibnitz en a 42 et Voltaire naîtra 6 ans plus tard.
A 21 ans, le jeune Svedberg acquiert son diplôme de docteur en philosophie. Il part en Angleterre poursuivre ses études. Cinq ans plus tard, il invente une machine à vapeur, une machine volante à
ailes fixes propulsée par hélice, un submersible, un fusil à air comprimé, un nouveau modèle d'écluse, ainsi qu'un pendule à eau représentant le mouvement des planètes. Il parle dix langues
auxquelles vont s'ajouter l'hébreu et l'araméen. A 28 ans, il fonde la première revue scientifique suédoise. A 33, son œuvre lui vaut d'être anoblie par la reine. Il prend alors le nom de
“Swedenborg” et devient membre de droit de la Diète suédoise. Il écrit sur la monnaie, le commerce et l'économie, la géologie et la minéralogie, les mathématiques, la physique et l’astronomie. Il
découvre le fonctionnement du cerveau, du cervelet et la fonction des glandes endocrines. Il est le premier à expliquer l'origine du système solaire à partir des nébuleuses. Il entrevoit la
nature ondulatoire de la lumière, la cinétique de la chaleur et la théorie de l'atome.
A 48 ans des crises de vertiges, suivi d'éblouissements et d'irrésistibles besoins de dormir le conduisent à noter ses rêves et les messages qu'il y décrypte. A 56 ans, dans une auberge de
Londres, il rencontre le Christ qui lui confirme sa mission : explorer et décrire le monde supra-sensible. Dès lors, il abandonne la recherche scientifique. Il se consacre à des ouvrages où il
rend compte de ses conversations avec les anges. Il propose une spiritualité nouvelle qui lui vaudra d’être, à 81 ans, déclaré hérétique par l'Eglise officielle de Suède. Il annonce enfin la date
de sa mort à John Wesley, chef des méthodistes anglais et meurt quelques temps plus tard au jour prédit, le 29 mars 1772.
SAISON 1999-2000
09/06/1999 - Abraham, père de l’impérialisme occidental - Didier Dumas
Dans la mythologie du jardin d'Éden, la sexualité est indissociable de la Connaissance. Abraham est le modèle même de l'homme de Connaissance. Il est donc
logique que la Connaissance qui fait de lui un individu hors normes apparaisse en premier dans sa sexualité. Son épopée illustre la façon dont la Genèse considère que la sexualité est l'énergie à
l'œuvre dans la Connaissance, mais comme l'histoire des Patriarches s'inscrit à la suite de deux autres épopées familiales, lourdes et mouvementées, celles d'Adam et de Noé, je vous résume
rapidement ce qui précède:
Adam a eu trois fils, Caïn, Abel et Seth. Ne sachant pas encore tout, il a commis une « faute » : il n'a pas conçu les deux premiers sur le mode où lui-même l'a été : « à l'image de Dieu » ou des
Elohîm. Ceci a engendré le drame faisant de Caïn et Abel les prototypes des deux premières «pathologies de la spiritualité » observables chez les humains: le « paranoïaque intégriste » et le «
schizophrène bouc émissaire ».
Seth est ainsi le seul des trois garçons d'Adam qui, conçu dans les souffles et les paroles de son père, a été en mesure de perpétuer le projet divin. Reprenant cet héritage, il a lui-même conçu
Enoch dans un nom et des paroles. Et c'est seulement à partir de là que les hommes ont commencé à vénérer IHVH, alias Elohîm, alias Adonaï: les trois appellations de Dieu dans le texte originel.
Ce qui signifie que, pour que le dieu des pères et de la paternité puisse apparaître dans la conscience humaine, il fallait, tout d'abord, trois générations de pères sachant ce qu'Adam
ignorait avec ses deux premiers fils: que les enfants se conçoivent, en premier, dans la parole et, secondairement, dans le corps.
Dans l'histoire de Noé, cette conscience est acquise. Elle est représentée par celui qui s'appelle «le Nom»: Sem, l'aîné de ses trois fils. Japhet, le second, semble tenir un rôle de figurant,
mais c'est en fait sa présence qui indique que son frère aîné, «l'homme du Nom», l'ancêtre d'Abraham, n'est pas tombé dans la folie où a chuté Caïn.
29/09/1999 - Lecture mythanalitique : la religion d’Asclépios - Willy Barral
Le
christianisme, religion à mystère, a emprunté l'essentiel de sa construction symbolique à d'autres mythes plus anciens, notamment hellénistiques et sumériens. C'est vers l'un la d'eux : la
religion grecque d'Asclépios que nous irons surfer, avant d'aller naviguer, dans un deuxième temps, sur les fonds baptismaux d'un autre enfant divin : le Christ. Pour répondre au rythme lent du
laboureur, j'aborderai en deux temps cette exploration de ce qui fonde notre humanité: la fonction symbolique des mythes, rêves incarnés de l'humanité. Car, si le rêve est l'expérience
personnelle reconnue, depuis Freud, comme l'expression de notre être profond, enraciné dans une histoire singulière, le mythe est, quant à lui, le rêve de la société.
Le mythe est le rêve public, tandis que le rêve est le mythe individuel. Si notre mythe individuel, notre rêve, coïncide par chance, avec celui de la société, alors nous sommes en harmonie avec
notre groupe, dans une psyché collective. Sinon, l'aventure nous attend dans la forêt sombre!
Ainsi donc, à Epidaure, naissait un dieu, Asclépios, tardif descendant, en quelque sorte, du sage égyptien Imotep. Asclépios guérissait, déjà, grâce à la lumière de l'esprit surgit des ténèbres
de l'inconscient. 500 ans plus tard, Jésus de Nazareth, dit le Christ au temps de Paul, fondera à son tour, au sein du peuple juif, la première thérapie holistique, en conjuguant au présent la
loi (en tant qu'interdits symboliques du cannibalisme, de l'inceste et du meurtre), l'amour (en tant que don et pardon), la foi (en tant que foi en un dieu incarné en chacun des humains, tous
potentiellement compétents à être dieu, en tant qu'êtres de désir en infinitude). Il fût ainsi le premier psychanalyste! Le transfert n'étant, à tout prendre, que la version moderne de la foi
pour tous les mystagogues agnostiques.
27/10/1999 - Utopie de l’invention - Georges Mourier
Pas de présentation spécifique à cette Causerie, mais celle ce notre conférencier :
Georges Mourier, ingénieur passionné
par la musique et la physique théorique, s'est consacré surtout à l'étude et aux applications pratiques de la propagation électromagnétique et de son interaction avec les " plasmas ", qui sont
des collections de particules chargées électriquement. Longtemps membre de la Compagnie générale de TSF, puis de Thomson-CSF, enseignant dans diverses universités et écoles françaises et
étrangères, il est également familier de nombreux laboratoires français et étrangers consacrés aux techniques de radar, de physique des hautes énergies, de fusion nucléaire
contrôlée.
17/11/1999 - La féminité ou l’accès de la femme à une sexualité adulte - Danièle Flaumenbaum
Danièle Flaumenbaum
présentera successivement :
La construction de la petite fille capable d'accéder au "génie de son sexe", selon Françoise Dolto. La mutation engendrée par l'avènement du maternel et les retrouvailles avec ses ancêtres. La
pratique de l’énergétique sexuelle permettant l'épanouissement de la communication à l'autre. Et pour finir quelques notions d'alchimie féminine chinoise.
Pas de Causeries en décembre 1999 et janvier 2000.
16/02/2000 - La création scientifique - George Mourier
Cette Causerie est pour le moment indisponible. Aucune présentation spécifique (cf 27/10/1999 et 06/12/2000).
15/03/2000 - La danse du feu - Ghislaine Bourgogne
Aucune présentation spécifique de cette Causerie, cependant voici une présentation de notre conférencière :
Travaille avec Willy Barral,psychanalyste et auteur de :"C'est la parole qui fait vivre "séminaire Dolto à l'Unesco, Gallimard.
Formée à l'analyse transgénérationnelle. Présidente de l'association "la Maison qui chante " sur les recherches en ethno-médecine amazoniennes. Co-auteur de l'ouvrage "Guérir autrement , au delà
des médecines habituelles" dirigé par Dr Philippe Wallon, Albin Michel. Recherches dans le champ paranormal depuis 25 ans.
19/04/2000 - La Vision - Ghislaine de Laage
Pas de présentation spécifique à cette Causerie, mais celle ce notre conférencière :
Ghislaine de Laage est orthoptiste (l'orthoptie est une branche
liée à l'ophtalmologie, visant à rééduquer le parallélisme des 2 yeux pour que le cerveau puisse construire la vision binoculaire, c'est-à-dire le fait de pouvoir ou non associer les images
panoramiques données par chaque œil).
Ghislaine de Laage a acquis une pratique plus large dans laquelle elle a intégré au fil des années des éléments extérieurs à la formation de base d'orthoptiste, pour ouvrir la notion de " voir ".
Elle travaille sur la vision et les relations dans la vision (quelle vision avons-nous de nos ancêtres, quelle vision nos ancêtres ont-il pour nous ?), associant la binocularité aux lignées
paternelles et maternelles.
17/05/2000 - L’énergie masculine : l’art de passer le pouvoir - Benny Cassuto
L'énergie ce n’est pas un
fluide magique, c’est l'actualisation dans le vivant de ce qui fait lien entre le haut et le bas, entre l'avant et l'arrière, entre la droite et la gauche, entre le ciel et la terre, entre ce qui
est mort et vivant, entre les ancêtres et nous-mêmes, entre nous en tant qu’ancêtres et descendants, c’est ce qui fait lien. C’est ce qui fait lien entre un espace supposé invisible et un espace
visible, parce que c’est facile de faire des liens entre les espaces visibles, c’est très facile, c’est tellement facile que quelque fois on a même plus besoin de lien, c’est une aliénation, donc
on a besoin de s’en séparer. Le plus difficile c’est d’établir un lien avec ce qui apparemment, et c’est ça l'énergie masculine, c’est ça l'énergie paternelle, c’est ça qui est si difficile pour
les hommes ; c’est une vrai difficulté. Je dirai que la transmission de ce point de vu là est assez maladroite donc, certainement qu’à chaque génération il y a quelque chose à réinventer de
ce que pourrait être une énergie masculine digne de ce nom, c’est-à-dire pas honteuse, pas hargneuse, pas méprisée et pas méprisante, consistante et respectueuse.
28/06/2000 - Le sacrifice d’Isaac ou les origines de la pédagogie occidentale - Didier Dumas
La mythologie de la culture dans laquelle l'enfant s'incarne joue un rôle incontournable dans sa construction mentale. Elle installe le cadre cosmologique dans lequel il lui
faut se construire et donner sens à sa vie. Elle lui explique l'apparition l'être humain et lui offre des réponses aux questions qu'il se pose sur la mort et l'au-delà. Elle établit des
frontières entre l’univers où il vit et celui de ses ancêtres. Elle marque donc autant son système de représentations que la construction de ses idéaux. Il en est ainsi dans toutes les cultures,
si ce n'est que dans la nôtre s’y superpose une « mythologie scientifique », celle des images à travers lesquelles la science nous présente l’univers. Mais comme la science ne prétend ni savoir
d’où surgit la vie ni pourquoi la mort existe, la mythologie biblique reste le plus souvent la seule référence dont disposent les parents pour répondre aux questions des enfants sur les mystères
du vivant, de l'engendrement et de la mort. Ceci, même dans les familles où l'on se veut athée, car ils n'en trouvent alors généralement pas d'autre que celle qu'on leur a donnée dans leur propre
enfance. Cela, même dans les familles où l'on se veut athée, car les parents n'en trouvent alors généralement pas d'autre que celle qu'on leur a donnée dans leur propre
enfance.
SAISON 2000-2001
Pas de Causeries en septembre, octobre et novembre 2000.
06/12/2000 - Physique Quantique (1) -
Georges Mourier
Georges Mourier qui est physicien animera ce séminaire de mécanique quantique, où les participants pourront débattre d'une grande aventure scientifique et
culturelle de notre temps.
Née avec le 20e siècle, cette nouvelle théorie révolutionne le cadre de pensée, dit classique, qui sert généralement à concevoir la réalité de l'univers, ainsi que les concepts fondamentaux (le
temps, l'espace, la causalité, la continuité, la matière, etc.) qui lui sont attachés.
Le cadre classique, construit sur la physique déterministe de Galilée, Bacon, Descartes, Newton, dut de même, en son temps, rompre avec l'héritage du Moyen-âge et de la Renaissance. Tout en
évoquant le contexte historique et scientifique dans lequel se produit la révolution quantique, Georges Mourier se propose de nous en exposer les enjeux philosophiques et culturels, afin que nous
puissions en débattre ensemble. Il abordera les quatre thèmes suivants ;
— les impuissances et les errements de la science classique face à la physique des atomes.
— les nouveaux concepts mis en place par la théorie quantique.
— les changements d'interprétation de la réalité et du rapport que nous entretenons avec elle que la mécanique quantique exige (mesure, événements, etc.)
— les phénomènes paradoxaux prédits, puis mis en évidence, tels que la réversibilité du temps, l'inséparabilité, les métamorphoses incontrôlées des particules.
10/01/2001 - Physique Quantique (2) - Georges Mourier
(Cf ci-dessus).
30/01/2001 - Mots chuchotés par le corps en souffrance - Ghislain Devroede
Cette Causerie est pour le moment indisponible.
Ghislain Devroede, chirurgien et professeur de chirurgie à l'université
de Sherbrooke (Québec) depuis plus de trente ans, a développé pour ses patients une technique de soins combinant la peinture, le transgénérationnel et la communication non verbale.
La somatisation, les deuils non faits, les secrets de famille et les traumatismes indicibles, les abus sexuels et abus symboliques, il en développe les conséquences sur la vie des descendants,
sur les maladies des enfants.
Il démontre qu’une maladie résistant à tous traitements peut être le signe d’un fantôme. Des maladies digestives comme la constipation, l’anisme, la colopathie fonctionnelle, la maladie de Crohn,
la maladie de Hirschsprung…. Des maladies gynécologiques… des insomnies peuvent être guéries lorsque le secret de famille est retrouvé, parlé et reconnu.
28/02/2001 - La guérison - Benny Cassuto
Ce qui nous échappe, c'est en premier lieu l'accident inévitable de la mort, l'accident de la naissance, et tous les accidents intermédiaires qui font que la vie
se sépare en deux thèmes, deux chapitres qui sont du côté de la souffrance ou du côté du bien-être. Souvent la souffrance est repoussée de côté comme étant impossible à digérer, c'est-à-dire
à accueillir dans un espace plus global, plus unifié qui ne serait pas dès lors partagé par ces deux thèmes principaux que sont la souffrance et le bien-être.
Donc l'énergie masculine est avant tout à mon sens une façon de réunifier la sensation d'être, et dans cette réunification, il s'impose que nous considérions notre façon d'être reliés au monde.
Les lieux de souffrances étant aussi des lieux qui crient le désir de relation et non pas des lieux qui sont seulement enkystés, oclus. Je vais essayer d'être le moins abstrait possible, j'ai
entendu le propos de Nina, même si je considère que l'abstraction fait absolument partie de notre biologie la plus intime, de notre corporalité, de notre dimension charnelle, et que si nous
évacuons cette question de l'abstraction dans le domaine du corps, nous faisons une première blessure grave de notre unité qui nous entraine, de Carybe en Sylla, à ne plus reconnaître le lien
spirituelle qui nous relie au monde.
21/03/2001 - Sri Aurobindo et le mental des cellules - Aude Zeller
La conception de l'évolution que propose Aurobindo n'est donc pas seulement matérialiste comme celle de la plupart des héritiers de Charles Darwin. Aurobindo ne
nie pas l'approche matérialiste mais il signifie sa limite: " Tout le monde sait maintenant que la Science n'est pas un énoncé de la vérité des choses mais seulement un langage pour exprimer une
certaine expérience des objets, leur structure, leur mathématique, une impression coordonnée et utilisable de leurs processus - rien de plus. La matière elle-même est quelque chose (peut-être une
formation d'énergie ?) dont nous connaissons superficiellement la structure telle qu'elle apparaît à notre mental et à nos sens et à certains instruments d'examen (dont on soupçonne maintenant
qu'ils déterminent largement leurs propres résultats, la Nature adaptant ses réponses à l'instrument utilisé), mais nul savant n'en sait davantage ou ne peut en savoir davantage".
A partir de ce constat, Aurobindo affirme que la science n'interdit pas un point de vue spiritualiste sur l'évolution. Pour lui, l'inconscient n'est pas seulement de nature subconsciente comme
l'affirment les Freudiens et tous les psychologues matérialistes, mais l'inconscient a aussi une nature spirituelle où la conscience est élargie, se dépassant elle-même en supra-conscience.
Certes on peut considérer à un certain niveau que le subconscient est comme un ensemble de pulsions qualitatives traduisant un jeu de forces matérielles que la Science estiment quantitatives et
qui seules assureraient l'évolution. Mais pour Aurobindo découvrir que l'inconscient est aussi de nature supraconsciente apporte un éclairage supraconscient jusqu'au fond du subconscient qui
montre que le regard scientifique passe forcément à côté de la conscience cachée au cœur de la matière.
25/04/2001 - Un outil de connaissance : l’art de l’auto éloge - Jean Kabuta
Poète, Docteur en linguistique africaine, Professeur, chef du Département des Langues et Cultures Africaines, à l'Université de Gand.
L'autolouange est une forme de l'expression publique de la personne (kasàlà, izibongo, oriki dans quelques langues africaines).
L’autolouange se récite au lever ou au coucher du jour. Elle accompagne efficacement la marche ou toute autre activité. C’est de cette manière qu’elle atteint son but qui est la transformation de
la personne.
L'autolouange, genre littéraire fort répandu en Afrique, suppose également la louange de l'autre. Elle permet à la personne, à travers un rituel, de réaffirmer sa place dans le groupe, tout en
renforçant les liens entre les individus.
A ce titre, elle a un caractère thérapeuthique ou préventif très puissant !
16/05/2001 - Élargissement de la vision au cours de phénomènes extrasensoriels - Ghislaine de Laage
Le travail de la vision au-delà du visuel transparaît aussi bien au niveau des rêves que de ce qui est perçu. Beaucoup d'entre nous ont rêvé de voir à travers
les yeux fermés ou à travers l'ouverture de la fontanelle, avec un troisième œil. Le transgénérationnel est présent dans tout ça, ne serait-ce que parce que les gens qui y participent font pour
la plupart ce travail-là, même si tout le monde ne le fait pas. Ce travail sur les lignées nous fait travailler sur l'origine des origines, donc à la fois sur la lumière et sur les
différents statuts de l'image, ainsi que tout ce qu'on peut appeler extra-sensorialité. C'est-à-dire un petit peu comme s’il y avait deux courants qui se croisaient, celui de la lumière
extérieure qui essaie d'avoir accès au cerveau et celui de la conscience qui va chercher à émerger de l'intérieur. C’est comme deux courants qui sont continuellement obligés de négocier l'un par
rapport à l'autre et qui amènent tout ce train de diversification de l'image.
13/06/2001 - Sauveur entre rêve et jour : le symbolisme trinitaire d’Asclépios - Willy Barral
Dans Promenades dans la Grèce
antique, Jacques Lacarrière rappelle qu'Epidaure est avant tout l'histoire d'un homme devenu dieu. Comme nous l'avons vu le 29 septembre 2000, la vocation profonde d'Asclépios fut le
service des mortels (en raison sans doute de ses attaches originelles avec l'humaine condition). De tous les dieux grecs, il est celui qui semble avoir le mieux compris les problèmes et les
soucis des hommes.
Un beau jour, bien sûr, en des temps légendaires, une nouvelle singulière se répandit en Grèce: un homme, ou plutôt un héros fils d'Apollon, ressuscitait les morts!
Après sa naissance clandestine sur le mont Kynorton, Asclépios avait grandi dans les forêts du mont Pélion, aux côtés du centaure Chiron. Il y avait appris à connaître les vertus curatives et
magiques des plantes, ainsi que l'art de la médecine qu'il sût porter à la perfection. Puisqu'il découvrit le secret de la vie et de la mort. De nombreux héros célèbres furent ressuscités par ses
soins: Lycurgue, Glaucos, Hippolyte. Mais comme on ne saurait braver impunément les lois établies par les dieux (si l'homme cesse d'être mortel, qui le différenciera désormais des divinités?),
Hadès, inquiet de ne plus voir personne sur les rives du Styx, intervint auprès de Zeus qui foudroya l'imprudent, et Asclépios devint, comme tant d'autres, une constellation: Ophiocus, que
l'on peut toujours la voir, dans le ciel boréal, entre Arcturus et le Serpent.
Ainsi se déroula, entre deux coups de foudre marquant sa naissance et sa mort, ce qu'en langage moderne, on appellerait «la vie ardente et tragique d'Asclépios». Une des versions de sa
légende le fait naître à Epidaure, sur les crêtes du mont Kynorton qui domine le site. Il n'y ressuscitait pas les morts, mais guérissait néanmoins les vivants: délivrait les femmes aux
grossesses difficiles, rendait la parole aux muets, la vue aux aveugles et faisait repousser les cheveux sur le crâne des chauves. Les consultants, venus de toutes les contrées du monde grec,
sacrifiaient une victime à Apollon, père d'Asclépios, puis s'enroulaient dans la peau de l'animal et allaient se coucher dans un bâtiment proche du sanctuaire, où le dieu les visitait dans leur
sommeil et les guérissait par son seul pouvoir divin.
Bien des siècles plus tard, les prêtres, formés en collèges appelés Asclépiades, aidèrent quelque peu le pouvoir guérisseur de leur dieu par les voies naturelles et rationnelles de la médecine.
Naquit alors notre «médecine moderne» qui, pour efficace qu’elle est, en «savoir opérationnel sur le corps physique», semble aujourd’hui s’embourber dans les sables d’une
médecine orthopédique qui engendre de nouvelles maladies de plus en plus «insolentes» au regard de la science. La perte de toute symbolisation mythique n’en serait-elle pas la cause? Et,
face à une telle désertification de la vie symbolique chez les hominiens sapiens sapiens, les «singes-savants» que nous sommes devenus, ne nous faut-il pas tout mettre en
œuvre pour réhabiliter une culture chamanique?
Le culte d’Asclépios n’a pas fini de nous enseigner les voies de la sagesse d’une spiritualité chamanique. Il s'étala sur presque un millénaire, du VI éme siècle av. J. C. jusqu'au IV
ème siècle ap. J. C., et durant tout ce temps, Epidaure fut le sanctuaire des miracles, vers lequel accouraient tous ceux qui n'avaient plus d'autre espoir que l'intervention du dieu. Il faut
croire qu'Asclépios ne les déçut jamais: sa réputation dépassa vite les frontières d'Epidaure. Il eut des sanctuaires à Athènes, à Cos où naquit Hippocrate qui affirmait descendre du dieu
lui-même, à Titane où Pausanias décrit sa statue, emmitouflée dans des vêtements de laine.
Etrange, le pouvoir de ces visions miraculeuses, coïncidant si exactement avec celles auxquelles les consultants s'attendaient. Nul doute qu'ils voyaient en rêve, le dieu tel qu'on aimait à le
représenter: la barbe bien bouclée, le regard bienveillant et paternel, une main qu'on imagine pataude et douce, et toujours, à ses pieds ou enroulé autour de son bras, son fidèle serpent.
Ce rapide rappel, pour ceux qui n'ont pu être présents la dernière fois, et afin d'aborder maintenant la question du Symbolisme dans la méthode thérapeutique d'Asclépios: une méthode
hellénistique trinitaire dont s’inspirera le Christianisme naissant, avec la figure du Christ telle que la présente Luc, le disciple de Paul, dans les Actes des Apôtres, écrits une cinquantaine
d’années après le passage éclair de Jésus de Nazareth en Palestinienne.
Ce soir-là, avec vous, dans notre «Jardin d’idées Dumasien», il sera question, pour moi, d’aborder la Sainte Trinité sous son angle thérapeutique: un essai de mytheanalyste… en herbes…
aromatique!
27/06/2001 - L’expérience chamanique avec l’ayahuasca, méthodologie - Ghislaine Bourgogne
Pas de présentation spécifique, mais pour ceux qui ne savent ce qu'est l’ayahuasca :
Le nom d'ayahuasca (ou yagé) est donné à un breuvage à base de lianes aux vertus enthéogènes, consommé traditionnellement par les chamans des tribus indiennes
d'Amazonie. En kichwa selvatique, aya signifie mort ou esprit des mort et huasca : liane, d'où la traduction habituelle de liane des esprits.
SAISON 2001-2002
Pas de Causeries en septembre 2001.
17/10/2001 - Le travail chamanique avec et sur la mort - Ivana Caprioli
L’interdit de penser la mort est, à notre époque, beaucoup plus que la sexualité, responsable des troubles pour lesquels on consulte psychiatres et
psychanalystes. Or, bien que la psychanalyse propose, à ce niveau, une écoute souvent efficace, elle n’a développé aucun savoir particulier sur la mort. Le chamanisme, en revanche, se réfère à
une conception de la mort et de l’Au-delà, vieille de plusieurs millénaires, qui a prouvé son efficacité tant au niveau de l’accompagnement des mourants que de la «clinique des défunts». Nous
verrons que cette clinique des parents et des ancêtres «mal mort» est assez proche de ce qu’est, en psychanalyse, la clinique de fantôme.
21/11/2001 - La chair chinoise - Cyrille Javary
Cette Causerie est pour le moment indisponible.
Avez-vous déjà vu un nu chinois? De toutes les civilisations, la
chinoise est sans doute une de celle qui s’est le plus préoccupé du corps humain. L’acupuncture, le Tai ji quan et le Qi gong en sont des preuves bien actuelles. Pourtant, elle ne l’a jamais
représenté. Le nu qui est une évidence familière des cultures occidentales, de l’Antiquité à nos jours et de l’Inde à la Californie, est totalement absent de l’art chinois. Pourquoi? Sans doute
parce que le regard que porte la pensée chinoise sur le corps humain s’inscrit dans une perspective différente, dans un univers sans création divine, sans échelle, un système fractal d’auto
genèse, rythmé par le Yin Yang.
12/12/2001 - Réponse aux questions sur la féminité - Danièle Flaumenbaum
Cette conférence est la suite de celle donnée l’année dernière, en novembre. Danièle Flaumenbaum y répondra aux questions qui lui ont été posées depuis,
concernant la construction de la petite fille et l’accès au «génie de son sexe», la mutation engendrée par l’avènement du maternel et la retrouvaille de ses ancêtres, la pratique de l’énergétique
sexuelle chinoise et l’alchimie féminine taoïste qui permet l’épanouissement de la communication à l’autre.
30/01/2002 - Les questions actuelles de la sexualité - Didier Dumas
La psychanalyse occupe de nos jours une place importante dans notre façon de penser la sexualité. Or, sa théorie de la construction sexuelle étant focalisée sur
le seul sexe du garçon, elle n’a, en retour, produit aucune théorie acceptable de la féminité, du plaisir charnel et de la jouissance orgastique. Ce qui fait que le bilan d’un siècle de
psychanalyse n'est pas très brillant.
Je partirais d’un dépouillement des journaux pour mamans (improprement appelés : journaux pour parents) effectué par un collègue enseignant, et d’une série d’entretiens d’adolescents vierges
réalisé par un ami de mon fils, afin de montrer que nous sommes encore loin d’être venu à bout des ravages opérés, dans notre culture, par la médicalisation bourgeoise de la sexualité infantile,
le puritanisme de classe, les théories hygiénistes de la sexualité masculine et la culture du french cancan. Je poursuivais sur l’ouverture qu’a été, pour moi et mes amis, la découverte de la
sexualité taoïste, afin d’envisager comment se donner un modèle des processus sexuels qui permet de redonner à l’érotisme la place qui est la sienne dans le mythe biblique : celle d’être la
porte de toute Connaissance.
13/02/2002 - Des observations qui décoiffent : un microfilm sur le cheveu - Robert Zirmi
Robert Zirmi est analyste en bulbologie capillaire : une technique de détection des cellules organiques dégradées incluse dans les bulbes pileux, qui offre
une analyse assez fine des dérèglements organiques et psychiques de l’individu.
Lorsque vous consulter Robert Zirmi, il vous arrache quelques cheveux. Il la place entre deux lamelles transparentes sous un microscope qui, muni d’une caméra reliée à un écran vidéo, vous fait
découvrir le surprenant spectacle de la vie de vos cheveux. Vous saurez ainsi si vous souffrez de dérèglements intestinaux ou glandulaires, de manque de sommeil, d’un choc psychologique ou de
facultés médiumniques, de fragilités osseuses ou veineuses, mais également si vous êtes sujet au cancer, a l’arthrose ou la maladie d’Alzheimer. Ce, par l’analyse des traces d’hormones,
toxines et autres sécrétions, ainsi que leur réaction à différents produits qui génèrent de fort belles cristallisations.
En résumé, un spectacle haut en couleurs : le microfilm du cheveu.
13/03/2002 - Dialogue avec les anges - Nicole Jean
Un arrêt cardiaque en pleine rue : A 42 ans, Nicole Jean, alias Alexis Ambre, est déclarée « cliniquement morte ». Son cœur recommence à battre
trois heures et demie plus tard, alors qu’elle est sur le point d'être placée, en chambre froide, à la morgue. Cette N.D.E. ( Near Death Experience ) – ou expérience de mort imminente –
l'entraîne dans l'exploration de cet univers invisible qu'on appelle « la mort. »
Qu'y a-t-il de l'autre côté ? Qu'a-t-elle découvert de si étrange, de si impressionnant, pour que toute sa vie s'en trouve bouleversée ? Son témoignage est une nouvelle preuve qu'il existe une
survie de la conscience après la mort. De quoi ne plus avoir peur du « grand voyage… »
Le témoignage de Nicole Jean apporte un éclaircissement à toute personne qui cherche à comprendre le processus de la vie et de la mort, mais aussi des cycles de nos vies.
10/04/2002 - Psychanalyse de la mort : la cure au LSD d’un rescapé d’Auschwitz (1) - Didier Dumas
Cette conférence sera la première d’une série sur les cinq séances d’analyse sous LSD, effectuées, dans la clinique d’un psychanalyste hollandais, par un déporté
d’Auschwitz qui les relate dans un livre signé de son numéro de déportation : Les visions d’un rescapé [Ka.Tzetnik 135633 Les visions d'un rescapé ou le syndrome d'Auschwitz (Hachette)
1990].
Ce dont souffrait cet homme est, en bien des points, semblable à ce à quoi j’ai été confronté de 4 à 18 ans, dans la relation à un autre dépoté, le deuxième époux de ma mère dont j’ai porté le
nom jusqu'à 24 ans. Je rendrais donc tout d’abord brièvement compte de cette rencontre précoce du fantôme d’Auschwitz, afin de situer en quoi la lecture et le travail effectué sur ce livre a
soigné, en moi, ce père sorti fou des camps et ouvert mes recherches sur la mort.
Cette cure au LSD est une psychanalyse de la mort et des représentations qui y sont attachées. Le « syndrome d’Auschwitz » s’y présente comme une paralysie absolue des représentations
de la mort qui se sont figée à Auschwitz dans une peur sans nom. Ce que le LSD ébranle par une descente à l’âge où elles se sont construites, et une explosion de l’activité mentale originaire qui
est, non seulement celle à l’œuvre dans la psyché du fœtus, du bébé et l’enfant d’avant 3 ans, mais également le lieu matriciel où prennent source toutes les croyances et religions
humaines.
15/05/2002 - Un chemin de vie tracé par les autistes - Anne Marguerite Vexiau
Orthophoniste de formation, Anne-Marguerite Vexiau s’est spécialisée dans la prise en charge des autistes, avec lesquels elle travaille depuis vingt ans. Elle
s’est formée, en 1993, à la Communication Facilité (CF) en Australie. La CF est un processus de communication qui permet aux personnes ne pouvant pas parler (handicapés mentaux ou
physiques) d’exprimer leurs désirs et sentiments en frappant des lettres sur un clavier, aidés par un partenaire de communication, appelé facilitant, qui soutient la main du patient. Or, elle
s’est très vite aperçue que ce support gestuel allait bien au-delà d’un soutien neuromoteur et émotionnel. La CF révèle en effet des capacités insoupçonnées de l’être. Le facilité semble
s’exprimer en utilisant la mémoire verbale du facilitant, qui traduit en mot les images mentales que lui envoie le facilité. Servant de médiateur à la communication, il offre, au facilité, son
équipement moteur, sensoriel et psychique. Ce qui ouvre l’accès aux couches profondes de la consciences d’une façon souvent très étonnante.
Poursuivant ses recherches, Anne-Marguerite Vexiau a développé cette approche avec des personnes névrosées, en lui donnant le nom de « psychophanie » (du radical grec
« phan » : mettre à jour). Des documents vidéo illustreront comment ce processus relationnel de communication d’inconscient à inconscient donne souvent des résultats thérapeutiques
rapides et surprenants, en apportant un nouvel éclairage sur la conscience des embryons, la communication intergénérationnelle, la façon dont les autistes affirment qu’il communiquent avec les
mort, le mystère du psychisme humain et les formes collectives de l’inconscient.
19/06/2002 - Psychanalyse de la mort : la cure au LSD d’un rescapé d’Auschwitz (2) - Didier Dumas
Dans la seconde prise de LSD relaté par Yechiel De-Nur, alias Ka.Tzetnik 135633, dans Les visions d’un rescapé, la paralysie des représentations de la mort
apparaît comme une immobilité du temps, resté irrémédiablement figé, dans le sadisme exterminateur des kapos d’Auschwitz. Cette immobilité du temps, qui se présente comme le retour fixe et
immuable des images traumatiques, permettra d’approfondir la conception freudienne du traumatisme, en cernant quelque chose dont Freud n’a pas traité : la façon dont la compréhension de la
mort et son intégration dépendent, à l’âge oedipien, de celle du temps.
SAISON 2002-2003
25/09/2002 - Les enfants et la guerre Paroles et dessins d’enfants après le 11/09/2001 - Donatella
Caprioglio
Quand arrive quelque chose de grave, qui nous trouble collectivement, on a tendance à chercher à se retrouver ensemble, pour rétablir dans le groupe l’unité
personnelle qui a été attaquée. On se mets à parler pour récupérer le fil du discours, c’est-à-dire notre identité qui risque d’être brisée. Parler sert à élaborer une émotion, la parole étant un
pont entre soi et le monde extérieur. Quand ce pont s’interrompt, le blocage se traduit en douleur physique ou psychique. Ceci est valable pour les adultes, comme pour les enfants. Après le 11
septembre, chacun de nous s’est senti personnellement attaqué et l’angoisse d’assister passivement à la mort en direct nous a poussé à parler avec les autres, à regarder de façon obsessionnelle
la télévision, les journaux, pour essayer d’élaborer parole après parole, image après image, le choc subi.
Et les enfants ? Comment ont-ils vécu ces évènements et quelles peurs ont-ils suscité ? Comment ont-ils pu élaborer cette angoisse qu’ils ont vue, au-delà des images de télévision, dans
les yeux de leurs parents ? Quelles sont leurs représentations et leurs propositions ? Quel espace d’écoute et de parole leur avons-nous donnée ?
Donatella Caprioglio qui est psychanalyste a demandé à des enfants de quatre et huit ans, français et italiens, de fixer les images qui les ont frappés à la télévision, dans un dessin, et
dans un autre, d’élaborer une solution pour l’avenir. Ce, en transcrivant les propos des enfants. Sont apparues des similitudes et des différences culturelles entre les deux pays, mais surtout la
capacité des enfants de comprendre ce que nous, adultes, ne savons plus voir.
23/10/2002 - Prendre en charge l’enfant ou travailler avec ses parents - Pascale Martin
Educateurs ou thérapeutes, notre désir d’intervenir auprès d’enfants nous viens souvent du besoin de réparer notre propre enfance. C’est pourquoi, nous
reconnaissant dans la souffrance des jeunes qui nous consultent, nous éprouvons parfois quelques difficultés à travailler avec leurs parents que nous avons tendance à confondre avec les nôtres.
Savoir accueillir des parents me paraît pourtant de nos jours plus nécessaire que jamais. D’abord parce que c’est de cette façon qu’on parvient à percevoir quelle est exactement la demande d’une
famille et notamment de qui elle émane. Ce qui permet de s’apercevoir qu’un grand nombre d’enfants « symptomatiques » semblent plus désireux, au moins dans un premier temps, de
« confier » leurs parents à un thérapeute de métier (en profitant de la sorte de la meilleure santé psychique de ceux-ci) que de transférer eux-mêmes sur un substitut parental. Ensuite,
parce que, pris dans une évolution des mœurs galopante, la plupart des parents se voient aujourd’hui confrontés à une double difficulté : identifiés inconsciemment aux structures parentales
des leurs, ils doivent en même temps constamment innover pour faire face à des situations que leurs pères et mères ne pouvaient même pas imaginer.
Il semble donc urgent de mettre en place les conditions pratiques et théoriques susceptibles de permettre aux parents de mieux exercer un « métier » qui se transforme à toute vitesse,
sans perdre pour autant ses caractéristiques fondamentales. Car, repenser et préserver les fonctions parentales dans la société actuelle me parait incontournable si l’on veut aider efficacement
des enfants à se construire.
20/11/2002 - La construction sensitive et fantasmatique de la sexualité - Didier Dumas
En ne prétendant expliquer ni le plaisir érotique ni l’orgasme, la psychanalyse a, en quelques sortes, créé la sexologie par défaut. La psychanalyse n’a, en
effet, pas d’autre visée que de renvoyer les questions que soulève la sexualité au champ plus vaste des rapports de l'enfant à ceux qui l'ont accueilli. Elle a ainsi laissé dans l’ombre tout le
registre de la communication érotique. La première raison à cela est que Freud n'a pris en compte que la dimension la plus tardive de la construction sexuelle. Il a considéré l’œdipe au cours
duquel se construit le registre des sentiments et la capacité de tomber amoureux. Mais, ayant réduit la sexualité infantile aux stades oral et anal, il a négligé les périodes, antérieures à
l’œdipe, au cours desquelles se construit la dimension sensitive et fantasmatique de la sexualité : le stade fœtal et le la « dyade mère-enfant ». Nous verrons donc comment le
registre des sensations, des images et de la télépathie infantile, qui fait autant le charme de l’amour que sa difficulté, se construit au cours de ces deux périodes.
18/12/2002 - L’haptonomie : une approche dynamique de l’affectivité - Catherine Dolto
L’haptonomie est née des expériences dramatiques vécues par son découvreur, Frans Veldman, lors de la deuxième guerre mondiale. Celui-ci la définit comme une
science phénoménologique et empirique : la science de l’affectivité. La phénoménalité haptonomique de la rencontre révèle que l’affectif est le troisième terme, oublié, mais indispensable à
la compréhension de l’être humain. Elle nous permet de sortir de la dichotomie corps-psyché dans un abord réellement global de la personne. Elle apporte un éclairage nouveau aux questions posées
par ce qu’on appelle couramment la psychosomatique, ainsi qu’au soin, au sens le plus large du terme, et à l’éducation, de la conception à la mort.
15/01/2003 - La clinique œdipienne de la mort et thérapie des « ancêtres mal morts » - Didier Dumas
Bien que la psychanalyse se soit moulée dans le sillon déjà amplement labouré de la spiritualité biblique, elle a tenu à s’en séparer. Elle a ainsi adopté le
vernis scientifique du scepticisme matérialiste en faisant d’une certaine façon impasse sur la mort. Or ce qu’on appelle l’œdipe est non seulement la construction des représentations qui
soutiennent la sexualité à l’âge adulte, mais aussi de celles qui, centrées sur l’interdit de l’inceste, en posent les limites : les représentations de la mort.
Après avoir situé la place qu’occupent les représentations de la mort dans la psychanalyse transgénérationnelle, je présenterai les recherches que j’ai mené, en ce domaine. C’est-à-dire comment,
partant de la découverte du taoïsme et de l’apprentissage de l’acupuncture, celles-ci se sont poursuivies (avec Pierre Bacelon et Régis Dutheuil) dans l’étude des NDE (near death expériences) ou
EMI (états de mort imminente), pour aboutir à la découverte du chamanisme et au travail dans lequel je me suis engagé avec Ivana Caprioli. Ce qui mettra en lumière que le fantôme (la transmission
d’une pathologie inconsciente) n’est pas (comme cela s’entend souvent) un mort qui persécute ses descendants, mais une structure énergétique communautaire ou familiale (une « image
transgénérationnelle du corps ») qui, en l’absence de représentations de l’Au-delà, interdit tout travail de deuil.
05/02/2003 - L’humour et le rire - Tatiana Fonseca
Les limites entre l’humour, le rire, le comique, l’ironie, l’esprit et la malice, sont parfois incertaines. L’humour se distingue toutefois par un trait
essentiel : il ne rit pas de… il rit avec… On peut même ajouter qu’on ne fait pas de l’humour avec n’importe qui, mais avec ceux qu’on aime. Étant avant tout « gaieté de
fantaisie », l’humour nécessite une grande complicité, car il repose sur un jeu d’opposés entre respect et impertinence, gravité et légèreté, empathie et agressivité, narcissisme et
détachement de soi-même.
Dans leur correspondance, Freud et Jung reconnaissent tous deux ses bienfaits. Néanmoins, ils ne l’abordent pas de la même manière. Freud y voit un dialogue entre le Moi et le Surmoi,
soudainement devenu bienveillant, alors qu’il évoque à Jung une figure issue de l’ombre qui emprunte aussi bien les visages d’Hermès, de Mercure, du Fripon divin, que du corbeau ou du coyote
des tribus indiennes.
Si, enfant, je n’avais pas très vite appris à me servir de l’humour et du rire, je n’aurais pas pu supporter l’ironie mon père et, par la suite, bénéficier d’une transmission paternelle. En tant
que thérapeute, l’humour m’a grandement aidé avec certains patients, en particulier les enfants. Plus tard, j’en ai retrouvé la puissance dans la tradition chamanique, où on lui attribue un
pouvoir de transformation, en y voyant, comme dans le rire, une nourriture spirituelle.
11/03/2003 - Les Huit méridiens extraordinaires - Elisabeth Rochat de la Vallée
A côté du système régulier des 12 méridiens, il existe 8 méridiens appelés « extraordinaires » (Ce qui peut se comprendre comme : normes naturelles
d’organisation de la vie). L’ensemble de ces huit méridiens a pour charge de régler le yin et le yang, le souffle et le sang, dans leur rapport au modèle originel propre à chaque individu. Ils
soutiennent la vie lorsque le système des 12 méridiens réguliers défaille. Et ces 8 méridiens dits extraordinaires peuvent aussi être considérés comme la première organisation de la vie qui se
développe à partir de l’embryon.
De même, à côté du système régulier des 5 Zang (les organes-trésors, appelés ainsi car ils thésaurisent la vie : le cœur, la rate, les poumons, les reins et le foie) et des 6 Fu (les
entrailles-ateliers qui, associés aux organes-trésor, travaillent pour eux : l’intestin grêle, l’estomac, le gros intestin, la vessie, la vésicule biliaire, et le triple réchauffeur), il
existe un ensemble de 6 entrailles appelées extraordinaires et constantes (le cerveau et les moelles, les os et les Mai, les circulation vitales, l’utérus et la vésicule biliaire).
Extraordinaires, car elles thésaurisent les essences vitales comme le font les organes-trésors (les Zang), mais en ayant une contenance semblable à celle des entrailles-ateliers (les Fu).
Constantes, car elles gèrent les essences (Jing), expression de l’origine qui fondent ma vie (Jing désigne aussi le sperme). Ou encore, parce que, sous la forme du sang de la femme et sperme de
l’homme, elles la reproduisent.
02/04/2003 - Gustav Fechner : le "grand-père oublié" de la psychanalyse - Claude Rabant
Physicien et mystique, Gustav Fechner (1801 1887) est le fondateur de la Psycho-physique (la science des relations de fonctions et de dépendance entre le corps
et l'esprit).
Claude Rabant qui est psychanalyste nous présentera certains points remarquables de sa vie et de son œuvre, dans laquelle Freud puisa sa conception du rêve, ainsi que la notion de pulsion (Trieb)
dont l’origine remonte à Fichte et à Schiller. Il montrera comment les conceptions de Fechner sur la notion de seuil et la délicate fonction du plaisir-déplaisir, ont influencé la théorie
freudienne des pulsions, suggéré l’horizon du principe de plaisir et la conceptualisation, en1920, de la pulsion de mort, notamment à travers le principe de la tendance à la stabilité défini par
Fechner en 1873. Deux points seront plus particulièrement cernés : la pulsion comme « concept-limite » ou démarcation du psychique et du corporel, et la pulsion comme « mesure de l’exigence de
travail imposée à l’appareil psychique », autrement dit, la fonction quantitative de l’excitation due au plaisir et au déplaisir, et le rapport du sujet au réel.
14/05/2003 - Les indiens Jivaros : société, cosmovision, chamanisme et santé - Jean-Patrick Costa
Pharmacien spécialiste des médecines traditionnelles et chef de mission humanitaire en Amazonie, Jean-Patrick Costa a réorganisé toute la pharmacopée
traditionnelle des Indiens Jivaros. Il est l’auteur de Indiens Jivaros (Le Rocher 1997) et de L’Homme-Nature (Sang de la Terre, 2000).
Jean-Patrick Costa nous présentera la société Jivaro, la vision du monde et les mythes de ces Indiens anciennement réducteurs de têtes. Quelle est leur conception de la maladie et de la mort ?
Quelles médecines utilisent-ils ? Comment devient-on chaman ? Comment soignent-ils ? Autant de questions qui nous plongerons au cœur de l’écologie et de la spiritualité des peuples autochtones
pour nous faire rebondir sur la délicate question de l’action humanitaire en Amazonie, qui passe par la mise en place de systèmes de santé innovants, capables d’intégrer tradition et modernité,
chamanisme et médicaments.
11/06/2003 - La vieillesse : un temps pour quoi ? - Aude Zeller
Quand la vieillesse ne prend pas spontanément des allures de sagesse, mais se met à dévaster les capacités mentales, psychiques ou corporelles d’un individu,
n’est-ce pas là l’ultime opportunité pour prendre soin de l’Etre ?
Celui qui se trouve « abîmé » par les vicissitudes de l’âge a plus que jamais besoin de l’aide d’un proche, qu’il soit familial, social ou médical, pour ne pas rester irrémédiablement enfermé
dans la révolte ou la dépression, pour ne pas sombrer dans un néant de vie, pour donner sens à son épreuve.
Quel type d’accompagnement peut permettre à la personne âgée ou démunie d’accepter l’inacceptable, de franchir l’insurmontable et finalement peut-être de mourir conscient, malgré le terrible
processus de dégénérescence ?
SAISON 2003-2004
24/09/2003 - L’évolution des mœurs depuis 1945 - Didier Dumas
Tout ce qui, dans le domaine sexuel, était encore récemment caché, interdit ou honteux s'expose aujourd'hui au grand jour. Dans ce contexte culturel nouveau,
l’absence de parole sur la sexualité qui continue à être la règle au sein des familles est devenu dramatique. C’est ce que nous apprenait, en février 2001, une étude de l’INSERM sur le
suicide des adolescents. Celui-ci est non seulement devenu la seconde cause de mortalité des 14-24 ans, mais les tentatives de suicide sont de plus en plus précoces et deux fois plus
fréquentes chez les filles que chez les garçons. Voilà qui rend urgent de se pencher sur la façon dont les valeurs sexuelles se transmettent dans notre culture. Nous verrons donc que, si
l’évolution des mœurs à laquelle nous sommes actuellement confronté s’accélère en 1945, avec la fermeture des maisons closes et l’acquisition du droit de vote et d’éligibilité par les femmes,
celle-ci s’amorce, en 1892, date à laquelle le vocabulaire sexuel qui est aujourd’hui le nôtre apparaît dans les dictionnaires. À cette époque où se structurent les premiers mouvements de
libération de la femme et où s’implante la psychanalyse, la société bourgeoise du dix-neuvième siècle a éliminé du langage toute trace de sexualité. Il n’existe plus aucun mot permettant de la
nommer. La médecine entreprend donc d’en recrée un, en commençant par adapter à l’homme un terme utilisé jusqu’alors pour les plantes et les animaux : le « sexe ». Telle est le
regard historique qui nous permettra de cerner comment les valeurs sexuelles se sont transmises depuis 1945 et de saisir en quoi les fantômes de la sexualité bourgeoise continuent à hanter les
nouvelles générations.
Pas de Causeries en octobre 2003.
20/11/2003 - La cosmologie chamanique - Ivana Caprioli
Bien qu’il existe autant de chamanismes que d’ethnie, de chamans ou d’individus, tous se réfèrent à une structure cosmologique qui est partout la même et qui
constitue la réalité dans laquelle l’être humain s’incarne et se développe. Cette structure est formée des Quatre Orients et des Trois Mondes reliés en leur centre par l’Arbre de Vie. Le Monde du
Bas est celui des divinités animales, végétales et minérales qui informent les hommes des fonctionnements de la vie terrestre, comme le fait le Serpent du jardin d’Eden ; le Monde du Haut,
celui des ancêtres, des guides et autres divinités tutélaires dont l’ange gardien de la chrétienté est la forme la plus récente ; et le Monde du Milieu est le nôtre. Nous verrons donc que,
si l’esprit et la pensée nous viennent du Monde du Haut, nous devons notre horizontalité aux animaux, notre verticalité aux arbres et la matière qui nous constitue, aux
minéraux.
17/12/2003 - Naître au conscient - Varinia Oberto & Alain Sotto
Un jour où je faisais remarquer à mon second fils, qui avait une dizaine d’années, que je le trouvais étonnamment bien organisé dans la gestion de ses amitiés et
de son travail scolaire, il me rétorqua : « Avec Alain et Varinia, j’ai eu beaucoup de chance ! » Ayant eu des difficultés pour apprendre à lire, il avait participé aux stages
d’été qu’ils organisaient, à l’époque, dans leur maison de Grignan où ils apprenaient aux enfants comment fonctionne, non pas l’inconscient, mais le conscient : Quels sont les processus qui
nous permettent d’emmagasiner des informations, et en quoi cette mémorisation dépend des projets à travers lesquels nous créons le futur.
Dans Naître au Conscient qu’ils publient cette année chez Desclée de Brouwer, Varinia Oberto et Alain Sotto reposent la question du rôle dévolu aux parents et aux éducateurs, qui est
d'ouvrir le monde à l’enfant et de l’aider à accéder à son intériorité propre. Ils montrent qu’il n’existe pas d’enfant paresseux, ni de cancre heureux.
Si l’enfant décide d’aller à l’école, c’est pour y réussir. Mais s’il ne sait, ni pourquoi il apprend, ni comment il apprend, il n’y parvient pas et il en est malheureux.
Comment naît son intelligence et s’épanouissent ses potentialités ? Quelles sont les nourritures essentielles à son développement ? Comment l’enfant réalise-t-il son adaptation au monde ? Quel
plaisir peut-il trouver à assumer sa propre construction mentale ? Où en puisse-t-il la motivation ? Peut-il apprendre si on ne lui a pas expliqué comment fonctionne la pensée ? Et quel est le
rôle des parents dans ce développement intellectuel ?
Pas de Causeries en janvier 2004.
12/02/2004 - Le temps et l’espace dans le chamanisme - Ivana Caprioli
Tels qu’on les conçoit de nos jours, l’espace possède trois dimensions et le temps s’écoule d’une façon linéaire du passé vers le futur. Or cette façon de les
concevoir n’est valable qu’au regard de la réalité matérielle. Dans la réalité mentale, celle des rêves, de l’esprit et du voyage chamanique, il n’en va pas de même. Deux espaces peuvent, en
effet, s’y superposer pour en former un troisième. Quand au temps, il y est réversible, puisque l’esprit permet d’explorer le passé et de se représenter le futur. Nous verrons donc que, dans
l’Autre Réalité qui est celle du chamanisme, le temps et l’espace deviennent des vecteurs, sur lesquels la psyché peut se déplacer, qu’il s’agit d’utiliser comme des instruments du travail et de
la recherche.
10/03/2004 - La fleur de l’os ou la mémoire des dents - Michèle Caffin
Me soigner chez Michèle Caffin m’a permis d’approfondir la connaissance énergétique de nos dents. La médecine chinoise les considère porteuses de mémoire
ancestrale. Michèle Caffin y ajoute la mémoire singulière de chacune d’entre-elles et explique comment les dents expriment notre construction affective et personnifient notre « théâtre intérieur
». Voici ce qu’elle en dit :
« Je me suis penchée trente ans sur les dents, je les ai réparées, enlevées, mises en sursis, et puis un jour, une idée qui m’a parue lumineuse à explosé dans ma tête : chacune d’entre elles est
un personnage. Chacune porte une partie de notre histoire et mémorise un rôle où nous sommes tout à la fois acteur et spectateur. Elle en garde le texte, l’active sans que nous n’y prenions garde
et parfois, perd de sa matière, ce que nous appelons une carie.
D’où vient ce pouvoir des dents de nous faire souffrir pour une blessure pas plus grosse qu’une épine et pourquoi le mal d’amour est-il en relation avec le mal de dent ? La dent est un os marié à
un autre os qui la porte et disparaît avec elle. En elle, l’os et le sang se conjuguent afin que l’homme se définisse et trouve son nom. De l’incisive à la molaire, chacune sonne sa note et nous
relie du plus profond de nous-même à l’expérience sur le terrain, le but étant de mordre dans la Vie ». D. F.
Michèle a publié deux livres : Quand les dents se mettent à parler, Guy Trédaniel, 1994. Mon dieu, la dent et moi, Guy Trédaniel, 2003.
07/04/2004 - De la psychanalyse à la psychophanie - Annette Jean-Caron
« Connais toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux », disait Socrate. La psychanalyse nous a ouvert les portes de l'inconscient. Avec la
psychophanie, Anne Marguerite Vexiau nous invite à poursuivre cette aventure intérieure. Elle nous offre un outil thérapeutique qui nous permet d'explorer l'être dans sa consistance
multidimensionnelle a la fois horizontale et verticale, transgénérationnelle et transpersonnelle.
Annette Jean-Caron a longuement travaillé avec Anne-Marguerite Vexiau. Elle nous racontera comment la psychophanie l'a mise en contact avec la dimension la plus intime de son être (son Soi),
comment celle-ci a éclairé, prolongé et transformé le travail de deux longues analyses et diverses approches psychothérapiques. Elle montrera ainsi en quoi cette expérience a transformé son abord
de la psychothérapie et de quelle façon elle utilise la psychophanie avec ses patients.
12/05/2004 - Comment les nouvelles avancées des sciences éclairent l’univers affectif - Jean-Louis Revardel
Jean-Louis Revardel est haptothérapeute, biologiste, enseignant et chercheur. Cette pluridisciplinarité l'a conduit à une réflexion novatrice sur "ce fleuron de
l'espèce humaine" qu’est l'affectif. Comment, en effet, rendre compte du monde de l'affectivité si subtil et complexe qu'on ne peut, selon les critères scientifiques habituels, ni l'expérimenter
ni le prouver, mais simplement l'éprouver ? J.L. Revardel nous invite à porter un regard nouveau sur l'univers affectif. Il nous montre comment la rencontre de la phénoménalité haptonomique et de
la pensée du complexe (microphysique quantique, théorie du chaos, fractales) aide à approcher les phénomènes qui relèvent de l'affectif. Sous-tendue par l'expérience clinique, cette réflexion
transdisciplinaire permet en effet d'éclairer les concepts de l'haptonomie, de la situer parmi les autres approches, et d’appréhender les formidables potentialités aimantes et créatrices de
l'être humain, toujours à la recherche, de sa conception à sa mort, de vécus de tendresse et de liberté.
Jean Louis Revardel a publié deux livres : Constance et fantaisie du vivant, biologie et évolution, Albin Michel, 1993. L'univers affectif, haptonomie et pensée moderne, PUF,
2003
09/06/2004 - Les groupes de parole sur la sexualité présentés par eux-mêmes
Quelques-uns des participants à ses groupes parleront de ce qui s’y dit et du rôle qu’a eu ce travail dans leur vie et leur évolution. Les autres seront là pour
répondre à vos questions.
SAISON 2004-2005
29/09/2004 - La structure de la conscience - Didier Dumas
La psychanalyse a tendance à identifier le conscient au langage, alors que la pensée n’est pas constituée que de mots. Prenant source dans la perception du monde et des autres,
la pensée implique autant la façon dont nos yeux nous les montrent que les affects et les sensations qui y sont attachés. Voilà en quoi la conception psychanalytique de la conscience est
insuffisante. Elle a trop rapidement identifié celle-ci à sa dimension verbale. Or la conscience langagière est non seulement une instance tardive (qui ne commence à se structurer qu’au cours de
la troisième année, avec l’acquisition du « je » et la formulation des phrases), mais à cet âge, il existe déjà une autre forme de conscience : la conscience prélangagière. Celle-ci est
antérieure à l’appréhension des mots et émane de la « pensée en images » qui, à l’âge adulte, est celle des rêves, mais qui, dans la prime enfance, à tout d’abord été celle avec laquelle
les bébés nous comprennent. Nous verrons donc comment ces deux formes de conscience sont liées à l’asymétrie fonctionnelle des hémisphères cérébraux (le droit recelant la mémoire des formes et
des images, et le gauche, celle des mots), mais restent néanmoins étroitement imbriquées dans l’activité mentale, car si nos structures cérébrales ne disposaient pas des moyens d'associer les
mots à tout un réseau d'images et de sensations, ceux-ci n'auraient pour nous aucun sens.
06/10/2004 - La vie après la mort d’après Jung - Tatiana
Fonseca
Dans son autobiographie, « Ma vie, souvenirs, rêves et pensées », Jung expose sa théorie du transgénérationnel et insiste sur les liens qui se tissent entre les
vivants, les morts, les ancêtres et les esprits. À travers les phénomènes parapsychologiques qui jalonnent sa vie, son arbre généalogique, ses nombreux rêves, et ceux de ses patients, il élabore
ses idées sur la vie après la mort, non plus en fonction de sa capacité de raisonner, mais en fonction de sa capacité de « fabuler », c’est-à-dire de « prêter une oreille attentive aux étranges
mythes de l’âme ». Pouvoir ainsi « mythologiser » représente pour lui une « activité vitale salutaire ». À partir de ce thème de la vie après la mort, il reprend une définition de l’inconscient
collectif empruntée à une croyance australienne : « L'inconscient est, selon les conceptions les plus anciennes, le royaume du rêve et aussi celui des morts et des
ancêtres».
20/10/2004 - La sexualité taoïste - Catherine Despeux
On a souvent opposé la sexualité chinoise à la sexualité occidentale, sans tenir compte du fait qu’il a existé de multiples formes de sexualité en Chine comme en
Occident. Catherine Despeux nous présentera donc la forme de sexualité chinoise qui s’est formée et a été enseignée dans les milieux religieux taoïstes et qui, en conséquence, est indissociable
des pratiques religieuses : prière, méditation, rituels, dans une vie collective ou d’ermite. Elle nous présentera les images et représentations du corps proprement taoïstes, leur façon de
concevoir les rapports homme/femme, les pratiques sexuelles, la place et la fonctions qui leur sont accordées.
Professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales, Catherine Despeux à écrit de nombreux ouvrages dont, entre autres, Zhao Bichen, traité d’Alchimie et de Physiologie
taoïste (Ed. Les Deux Océans), Immortelles de la Chine Ancienne, (Ed. Pardès).
24/11/2004 - La conception chinoise de l’âme - Elisabeth Rochat de la Vallée
Dans la culture chinoise, les esprits, Shen, sont des puissances qui existent en elles-mêmes : des agents du Ciel capables de protéger les humains ou de leur
nuire. Les esprits animent le corps et sont présents dans le centre de la personne qu’est le Cœur, ainsi que dans tous les organes ou parties de l’organisme. Ils ne correspondent toutefois pas à
l’âme conçue comme un principe de vie personnelle qui survivrait à la mort. L’âme individuelle est constituée des Hun et des Po qui sont personnels et vivent en couple : leur union, c’est la vie
; leur séparation, notre mort. Hun et Po sont ainsi les deux facettes de la vie sur Terre. Ils constituent la dualité propre à toute expression de la vie, faisant qu’une partie de l’être humain
appartient depuis le premier commencement au Ciel, et qu’une autre est irrémédiablement liée à la Terre, leur étreinte constituant la vie sur Terre. La part terrestre de l’âme fixe l’être humain
dans un corps, une forme : ce sont les Po. Sa part céleste tend à s’élever vers ce qui est subtil et clair : ce sont les Hun. Cela toutefois à condition que les Hun soient inspirés par le
Ciel, les esprits (Shen) et l’ordre naturel, afin que la clarté ne se retire pas d’eux, en les rendant mauvais et nuisibles. Pour la même raison, les Hun doivent toujours dominer les Po. Au cours
de la vie, Hun et Po se chargent de vitalité, et la qualité de ce qu’ils absorbent crée une animation dont la puissance n’est pas éteinte par la dissociation qu’opère la mort.
Membre fondateur de l’École Européenne d’Acupuncture, Elisabeth Rochat de la Vallée a écrit de nombreux ouvrages dont, entre autre : Les mouvements du cœur, Psychologie des chinois (éd Desclée de
Brouwer)
15/12/2004 - Comment la Chine est passée de l'animisme primitif à la notion de Tao - Antony Tao
Bien que le taoïsme soit considéré comme l’une des grandes religions de la planète, le monde occidental a eu un certain mal à cerner ce qui le différencie des
autres voies religieuses. La vie humaine y étant conçue comme le produit d’une union des souffles du Ciel et de la Terre, on a eu tendance à y voir une « religion sans dieu », une « philosophie
de l’existence » ou un « mode de vie vénérant la nature ». Or si le taoïsme se différencie des religions structurées par la croyance en un dieu créateur, comme le sont les religions bibliques,
c’est que, contrairement à elles, il n’a non seulement pas rejeté la base chamanique sur laquelle toutes les religions se sont construites, mais en a solidifié l’armature dans la « théorie du
chemin » qu’est le Tao. Voilà ce sur quoi s’est penché Antony Tao qui nous montrera que la Chine est le seul pays où la pensé chamanique s’est à ce point inscrite dans la culture et la
civilisation durant plusieurs millénaires.
Antony Tao a écrit : Chamanisme et civilisation chinoise antique, aux Éditions L'Harmattan.
12/01/2005 - Mort provisoire et mort définitive - François Brune
François Brune est un des rares prêtres à s’être penché sur la question de l’Au-delà. Pierre Bacelon et Didier Dumas l’ont connu à IANDS-France, dans un groupe
de recherche sur les N.D.E. (near death espérience ou expérience de mort imminente). Il nous parlera de ses recherches :
La personne peut se détacher de son corps, être en état de mort apparente, avant que le corps n’ait achevé la sienne. C’est ce qui explique que l’on peut faire l’expérience de la mort et que, si
celle-ci n’a duré qu’un temps très bref, l’on puisse revenir dans son corps et le réanimer. Dans ce temps très bref, la personne provisoirement morte a néanmoins vécu l’expérience du début de la
vie après la mort et peut la décrire. Ce qu’elle en dit est confirmée par des témoignages déjà anciens de communication avec des défunts qui ont décrit les différentes étapes de leur passage dans
l’Au-delà. Cette expérience qui se produit sans qu’on s’y attende et qui peut arriver à tout le monde est, pour l’essentiel, indépendante des convictions philosophiques et religieuses. Dans sa
dimension la plus profonde, elle est comparable aux expériences mystiques et, la plupart du temps, elle produit un bouleversement complet de l’échelle de valeurs et marque le début d’une
recherche spirituelle intense.
Auteur de nombreux livres, François Brune a entre autres écrit : Pour que l’homme devienne Dieu (Éd. Dangles), Les morts nous parlent (Éd. Le félin et Le livre de poche), Saint Paul (Éd.
Flammarion).
09/02/2005 - Le génocide du Rwanda - Yolande Mukagasana
Cette Causerie est pour le moment indisponible.
En avril 1994, au Rwanda, plus d'un million de personnes sont
assassinées à la machette par ceux qui, la veille encore, étaient leurs voisins, leurs amis, leurs collègues. Yolande Mukagasana et les siens se réfugient dans la brousse. Joseph, son mari, est
pris le premier. Elle s'efforce de mettre ses enfants à l'abri, mais ne les reverra jamais. Seule de sa famille à avoir survécue, aujourd'hui, Yolande témoigne : « Je ne condamne personne.
Je ne condamne que le génocide partout où l'on cherchera à exterminer un peuple. Je ne fais pas de politique. Il y a plus fort que cela : aimer l'humain pour ce qu'il est, avec sa force, sa
faiblesse, sa haine, son sourire. Ma vie d’avant le génocide, c'est un peu comme une vie antérieure. Depuis, je n'ai plus qu'un ami, c'est mon témoignage. Mais peut-être qu'un jour, je serai à
nouveau capable d'avoir des amis ».
Yolande mérite d'être écoutée et entendue, car au-delà du témoignage, son expérience se révèle comme un enseignement sur la vie, la mort, la haine, l'amour, la féminité, la maternité et le
sens de l’existence. Plus qu’un témoignage, c'est à une rencontre que nous vous convions, celle où au fil des questions et réponses, c'est l'humain : nous-mêmes, que nous tenterons de comprendre
avec elle.
Yolande Mukagasana a écrit deux livres en collaboration avec Patrick May, La mort ne veut pas de moi et N'aie pas peur de savoir (Robert Laffont) et un livre de photographies, Les blessures
du silence avec Alain Kazinierakis (Actes sud).
16/03/2005 - Comment se conjuguent la lumière intérieure et la lumière extérieure - Ghislaine de Laage
Cette Causerie est pour le moment indisponible.
La perception que nous avons du monde est le résultat d'une négociation
entre la vision fœtale et la mise en fonctionnement, à la naissance, par la lumière, du système visuel neuronal. Dans le « vide de voir » du ventre maternel, le fœtus élabore une « vision
cosmique » qui se constitue à partir de toutes les perceptions sensitives autres que visuelles. Son univers mental ne différencie pas encore l’extérieur de l’intérieur. Il est alors ouvert à
cette part invisible du vivant qu’est la vie énergétique et mentale. Si l'ouverture des yeux sur le monde extérieur n'est pas trop violente ou tyranniquement dominante, elle laissera à l’enfant,
la capacité de percevoir tant le visible que l'invisible, en associant la « vision cosmique » intérieure ou inconsciente, à celle, extérieure, de la lumière solaire et du
langage.
13/04/2005 - Analyse et réinformation cellulaire - Michel Larroche
Nous traînons tous avec nous des séquelles de chocs qui sont, soit restées gravées dans notre mémoire consciente, soit que nous avons occultées ou
oubliées. Ces mémoires de chocs finissent par altérer le fonctionnement de la matière même de notre corps. Pour disposer d’une grille de lecture efficace et capable de corriger ces défauts
d’information, on ne peut en aucun cas se dispenser d’une transdisciplinarité dans une synthèse cohérente. C’est le but et le travail de l’Analyse et Réinformation Cellulaire.
Michel Larroche a écrit : Mes cellules se souviennent (éd. Guy Trédaniel).
Pas de Causeries en mai 2005.
15/06/2005 - Ainsi parle l’esprit de la Plante - Jean-Marie Delacroix
Psychanalyste formé à la Gestalt et la bioénergie, Jean-Marie Delacroix nous racontera comment sa rencontre avec les thérapies traditionnelles ancestrales et
plus particulièrement avec ce qu’on appelle les « plantes sacrées » est venue bouleverser l’homme et le psychothérapeute qu’il est. Aujourd’hui dit-il : « j’ai tendance à
penser que ce qui fait qu’il y a transformation chez l’être humain en thérapie sont ces moments où la conscience est suffisamment élargie pour lui permettre de rencontrer ce qui habituellement
lui échappe et qui n’est pas de l’ordre du refoulement au sens de Freud. Il y a, en effet, d’autres niveaux de réalité et de conscience qui nous permettent de travailler sur les mémoires
inscrites dans notre organisme. Mais alors, au lieu de considérer l’être humain comme quelqu’un de conditionné par l’inconscient nous devons le considérer comme un ensemble de mémoires en attente
d’ouverture et de révélation ».
Il nous parlera également de la façon dont cette initiation lui a permis de se préparer à une rencontre tout à fait étonnante avec un autre, un « donneur » et qui s’est faite par
l’intermédiaire d’une transplantation hépatique dont il a eu la chance de bénéficier quelques mois après son dernier séjour en Amazonie.
Co-créateur de l’Institut de Gestalt-thérapie de Grenoble, Jean-Marie Delacroix a publié entre autres : Le Tantra, en collaboration avec Agnès Pin-Delacroix, Ed. l’Harmattan, et Ainsi parle
l’esprit de la plante, Ed. Jouvence.
SAISON 2005-2006
21/09/2005 - Nous sommes ce que nous mangeons - Jean Ithurriagues
Médecin généraliste, créateur du Centre d'Études et de Recherches Macrobiotiques, Jean Ithuriague nous racontera
comment la rencontre de l'œuvre de G. Ohsawa, le créateur de la Macrobiotique, a changé sa vie. Il nous parlera l'art de l'harmonisation du Yin et du Yang dans l'alimentation, laquelle doit être
personnalisée en fonction de l'âge, du sexe, de la saison, de la région, de son état physique et mental, et peut être, ce qui est le plus important, de son but personnel. Il nous présentera le
principe unique et les sept conditions de la santé, c’est-à-dire en bref, sa pratique de la médecine, qu'il envisage maintenant plus comme un "DO" (une voie) et un « art de vivre » que comme un
traitement de la maladie.
La nourriture étant « la source de la vie » dit-il « quelque soit la maladie, il existe un régime adapté à la
personne, à sa maladie et à son traitement. Je ne vois pas pourquoi, en médecine classique, on ne propose des régimes que pour quelques maladies comme le diabète, l'hypertension ou la goutte
».
12/10/2005 - La méthode Padovan : réapprendre à marcher pour mieux s’exprimer Agnès Graillot & Sophie Servent
Brésilienne, ancien professeur à l’école Steiner de Sao Paulo et orthophoniste, Béatriz Padovan fait partie de ces
pédagogues que la difficulté de la tâche, loin de rebuter, incite au contraire à découvrir de nouvelles voies. Une conférence de Steiner lui donne l’intuition d’une solution possible aux
difficultés de langage des enfants que, malgré ses compétences, elle ne parvient toujours pas à rééduquer. Marcher, parler et penser sont trois étapes fondamentales du développement de l’enfant.
Selon Steiner, chacune de ces trois phases concourt à l’acquisition de la suivante, tout en se développant de façon concomitante. Or si l’orthophonie traditionnelle travaille le langage et la
pensée, elle ne prend pas en compte le développement moteur. S’inspirant des travaux de Temple Fay, un neurochirurgien américain, Béatriz Padovan invente une méthode de rééducation à partir de
ces éléments, en y ajoutant le fruit de ses propres élaborations. Reconsidérant tout le développement sensitivomoteur du nourrisson (des premiers gestes à une pensée élaborée) en une séquence
structurée et systématique de mouvements, elle ajoute aux « patterns » de la marche découverts par Temple Fay des séquences spécifiques pour les yeux , les mains et la bouche. L’individu est
ainsi considéré et rééduqué dans sa globalité.
L’objectif de la méthode Padovan est de favoriser la maturation complète du système neurologique nécessaire au bon
développement de nos fonctions. Comment procède cette méthode (qui s’adresse à tous les professionnels de l’éducation et du soin : orthophonistes, orthodontistes, psychomotriciens,
kinésithérapeutes, ostéopathes, enseignants, etc.…) ? C’est ce que vous découvrirez avec Agnès Graillot et Sophie Servent, deux orthophonistes qui ne se contenteront pas de vous parler de cette
méthode mais vous en présenteront une démonstration vivante.
16/11/2005 - La mémoire de l’eau - Jean-Pierre Lentin
L'eau constitue 70 % de nos
tissus et joue un rôle essentiel dans nos processus vitaux que l'on commence à peine à soupçonner. L'eau est une substance beaucoup plus complexe que ce qu'en pense actuellement la physique,
puisqu'elle présente de nombreuses « anomalies » qui n'ont pas encore trouvé d'explication scientifique. Celles-ci permettent de supposer que les molécules d'eau s'agrègent de différentes
manières, notamment après une irradiation électromagnétique ou le contact avec une préparation homéopathique à dose infinitésimale. On parle alors d'eau « structurée » ou « dynamisée » qui
mémorise et transmet aux cellules des signaux de nature énergétique. L'histoire de la « mémoire de l'eau » n'a donc pas commencé avec Jacques Benveniste et ne s'arrêtera pas après sa disparition.
Dans ce domaine, les pionniers du XXème siècle sont Viktor Schauberger, Theodore Schwenk, Giorgio Piccardi et Carmen Capel-Boute, Louis-Claude Vincent et Jeanne Rousseau, Stanislas Bignand et
Marcel Violet, Franz Morell et Wolfram Rasche, Jean Pagot, Etienne Guillé, Cyril Smith, Catherine et Dang-Vinh Luu, Fritz-Albert Popp ou le grand biologiste Albert Szent-Gyorgyi, qui écrivait dès
1947 que « les protéines ne sont que des impuretés de l'eau ». Actuellement, les recherches se poursuivent, notamment sur l'impact « d'énergies subtiles » (ondes électromagnétiques ultra-faibles
émises par les êtres vivants ou autres types d'ondes inconnues de la science actuelle) sur l'eau, ainsi que sur l'action qu'a la pensée sur la structure de l'eau (dans les laboratoires russes de
parapsychologie et au Japon grâce aux photos de micro-cristallisations de Masaru Emoto).
Journaliste, écrivain et documentariste scientifique, Jean-Pierre Lentin a entre autres publié : Je pense donc je me
trompe, les erreurs de la science de Pythagore au big-bang, Albin Michel 1979, Ces ondes qui tuent, ces ondes qui soignent, Albin Michel 2001, Le cerveau et les drogues, Le Panama Éditeur, 2005,
et il en prépare un autre sur la mémoire et les mystères de l'eau.
14/12/2005 - La perception chinoise du temps - Elisabeth Rochat de la Vallée
Dans
la pensée chinoise traditionnelle, la perception du temps diffère de celle que nous en avons aujourd'hui. Cette différence est en partie due au bouleversement de notre vision du monde qu’a
engendré l’avancé scientifique et technologique. Il existe toutefois des différences qui ne sont pas réductibles à ce bouleversement, mais qui tiennent a la façon dont les Chinois se projetaient
dans un ordre du monde et s'y inséraient. Pour eux, l'espace et le temps ne sont pas des abstractions, mais des lieux concrets, des moments qualifiés semblables au modèle des Quatre saisons.
Chaque endroit, chaque moment est déterminé pour fournir un cadre ou un être, lui aussi pourvu de ses qualités spécifiques, qui y déroule son existence en obéissant à des séquences découpant dans
le temps des moments qui s'agencent rythmiquement. L'apparition de séquences analogues, la répétition de rythmes semblables, en des circonstances cependant variées, forme des cycles qui sont
l’expression de la loi naturelle.
Mieux vaut donc connaître ces cycles pour bien mener sa vie personnelle ou sociale, préserver sa santé et ménager ses
forces. Cependant, le temps n'est pas enfermé dans ces cycles. Chaque moment est unique en ses déterminations et ses potentialités. Et, comme le moment perdu ne se rattrape jamais, l'art de vivre
est la connaissance du bon moment : de l'opportunité. L'opportunité n'est toutefois pas une attitude égoïste et vulgaire. Pour la saisir, il faut avoir le cœur libre et être totalement
désintéressé, car ce n'est pas alors son désir qui prime, mais l'opportunité de l'insérer fructueusement dans le moment afin de participer au rythme cosmique.
Cette
façon de concevoir le temps laisse ouverte les questions concernant sa nature et son rôle : y a-t-il un « produit » du temps, une évolution, un accomplissement tributaire de l'écoulement du temps
dans une direction précise ? Ou le temps n'est-il que le déroulement de ce qui est déjà intégralement à l'origine et quel est alors le sens de l'histoire?
18/01/2006 - La vision astrologique de Ptolémée - Yves Lenoble
Toutes les grandes traditions ont insisté sur l'interpénétration du Ciel et de la Terre dans la constitution, la vie
et la destinée humaine : une réalité que les astrologues vivent au quotidien et que Claude Ptolémée, au deuxième siècle après Jésus-Christ, a su formuler le premier en un épais traité clair et
rigoureux.
Chaque planète, indique le Tétrabible de Ptolémée*, correspond à un âge de la vie, une direction de l'espace, une
humeur (une qualité élémentale ou un élément), un ensemble de caractéristiques physiques et psychologiques, etc. Tous les mouvements du ciel ont leurs répliques dans nos vies et les changements
d’humeur qu’ils génèrent chez nous se manifestent aussi bien au niveau individuel que collectif. Au niveau individuel, les configurations célestes sont à prendre en considération dès la
conception, bien que celles qui s'effectuent à l'instant de la naissance et dans les heures qui la suivent soient les plus essentielles.
* Ou :
Le livre unique de l’astrologie, traduit et commenté par Pascal Charvet, NiL éditions, 2000.
22/02/2006 - La médecine
électromagnétique - Jean-Pierre Lentin
La médecine électromagnétique est un
des secrets le mieux gardé de la médecine actuelle. De nombreux appareils électromagnétiques (dont certains se sont développés à la fin du XIXème siècle, et d'autres ont été mis au point plus
récemment par la recherche scientifique universitaire ou des chercheurs indépendants) ont une action thérapeutique sur de nombreuses maladies, à moindre frais que les médicaments pharmaceutiques
et sans leurs effets secondaires néfastes. Les réussites de la médecine électromagnétique concernent pour l'instant la lutte contre la douleur (production d'endorphines), le traitement de fond
des rhumatismes, arthrites ou arthroses (repousse du cartilage), la cicatrisation des blessures, brûlures et éruptions cutanées, la régénérescence de certaines cellules, ou le traitement de la
dépression et de la toxicomanie. On fonde donc aujourd'hui des espoirs sérieusement étayés en ce qui concerne le cancer, les maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson, scléroses) et la
régénérescence des cellules nerveuses après des lésions accidentelles, ainsi que l'élimination ciblée de microbes infectieux et la possibilité d'un diagnostic global (holistique) de l'origine des
maladies. L'étude des thérapies électromagnétiques rejoint bien sûr celle des effets néfastes de certaines ondes (micro-ondes du téléphone portable, par exemple). Elle se complète par des
recherches fondamentales sur le rôle de l'électromagnétisme dans le fonctionnement des êtres vivants, l'importance de l'énergétique et de l'information qui annoncent une nouvelle révolution pour
la biologie.
Journaliste, écrivain et documentariste scientifique, Jean-Pierre Lentin a entre autres publié : Je pense donc je me
trompe, les erreurs de la science de Pythagore au big-bang, Albin Michel 1979, Ces ondes qui tuent, ces ondes qui soignent, Albin Michel 2001, Le cerveau et les drogues, Le Panama Éditeur, 2005,
et il en prépare un autre sur la mémoire et les mystères de l'eau.
15/03/2006 - La guérison spirituelle et
la transformation qu’elle m’a apporté - Paul-André Latulippe
Cette causerie, à cause de sa très mauvaise qualité audio n'est pas proposée, cependant vous trouverez une Causerie de Paul-André Latulippe ci-dessous à la date du
17/10/2007 (tenir compte du très fort accent québécois).
Didier Dumas a rencontré
Paul André Latulippe dans un stage organisé par des élèves de Marie Lise Labonté. Celle-ci ayant acquit la capacité de permettre aux êtres de lumière de s'exprimer par sa bouche, canalise les
anges Xédah et Michaël. À la sortie de ce stage, Didier a acheté les livres de ses canalisations. L'une des premières choses qui l'a frappé est que la première canalisation publiée des anges
Xédah est exactement le même enseignement qu'ont reçu ceux qui font du chamanisme par l'intermédiaire des guides de Daan van Kampenhout et Ivana Caprioli qui ont introduit le chamanisme dans
notre groupe.
Dans le groupe des élèves de Marie Lise Labonté, Paul André Latulippe est « enracineur », c'est-à-dire qu'il
s'installe à côté de la personne qui canalise, branche ses chakra sur les siens afin de constituer une prise de terre qui enracine celui qui canalise en se transformant en une « forme vide » dans
laquelle les anges ou d'autres entités peuvent alors s'exprimer. Didier l'a invité pour qu'il nous fasse partager ce qu'il a vécu dans cette rencontre vibratoire avec ces entités de l'au-delà et
qu'il nous parle des enseignements que lui et ses amis reçoivent de cette façon, depuis dix ans, sur la transformation que la Terre et nous-même sommes présentement en train de vivre. Il nous
parlera du mal-être que peut engendrer cette transformation, des ajustements et transformations profondes qui se sont opérés dans sa propre vie et celles de ceux avec qui il travaille, ainsi que
des outils de guérison proposés par ces entités pour transmuter les blessures.
05/04/2006 - Femme désirée, femme désirante - Danièle Flaumenbaum
Alors que la
conception de la vie a radicalement changé et qu'il est socialement admis que l'épanouissement sexuel fait partie des mœurs de notre époque, pourquoi les femmes ont-elles toujours autant de mal à
vivre leur sexualité ? Qu'elles aient 20, 30, 40 ou 60 ans, elles continuent aujourd'hui encore à être sous l'emprise de difficultés. Pourquoi le corps ne sait-il pas ressentir le désir ou
éprouver le plaisir de la rencontre amoureuse dans sa pleine expansion ? Comment les femmes construisent-elles leur sexualité ? Quelle place y tient la mère ? Et pourquoi les relations entre
hommes et femmes continuent à être une source d'incompréhension, de fatigue et de drame ?
Notre
monde n'a pas encore intégré que la sexualité adulte s'origine dans le corps à corps affectif que l'on a eu nourrisson et tout petit enfant avec les personnes qui prennent soin de nous. Les
petites filles ne peuvent rêver de devenir « maman » que si leur mère est heureuse de l'être. Elles doivent aussi pouvoir grandir, en sachant que la sexualité qu'elles vivront quand elles seront
grandes leur donnera du plaisir et des forces.
Au croisement de la gynécologie, de la médecine chinoise, de la psychanalyse et de l'approche transgénérationnelle, le
livre de Danièle Flaumenbaum s'appuie sur plus de trente ans d'expérience.
10/05/2006 - La sexualité féminine taoïste - Catherine Despeux
Pour les taoïstes,
la racine de vie ou de mort est la sexualité. Elle est le point de départ d’une triple transformation qui conduit l’être vers son épanouissement. Chez l’homme comme chez la femme, le calme de
l’esprit engendre chaleur et bien-être que l’on diffuse peu à peu dans tout le corps. Dans l’alchimie taoïste, on appelle cette étape la « transformation de l’essence en souffle ». Puis, la
détente du corps, qui augmente avec celle croissante de l’esprit, engendre de multiples transformations psychophysiologiques : c’est la deuxième étape, celle de la « transformation du souffle en
force spirituelle ». La troisième étape, celle de « la transformation de la force spirituelle et son retour au grand vide » apporte chaleur, lumière, plénitude : la vie se nourrit alors de
l’ouverture au vide dans une verticalité qui relie l’individu au Ciel et à la Terre.
Professeur à l’Inalco, Catherine Despeux a publié de nombreux ouvrages dont, entre autres, La Moelle du phénix rouge,
Guy Trédaniel, 1988, Immortelles de la Chine ancienne, Paradès, 1990, Taoïsme et corps humain, Guy Trédaniel, 1994.
07/06/2006 - Les phénomènes paranormaux : une histoire d’amour et de magie - Gilles Perrin
Gilles Perrin est Passeur d'âme. Jamilla Latrech qui a travaillé avec lui, lui a demandé de nous parler de ce
travail.
Loin de l'exorcisme et des fantômes, le phénomène entitaire est à reconsidérer dans une perspective plus « humaine ».
La compréhension de ce qu'il est et sa démystification permettent en effet une approche claire et respectueuse. Traiter le phénomène débouche alors sur une pratique simple et efficace. Cette
opérativité fait également appel à la connaissance de la magie active, pratique qu'il convient également de ramener sur des bases quelque peu dépouillés d'imaginaire collectif. Reste alors des
règles simples, précises et concrètes à la portée de tous. Ces règles constituent la base du traitement des phénomènes de la « magie noire » et autres envoûtements. Entités et magies sont de
véritables domaines d'expérimentation et de recherche s'appuyant sur une lecture énergétique subtile dans laquelle l'intuitif tente de se marier harmonieusement avec le rationnel, l'esprit avec
la matière, alors c'est « l'âme qui agit ».
SAISON 2006-2007
20/09/2006 - L'énergie, la planète et la fusion froide - Pierre Bacelon
Pierre Bacelon, ex enseignant-chercheur universitaire, docteur ès sciences, s’est intéressé dès les années 1980 aux phénomènes de transmutations nucléaires à
basse température.
En effet, aussi bien dans le vivant que dans la matière inerte, des expériences, faisables dans sa salle de bain, semblent montrer que des changements nucléaires de fusion ont lieu, à basse
énergie, alors que dans les réacteurs ou les bombes nucléaires cette fusion s’effectue avec un énorme dégagement d’énergie.
Cette découverte est une révolution énergétique, particulièrement à notre époque où les énergies fossiles s’amenuisent et entraînent des phénomènes désastreux pour la planète (effet de serre).
Leur remplacement par l’énergie nucléaire « chaude » soulève également des critiques face aux déchets nucléaires et aux accidents radioactifs (Tchernobyl). Le Japon, sans
ressources énergétiques, s’y intéresse le plus. En tapant sur le web « Fusion froide », de nombreux sites présentent le phénomène.
Cette fusion froide a donné lieu à une vive confrontation entre ses tenants et ses adversaires, elle est encore un objet de recherches.
A la même époque avait lieu la présentation de la mémoire de l’eau, tant décriée, et un parallèle sera fait en ce qui concerne les réactions des milieux scientifiques face à ces deux
nouveautés.
18/10/2006 - Détachement et constance, coupure et totalité dans le Dao de Jing de Laozi - Benny Cassuto
L’ouvrage de Laozi, traduit un nombre incalculable de fois, garde bien son secret, car ce dont il parle échappe à la saisie complète. Les mots et les images
utilisés ne cherchent pas à capturer le Dao, ils sont plutôt une invitation à la méditation. La méditation taoïste s’emploie à renouer avec la mémoire fœtale et celle du nouveau-né, proche de la
Voie. Traité de médecine, de poésie, de politique, le texte est avant tout traversé par l’expérience méditative qui rend compte d’une approche du déroulement naturel (Dao) et de son pouvoir
(De).
À travers quelques chapitres et en commentant les caractères qui les composent, Benny Cassuto nous propose une promenade métaphysique sur les bords de la rivière qui nous constitue et qui nous
abrite. Si intime et si étrangère, celle-ci nous invite à la dépeindre sans cesse, alors même que, paradoxalement, les images et les mots seront toujours impuissants à la révéler en totalité. Au
moins, chaque lecture du texte nous aidera à apprivoiser notre profondeur.
15/11/2006 - L'astrologie transgénérationnelle - Catherine Gestas
En associant l’astrologie et la psychogénéalogie, Catherine Gestas en propose une approche novatrice. Elle montre que thème astrologique est un outil efficace
qui souligne de singulières filiations planétaires entre les assendants et desdescendants et met en lumière l’influence de nos lignées sur notre destin. Ce qu’elle nous montrera dans plusieurs
thémes astrologiques, dont celui de Françoise Dolto.
Elle vient de publier : Catherine Gestas, Martine Barrault, "La mémoire ancestrale en astrologie", Editions du Rocher,
2006.
13/12/2006 - La bannière funéraire de Mawangdui ou la conception taoïste de l'au-delà - Elisabeth Rochat de la Vallée
Cette causerie est hors catalogue, à cause de ses éléments visuels non fournis. Vous pouvez cependant la commander si vous la voulez vraiment, en l'inscrivant
manuellement sur le Bon de Commande des Causeries.
En 1972, des archéologues entrant dans une tombe fermée en 168 av. J.C. y découvrirent, entre
autres merveilles, une peinture sur soie, en forme de bannière, posée sur le cercueil intérieur contenant le corps de la défunte. Sorte de talisman et d’invocation, cette bannière représente la
vie invisible de l’univers : les forces, telles le Yin Yang ou les Esprits de la Terre et du Ciel, qui sont à l’œuvre dans l’apparition de la vie et et qui guident le défunt dans les chemins
de l’après-vie. La défunte y figure, avec ses âmes Hun et Po, dans son double devenir céleste et terrestre.
Pour ceux qui savent prendre soin de leur vie, la croyance en une survie de l’esprit s’exprime ainsi sur cette bannière d’une façon colorée et artistique qui résonne avec quantité de textes de la
même période et les idées qu’on peut leur supposer. Nous utiliserons les meilleurs de ces textes pour éclairer la signification de la peinture étalée sous nos yeux.
17/01/2007 - Sexualité et identité, ostéopathie intrapelvienne et arbre gynécologique - Christine Schweitzer
Le propos de notre conférencier est de faire avancer le « sujet » dans toute sa splendeur, par l’abord, l’écoute, le toucher, l’entendement de cette
partie intime du corps, de se qu’il porte, en mémoire, en mots, et de ce dont il témoigne obstinément sans beaucoup d’échos en retour. Christine Schweitzer, sage-femme et ostéopathe formée à
l’approche psychanalytique centrée sur la généalogie et le symbolisme des atteintes génitales, exerce cette approche intrapelvienne et la transmet.
Cette démarche s’adresse à tous, hommes et femmes désireux de faire face à cet intime.
14/02/2007 - Enquête sur les enlèvements extraterrestres - Marie-Thérèse de Brosse
Écrivain et journaliste, Marie-Thérèse de Brosse est au nombre de ceux qui sillonnent le monde à la recherche des vérités qui dérangent. Son livre, Enquête sur
les enlèvements extraterrestres (publié chez Plon en 1995) est, pour le moment, malheureusement épuisé. Elle nous parlera donc non seulement de l’enquête relatée ce livre, qu’elle a mené auprès
de plus de deux cents personnes enlevées pas des extraterrestres et des nombreux chercheurs qui travaillent sur ces témoignages, mais aussi de tous ce qu’elle a découvert et appris depuis sur ce
sulfureux dossier.
28/03/2007 - Psychanalyse transgénérationnelle et clinique des ancêtres "mal-morts" - Didier Dumas
La conception transgénérationnelle de l’esprit n’est pas à l’origine une théorie psychanalytique. La psychanalyse a en effet mis près d’un siècle à la
redécouvrir alors que toutes les théories anciennes de l’esprit, qu’il s’agisse des Grecs, des Taoïstes, des Sumériens ou de la Bible, sont transgénérationnelles. Ces théories anciennes sont, non
seulement indissociables d’un savoir sur la mort et l’Au-delà, mais aussi d’une clinique qui a totalement disparu de nos mœurs : celle des ancêtres « mal morts » qui n’ayant pu
rejoindre (en fonction des croyances) le Paradis ou la Grande Lumière, s’accrochent à leur vie terrestre, en parasitant leur descendance. Il était donc logique que le groupe des recherches
transgénérationnelles s’y intéresse.
Après avoir présenté comment le chamanisme nous a appris à contacter les morts pour leur permettre de rejoindre un espace lumineux très différente du nôtre (la « lumière d’une
intensité indescriptible » dont témoignent certaines personnes qui l’ont rencontré au cours d’un coma profond : une NDE), je montrerai comment, en associant ce travail d’envoi dans la
Lumière à la psychophanie, nous l’avons intégré au travail sur son arbre généalogique. Nous verrons ainsi que cette sorte de « psychanalyse post mortem » a des effets tout à fait
bénéfiques pour ceux qui s’y engagent à condition de ne pas en méconnaître les règles.
25/04/2007 - Haptonomie, approche phénoménologique de l'affectivité - Albert Goldberg
Haptonomie
Science de l'affectivité, art du tact et du contact, thérapie ou approche humaniste? A partir de mon expérience d'accompagnement des couples et du bébé pendant la vie prénatale, l'accouchement et
la naissance, je répondrai à ces questions en me penchant particulièrement sur l'expression de l'affectivité paternelle.
Albert Goldgerg est gynécologue-obstétricien; président du GRENN (Groupe de Recherche et d'Étude sur la naissance et le Nouveau-né) et formateur en haptonomie.
23/05/2007 - La méthode Feldenkrais - Claire Berthelin
La méthode Feldenkrais est un enseignement universel qui part de l'histoire de Moshé Feldenkrais. Physicien né en 1904, mort en 1984, Feldenkrais crée le premier
judo-club français. En jouant au football, il se fait une lésion grave du genou. Une opération lui est proposée sans lui garantir de récupérer toute sa mobilité. Il refuse l'intervention :
c'est le départ de sa recherche. Il utilise toutes ses connaissances, notamment certains principes des arts martiaux, et retrouve l'intégrité de ses fonctions.
La méthode Feldenkrais propose des mouvements simples et inhabituels, en insistant sur la prise de conscience des sensations. Comme elle nous permet de découvrir de nouvelles organisations
possibles, cette approche jette un regard neuf sur la relation corps-esprit et sur celle du système musculaire et du cerveau.
Claire Berthelin a découvert le Feldenkrais en 1982. Elle se consacre à son enseignement au sein de l'association Mouvement et Créativité qui a pour centre d'intérêt le développement de la
personne et la créativité.
Pas de Causeries en juin 2007.
SAISON 2007-2008
26/09/2007 - Thérapie transgénérationnelle et rituels de guérison - Bruno Clavier
Dans la clinique des fantômes familiaux, le génosociogramme permet de repérer des structures psychiques pathogènes, héritées des ancêtres, qui hantent les
descendants et handicapent leur capacité à vivre pleinement leur existence. Souvent, ceux-ci sont coincés dans des schémas de vie dont ils n’ont pas la maîtrise et que l’analyse traditionnelle ne
permet pas ou n’a pas permis d’éviter. Ce repérage transgénérationnel est un premier moyen de décoincer les individus enfermés dans ces répétitions. Toutefois, nous constatons dans bien des cas
que le travail sur l’arbre ne suffit pas. Lorsque par exemple la structure psychique héritée des ancêtres est devenue partie intégrante de la personnalité, des rituels peuvent s’avérer
nécessaires. En ce sens, le chamanisme (celui d’Amérique du Nord, adapté à notre pensée occidentale que nous pratiquons au Jardin d’idées), utilisé conjointement à l’outil récent qu’est la
psychophanie, représente une aide réelle dans les techniques de guérison des ancêtres, c’est-à-dire dans la transformation de l’inscription, en nous, des structures psychiques pathogènes des
ancêtres. Nous verrons donc que, si cette structure ancestrale a été généralement dupliquée durant la construction mentale de l’individu, elle continue à s’ancrer sous une forme inconsciente,
dans la vie de tous les jours, à travers des comportements ou des rapports aux objets matériels, et ce, malgré la prise de conscience du fantôme familial ou en dépit de rituels effectués pour ses
ancêtres.
17/10/2007 - La guérison spirituelle angélique, c'est quoi ? - Paul-André Latulippe
Dans les années 1990, Paul André Latulippe a bénéficié (par le canal de Marie Lise Labonté 1*) de l’enseignement des Anges Xédah qui lui ont appris à intervenir
sur la structure des corps subtils. Il nous exposera ce que sont ces enseignements et à quoi servent : quels sont ces corps, comment percevoir et décrypter les configurations énergétiques qui les
constituent, qu’est-ce qu’expriment ces structures au regard du besoin de l’âme, que veut dire se guérir pour les anges, quelles sont ces interventions, à quoi servent-elles, en quoi
diffèrent-elle des autres interventions énergétiques, qui peut ou devrait en bénéficier et qui est apte à les pratiquer…
Cette présentation de ce que les Anges Xédah ont appris à Paul André sera accompagnée d’exercices pratiques (soyez donc à l’aise dans vos habits).
1* Voir à ce sujet : Marie-Lise Labonté, Les Anges Xédah, Tome 1 et 2 (Éd. Louise Courteau), De l'Ange à l'Archange, Les familles d’âmes, Maître de ses chakras, maître de sa vie (Éd. Le Dauphin
Blanc).
Pas de Causerie en novembre et décembre 2007
16/01/2008 - Guider sur le chemin de la parentalité - Christine Canault
Le Dr Christine Canault est une hapto-pyschothérapeute qui accompagne les parents et leurs bébés pendant et après la grossesse. Comme elle a longuement participé
aux recherches transgénérationnelles du Jardin d’idées d’où sont nées les week-ends de formation, nous lui avons demandé de nous parler de la place qu’occupe dans sa pratique l’énorme travail
qu’elle a fait avec nous.
La grossesse est un moment particulier au cours duquel les parents réactualisent leur naissance et leur petite enfance et où, de ce fait, ils peuvent être confrontés à des souffrances passées. Au
cours des accompagnements que je propose, les parents découvrent, en même temps, le monde de l’affectivité dans la rencontre avec leur enfant et les difficultés inhérentes au devenir parent qui
proviennent de leur propre histoire personnelle et transgénérationnelle. Les deuils non faits d’enfants morts très précocement, in utero ou lors de fausses couches, ainsi que ceux des femmes
mortes en couches sont source de fantôme et de répétitions transgénérationnelles dans les lignées maternelles. Lorsque les parents, et en particulier la mère, prennent conscience de ces
transmissions et peuvent verbaliser leurs angoisses en séance, il leur devient possible de préserver l’enfant en gestation. Ceci, à condition de maintenir pendant ce temps la relation affective
avec lui. Ces transmissions ont alors un impact tout autre sur l’enfant : d’aborder les traumatismes familiaux permet aux parents de donner à leur enfant sa vraie place dans l’ici et maintenant.
Et l’accompagnement affectif permet au couple, quelles que soient les situations douloureuses traversées ou les difficultés rencontrées, d’être reconnu dans le bon qu’ils représentent et donc, de
se réconcilier avec eux-mêmes. Cette réconciliation est essentielle pour le devenir mère comme le devenir père. Sans elle, comment peuvent-ils accueillir leur enfant et l’aimer ? Alors qu’en
étant ainsi confirmés dans leur parentalité, ils peuvent s’engager dans la relation affective avec leur enfant et défendre leur désir d’inventer en toute liberté leur manière à eux d’être
parents. Ils deviennent responsables et conscients de leur rôle et de leur devoir vis-à-vis de leur enfant et lui donnent l’opportunité de prendre sa place au monde, en se sachant reconnu et
accepté dans son essence.
20/02/2008 - Le mystère des zones réflexes - Michel Larroche
Qu’est-ce que les zones réflexes ? Ce sont des surfaces du corps (pied, main, œil, oreille, langue etc…) qui, présentant une cartographie de l’ensemble de ses
organes et fonctions, permettent de détecter ceux qui sont en souffrance et réclament un soin.
Michel Larroche est l’auteur de deux ouvrages : "Mes cellules se souviennent…", le récit du cheminement de ses recherches et leur suite logique, et "si mes cellules savaient apprendre ?" [Tous
deux publiés aux Editions Guy Trédaniel, 1994, 2007]. Dans ce second livre, il présente les grandes structures énergétiques du champ morphogénétique, ainsi que les différentes échelles
détectables et corrigibles de ce dernier. Chakras, méridiens et zones réflexes y sont donc décrits dans une remarquable synthèse qui, les reliant ensemble, permet leur exploitation médicale.Nous
lui avons demandé de nous parler plus particulièrement des zones réflexes qui, aux yeux du profane, sont l’un des mystères du corps vivant. Les zones réflexes sont connues depuis la plus haute
antiquité. Cette connaissance s’est, hélas, transmise jusqu’à nous de façon incomplète et dispersée. Elle n’en a pas moins donné, grâce aux travaux de chercheurs passionnés et courageux, des
techniques qui ont fait leurs preuves parmi les méthodes de soins. La valeur de la réflexologie n’est donc plus à démontrer. C’est ce qui explique qu’elle fasse actuellement son entrée dans
certains hôpitaux qui placent l’intérêt du patient au-dessus des formalismes dogmatiques. Malheureusement, la réflexologie se sépare actuellement en plusieurs techniques redécouvertes séparément
et indépendamment les unes des autres. Chacun d’elle, selon une sensibilité et une intuition appuyée sur une solide observation quotidienne, s’est intéressé qui au pied, qui à l’iris ou au
pavillon externe de l’oreille, sans jamais faire le rapprochement ni la synergie qui pourtant s’imposaient entre toutes ces zones dans le totum corps-esprit.
Michel Larroche nous convie donc à un petit voyage dans le monde des zones réflexes et de leur parfaite hiérarchie dans l’unité de l’information du champ morphogénétique. Et pour ceux qui auront
déjà lu et si mes cellules savaient apprendre ?, il sera ravi de répondre à toutes les autres questions que ce bel ouvrage a soulevées en vous.
19/03/2008 - L'enseignement sans parole dans le Laozi ou l'art de savoir s'arrêter - Benny Cassuto
« Les images naissent de l’intention et les paroles naissent des images. Rien n’est plus efficace que les mots pour faire retour aux images et rien n’est plus
efficace que les images pour approcher l’intention. Les mots sortent des images et les images éclairent l’intention. Mais, si les mots (qui sortent des images) sont fixés, alors ce n’est plus ce
qu’on nomme langage et si les images (qui éclairent l’intention) sont fixées, alors ce ne sont plus les images (celles qui reflètent efficacement la subtilité de l’intention). » En quelques
phrases bien placées, Wang Bi, commentateur du Dao De Jing de Laozi nous amène à méditer sur une respiration entre le caché et le visible.
Il y a en nous la part qui sait, en deçà des mots et des images car elle est reliée à l’essence de son origine, à l’histoire de la vie comme à l’histoire individuelle, une nature fœtale tellement
proche des débuts que toute la perception s’en trouve imprégnée. Et puis il y a la part qui cherche à savoir, par les mots et par les images et qui doit faire l’apprentissage d’une coupure, car
l'essence nous échappe toujours.
Nous continuerons, durant cette soirée, notre promenade dans les chapitres de ce livre sans fin qu'est le Laozi, en en sondant la poésie par les images-mots que sont les idéogrammes afin
d'apercevoir la profondeur.
16/04/2008 - La féerie du néant, Introduction à l'enseignement, la recherche et la pratique chamanique - Pierre Bacelon
Universitaire de formation, Pierre Bacelon est physico-chimiste. S’il fréquente le Jardin d’Idées depuis de nombreuses années, c’est parce qu’il cherche à
retrouver une lumière d’une intensité incroyable, tout en sachant qu’il en a tout oublié. Cette lumière est celle qu’il a rencontrée, suite à une grave maladie, au cours d’une NDE [Near death
experience ou EMI : expérience de mort imminente]. Assimilant cette « supralumière » au néant, Pierre Bacelon pratique donc le chamanisme avec l’espoir d’en retrouver la trace ancestrale. En
effet, dans son livre, "La féerie du néant", il raconte en quoi le chamanisme est, pour lui « l’étude et la pratique fondamentale du néant », un néant compatible avec la création, donc en paix
avec la divinité, mais tenant compte des avancés de la relativité et de la mécanique quantique dont on ne peut plus faire l’économie à notre époque du tout électronique et du nucléaire. Ce néant
qui n’est pas sans rapport avec l’âme, l’amour, la mort et la morale, Pierre Bacelon le confronte à ce qui est à ses yeux la preuve de notre incarnation terrestre : notre masse, en s’interrogeant
sur les processus qui nous permettent de l’annuler.
La fée européenne, en tant qu’intercesseuse chamanique sera présente pour nous mener de l’imagination à l’utopie.
28/05/2008 - Des outils thérapeutiques pour décoder les ressentis - Sabine Grimm
Sabine Grimm est thérapeute. Dans son travail clinique, elle associe l’élaboration par la parole et l’analyse du transfert à un travail centré sur le ressenti
corporel en lien avec les symptômes.
Ce ressenti est un état interne, différent des mots que nous utilisons pour le décrire, qui nous informe sur la manière dont se sont encodées nos expériences de vie dans nos cellules. En effet,
les dernières découvertes en neurobiologie posent l’hypothèse d’un remodelage possible à tout âge de notre système neuronal et, de ce fait, des filtres ou des défenses mises en place comme
stratégie de survie face aux stress de notre environnement. Nos modes de fonctionnement, nos traumas, nos répétitions ainsi que nos schémas de vie sont donc inscrits à la fois psychiquement et
sous forme de carte neurale, pouvant ainsi être modifiés.
À l’aide d’outils et de protocoles créatifs issus du courant du décodage biologique et conceptualisés notamment par Philippe Levy, directeur de l’école de décodage biologique de Lyon, le monde
des ressentis s’ouvre facilement et donne accès, de manière souvent originale, à l’univers de nos mémoires. Le fil d’Ariane se déroule, nous amenant à revisiter les ressentis engrammés des
conflits ou traumas de notre histoire. Nous recontactons alors la manière dont nous nous sommes construits depuis notre naissance, pendant la période in utero et même avant notre conception,
ainsi qu’avec notre héritage transgénérationnel.
11/06/2008 - La conception biblique de la névrose - Didier Dumas
Dans la Genèse, l’origine des fantômes transgénérationnels de l’humanité est attribuée à Caïn, qui incarne la figure du « paranoïaque intégriste », alors que
Jacob, alias Israël, le petit-fils d’Abraham, incarne, lui, la figure du « névrosé obsessionnel » qui effectue un travail spirituel d’une vingtaine d’années avant d’en émerger (comme cela se
passe de nos jours dans la clinique analytique).
Eve ayant conçu son troisième fils, Seth, en remplacement de son fils mort, Abel, dans la descendance des Hébreux, le fantôme d’Abel s’est transmis par les femmes et, dans l’histoire d’Abraham et
de ses descendants, ce fantôme d’enfant mort est responsable de la stérilité dont souffrent les matriarches, Sara, Rebecca et Rachel.
Après avoir brièvement présenté l’héritage généalogique d’Abraham et la façon dont Dieu a guéri Sara et Rebecca de leur stérilité, nous verrons, avec Jacob, en quoi la névrose est, du point de
vue biblique, le produit d’un « vieux fantôme », comment Jacob s’en libère grâce à un rêve (comme cela se passe dans la clinique analytique) et comment ses deux épouses, Rachel et Léa, viennent à
bout du fantôme d’Abel, en reproduisant un scénario dont elles ont hérité de Sara.
SAISON 2008-2009
24/09/2008 - Le corps humain dans sa géométrie globale - Catherine Atlani
Danseuse et musicienne de formation, après plusieurs années de recherches sur le corps et la voix, Catherine Atlani se
définit comme une énergéticienne spécialisée dans les thérapies corporelles. Prenant en charge des cas dit « lourds » ou réfractaires aux formes usuelles de thérapie, elle leur
réapprend à vivre dans leur corps, en utilisant l’ensemble de leur potentiel énergétique (énergie vitale, souffle et mémoires). Ceci, d’une part, par un travail sur la posture, dans lequel
il s’agit d’intégrer l’alignement des corps « moteur, émotionnel mental » à sa propre géométrie corporelle, en comprenant que nous vivons dans une géométrie sphérique et que tous
nos mouvements sont spiralés. De l’autre, par un travail sur la voix qui apprend à vivre dans des « sons justes ». Chacun des chakra correspondant à une note et à une voyelle, il s’agit
« d’accorder » sa voix à sa verticalité corporelle, en sachant que notre corps est un instrument que nous devons apprendre à utiliser comme tel pour savoir vivre dans la conscience des
sons et de l'espace traversé.
Dans cette causerie, Catherine Atlani nous présentera ses recherches qui proposent des solutions simples afin de mieux intégrer notre espace corporel dans toutes ses dimensions.
29/10/2008 - Dolto avait raison. L'image inconsciente du corps en énergétique - Michel
Larroche
Je n'ai pas connu Françoise Dolto et je le regrette. Mais son œuvre me passionne et j'avais depuis longtemps envie de lui rendre
hommage.
Je ne suis pas psychanalyste, et n'ai jamais été analysant. Je n'ai donc, malgré l'intérêt que cette discipline suscite en moi, qu'une connaissance partielle du jargon professionnel en ce
domaine. Je vais donc vous parler dans ma jargonophasie d'énergéticien et de symboliste. Rassurez-vous, ce sera en fait un langage simple pour expliquer des choses simples.
Suivez-moi dans ce voyage qui va nous mener d'une simple cellule indifférenciée à un être complet, complexe mais pas compliqué, ce cheminement de l'intégration des archétypes universels qui font
de lui un maillon dans la chaîne de transmission d'informations du microcosme au macrocosme. Vous verrez alors sous vos yeux, dans un autre langage, se dérouler la constitution de cette image
inconsciente du corps qui permet au bébé de communiquer avec l'univers tout entier et de parler à son entourage avant même d'avoir la parole.
Et vous comprendrez alors certainement tout le plaisir que j'ai éprouvé à faire communiquer la planète des énergéticiens avec celle des analystes : lorsque ces deux approches totalement
différentes, sans aucun échange d'informations, arrivent aux mêmes conclusions, rejoignant de surcroît une frange importante des ostéopathes et la sagesse millénaire de la Grande Tradition, c'est
que nous ne devons pas être très loin d'une certaine vérité...
Michel Larroche, Docteur en médecine est l'auteur de : "Mes cellules se souviennent …" (Edition Guy
Trédaniel, Paris 1995, réédité en 2000); "… et si mes cellules savaient apprendre ? De la mémoire cellulaire à l’intelligence cellulaire" (Edition Guy Trédaniel, Paris 2007);
"Profession : Charlatan, Gare au gourou qui fait gourer !" (Edition Guy Trédaniel, à paraître en octobre / novembre 2008).
17/12/2008 - Croyances, sentiment d’exister et « mère archaïque » - Didier Dumas
Les croyances constituent des fondations psychiques qui déterminent l’image que nous nous faisons de l’univers, de la
vie et de la place que nous y occupons. Elles sont donc indissociables de ce que Françoise Dolto et Donald Winnicott ont appelé le « sentiment d’exister ». Ce qui fait qu’elles
s’enracinent donc dans les strates les plus profondes de l’inconscient : celles où, à l’orée de la vie, l’enfant vit sa mère comme le seul « dieu créateur » auquel il doit son
existence. Lorsque, en grandissant, l’enfant découvre le rôle qu’a joué le sexe de son père dans sa venue au monde, la structuration œdipienne fait passer la mère du statut de « dieu
créateur » à celui de « demi-dieu ». Mais si ses parents ne permettent pas à l’enfant de se représenter la dimension sexuée de la reproduction, la mère reste alors, dans
l’inconscient, une divinité archaïque à laquelle celui-ci continue d’attribuer un pouvoir de vie et de mort. Dans les mythologies, cette instance maternelle archaïque que génère l’absence de
structuration œdipienne prend les traits de divinités préverbales plus ou moins démoniaques qui, telles les Parques, les Gorgones, les Erinyes grecques ou la Lilith juive, ne reconnaissent pas la
loi du père (de Zeus ou de Dieu).
Après avoir cerné les différents visages de cette « mère archaïque », je montrerais la place qui lui revient dans l’une des caractéristiques de ce que le psychanalyste Jan Bastiaans a
appelé le « syndrome d’Auschwitz » : la culpabilité du déporté à être revenu vivant des camps d’extermination nazies.
07/01/2009 - Les fantômes de Van Gogh, Rimbaud et Freud - Bruno
Clavier
La clinique des fantômes familiaux montre que des structures psychiques
pathogènes, héritées des ancêtres, hantent les descendants et handicapent leur capacité à vivre pleinement leur existence. Dans sa correspondance, Vincent Van Gogh écrit : « Je suis voué au
malheur et à l’insuccès ». Ce « suicidé de la société », comme l’appelait Artaud, nous interpelle grandement sur ce thème. La vie et la mort d’un autre « suicidé de la société », Arthur Rimbaud,
nous questionnent également en ce sens, nous incitant à comprendre ce qui peut bien présider à la tragédie de tels destins.
Si chez l’artiste, le génie est relié au ciel et à la création, il est aussi intiment relié, comme l’est sûrement le psychotique, aux souffrances de ses ancêtres. Freud qui est né, à quelques
années près, en même temps que Van Gogh et Rimbaud, n’a pas eu le même destin qu’eux. Il semble néanmoins intéressant de croiser son histoire avec la leur. Le propos est alors de voir en quoi ces
trois existences se sont inscrites, comme les nôtres, dans des généalogies particulières qui ont contribué, pour le peintre et le poète, à l’issue fatale de leur existence et, pour le fondateur
de la psychanalyse, à occulter ce qui était pourtant le prolongement logique de ses découvertes : les fantômes transgénérationnels.
11/02/2009 - Du chamanisme à la psychanalyse : un itinéraire à contre courant - Alavaro Escobar
Molina
Alvaro Escobar Molina naît en Colombie pour
devenir « guérisseur » : sa famille maternelle indienne dont une merveilleuse grand-mère lui offre le chamanisme en héritage. Les aléas de son histoire lui font rencontrer
l’Occident. Après des études universitaires aux Etats-Unis, il finit par se retrouver psychanalyste à Paris. Actuellement, il travaille sur l’enfermement en France dans les monastères et il œuvre
à la rencontre des savoirs traditionnels et des savoirs thérapeutiques occidentaux.
Lors de
cette conférence, il évoquera son itinéraire et partagera avec nous l’intérêt du chamanisme dans sa pratique psychanalytique.
Alvaro
Escobar Molina a publié l’histoire de son enfance : La montagne ensommeillée (Ed. Anne Carriere).
25/03/2009 -
Ostéopathie et Verticalité - Yves Guillard
Yves Guillard est ostéopathe. L’ostéopathie est
basée sur la découverte de la mobilité crânienne qui commence au cours du quatrième mois de grossesse (le crâne possède un rythme de huit à douze mouvements par minute et tous les tissus du corps
bougent en harmonie avec lui). Or Yves Guillard a remarqué que la plupart des bébés sont mal positionnés dans le ventre de leur mère. Si cette position n’est pas corrigée pendant la grossesse, le
bébé se retrouve à la naissance avec un crâne disharmonieux et une inclinaison globale du corps vers la gauche. Il doit donc compenser ce déséquilibre pour apprendre à s’asseoir, se mettre debout
et marcher. Ce qui fait que nous sommes pratiquement tous installés dans une torsion. Quand la déformation vertébrale est importante, cela crée une scoliose, mais dans les autres cas, cette
torsion passe inaperçue.
Ayant appris à marcher avant de savoir parler, nous avons oublié jusqu’à l’idée de ce long apprentissage où nous avons dû tâtonner pour atteindre la verticale. Toutes les approches de la
mécanique corporelle partent donc de la fausse évidence selon laquelle nous aurions construit notre verticalité à partir du sol. On cherche donc à améliorer notre équilibre par des semelles
orthopédiques, de la rééducation, des corsets, voire des opérations, alors que la suppression de cette torsion est facile, rapide et qu’elle harmonise définitivement la verticalité corporelle. Le
sujet se retrouve avec des jambes de la même longueur, bien d’aplomb sur le sol, moins cambré, mais solide dans les « reins », le ventre relâché et les courbures vertébrales fortement
atténuées.
Yves Guillard a publié : "L’Ostéopathie en douceur, de la parascoliose à la Torsion Physiologique" (éd. Sully). Son site : http://www.torsion-physiologique.fr
29/04/2009 - L’enseignement des mathématiques …et autres matières boosté par l’autolouange - Marie
Milis
Marie Milis est professeur de mathématique. Durant plusieurs années, elle a
travaillé, en Belgique, dans une école dite de « Discrimination Positive » où se retrouvent des élèves qui, rejetés des autres établissements, y ont appris la non-estime d’eux-mêmes,
avec son cortège de tactiques d'évitement, d’absentéisme et de violence.
Comme, avec ces élèves, il est impossible de leur redonner goût aux apprentissages sans en passer par une revalorisation d’eux-mêmes qui leur permette de renouer une relation vivante avec leur
propre talent, Marie Milis s’est inspirée d’une tradition africaine, « l’autolouange » qui, pour Christiane Singer, est « une merveilleuse école de dignité ». C’est ce
dont elle nous parlera : comment elle en est venue à proposer à ses élèves d'écrire des autolouanges. En quoi cette pratique est bonne pour tous et à tout âge. Comment prononcer son
autolouange rend tangible la réalité lumineuse de la force de vie. Et en quoi cette expérience permet aux jeunes de venir témoigner avec elle.
Marie Milis a écrit : Souviens-toi de ta noblesse, la pratique de l’autolouange ou l’accouchement du cœur, préface et épilogue de Christiane Singer, Le Grand Souffle Éditions, 2007.
27/05/2009 - De l’Intention au Savoir Faire :
présentation du chapitre 8 du Ling Shu - Danièle Flaumenbaum
Le chapitre 8 du Ling Shu, un traité fondamental de médecine chinoise, est une présentation méthodique des
étapes qui nous permettent d’entretenir la vie et de la réaliser… Ce texte a fait pour moi révélation, tant dans ma vie personnelle que dans ma vie de thérapeute.
Nous verrons comment avec finesse et implacabilité nous avons à charge d’enraciner la vie en nous pour pouvoir nous accomplir.
Selon Les mouvements du cœur de Claude Larre et Elisabeth Rochat de la Vallée (Ed. Desclée de Brouwer).
17/06/2009 - Comment la psychanalyse transgénérationnelle conçoit-elle l’oedipe - Didier
Dumas
Toutes les traditions anciennes considèrent que la construction et l’évolution de
l’individu est orchestrée par un cycle de 7 ans. C’est aussi ce qu’a constaté Freud en appelant les trois premiers de ces cycles l’oedipe, la période de latence et l’adolescence. Depuis, la
plupart des thérapeutes considèrent que la structure affective et sexuelle avec laquelle on s’aime et fait des enfants se construit à l’âge oedipien entre 3 et 7 ans.
La construction oedipienne de l’enfant est ainsi à ce point importante dans la vie et la destinée de l’adulte qu’on ne peut la restreindre, comme cela a trop souvent été fait, au désir de
l’enfant d’éliminer le père pour posséder sexuellement la mère. C’est ce que je montrerai en présentant comment la psychanalyse transgénérationnelle considère que l’intégration de la sexualité à
l’âge oedipien n’est, non seulement pas indépendante de la façon dont l’enfant comprend la mort et la succession des générations, mais que la construction sexuelle implique également une
duplication la structure de mobilité sexuelle que les parents ont eux-mêmes hérité des leurs, laquelle explique la dimension transgénérationnelle de la répétition.
SAISON 2009-2010
30/09/2009 - Voir Autrement, du handicap à la compétence - Philippe BALIN
Ingénieur féru de sciences humaines, adepte du Dalaï-lama, amateur de sports à sensation et père de deux enfants,
Philippe Balin a perdu la vue à quatorze ans. À travers cette expérience unique, riche en rencontres et en pays sillonnés avec son fidèle chien guide, Philippe Balin nous parlera du parcours qu’a
été son développement personnel. Lequel offre une vision décapante et pleine d’espoir de la condition humaine, qui témoigne de la force de l'esprit et de la notion de retournement dans laquelle
ce qui apparaissait comme une difficulté insurmontable devient le tremplin de l'émergence à soi-même.
Philippe Balin a écrit : Voir Autrement, Ed L’Harmattan.
21/10/2009 - Commentaires au Laozi.
Capacité d'accueil et de tolérance - Benny CASSUTO
La tolérance
est une vertu taoïste essentielle qui permet de rester debout dans les intempéries de la vie car elle représente en elle-même un espace de sécurité pour l’être d’origine que nous ne cessons
d’être.
L’attitude rendue par le caractère chinois Rong 容, la tolérance ou la
capacité d’accueil, est une invitation à laisser vivre, à ne pas contraindre, à intervenir le moins possible pour que le mouvement naturel, spontané, puisse offrir toute sa
force et être le véritable enseignement, la vraie nouveauté.
Nous
aimons toujours mieux ce que nous connaissons et sommes plus craintifs et frileux vis-à-vis de ce qui est nouveau. Il est facile de ramener toujours l’inconnu au connu pour l’intégrer plus
facilement dans notre grille de lecture. Laisser agir cet inconnu pour en percevoir les effets transformateurs jusqu’à être délogé de l’habitude du moi, demande une présence et une éthique
solides. Une capacité à supporter l’ébranlement de l’étrangeté et à la soutenir jusque dans l’intimité insaisissable de ce qui, de nous, nous échappe constamment en nous portant à la
création plutôt qu’à la répétition.
Nous continuerons à arpenter quelques chapitres du Dao De Jing afin de mieux cerner l’éthique taoïste du
non-agir.
18/11/2009 - Raconte moi ta naissance... Pour connaître ta vie - Claire d'HENNEZEL et Muriel JAN18/11/2009 - Raconte-moi ta naissance... Pour connaître ta vie - Claire d'HENNEZEL et Muriel
JAN
Présentées par Danièle Flaumenbaum
.
Claire d’Hennezel et Muriel Jan, deux thérapeutes formées dans le sillage de Gerda et Paul Boyesen, nous parleront de
leur travail sur la naissance.
Les deux plus grandes révolutions de notre vie sont sans doute la naissance et la mort. Or si l’angoisse de mourir est
largement répandue en occident, le courage de naître est à peine soupçonné.
Notre
processus de naissance s’inscrit dans la mémoire inconsciente du corps, depuis notre conception : La manière dont nous avons été conçu et porté raconte la manière dont nous concevons nos
projets et leur donnons corps.
Paul Boyesen a conceptualisé une méthode à la croisée des concepts psychanalytiques et de la psychologie biodynamique
de Gerda Boyesen et Ola Raknes (psychanalyste norvégien collaborateur et ami de Reich) : l’Analyse Psycho Organique. Il a élaboré un dispositif permettant de recontacter, transformer et
symboliser ce vécu archaïque comportant 5 phases (Conception, Incarnation, Mouvement, Passage et Réunion) par la régression en image et en sensation : Par exemple, comment l’enfant né
par césarienne, peut se retrouver adulte à attendre inconsciemment qu’on « lui ouvre la porte ».
Claire
d’Hennezel a écrit : Raconte-moi la mort, Ed. du Rocher, 2003, et Raconte-moi ta naissance... (en collaboration avec Muriel Jan), Ed. Alphée, 2008.
16/12/2009 - Les réponses du foetus aux propos de sa mère sont-elle de la communication ? - Marie-Claire BUSNEL
Telle est la question que soulève Marie-Claire Busnel qui étudie comment les fœtus réagissent aux paroles de leur
mère.
Bien que les capacités communicatives des nouveaux-nés n’étonnent plus personne, lorsqu’il s’agit des fœtus, les avis
restent partagés. En France, dans le sillage de Françoise Dolto, les mères, comme certains pédopsychiatres et psychanalystes d’enfants, acceptent d’accorder au fœtus des capacités de
communication semblables, mais les scientifiques et les médecins demeurent réservés. Pourtant des preuves expérimentales des réactions des fœtus aux propos de leur mère montrent que celles-ci
impliquent différents canaux sensoriels déjà fonctionnels in utero. Dans le domaine acoustique, par exemple, la réponse fœtale à une communication maternelle est objectivable par des mouvements
ou des expressions faciales (visibles à l’échographie), ainsi que des variations du rythme cardiaque de l’enfant. Ces réponses ne sont pas automatiques et dépendent de la teneur émotionnelle du
message.
Cette teneur émotionnelle peut être évaluée par la tonalité de la voix, le contenu sémantique du message ou la
réaction du muscle utérin maternel. Nous verrons toutefois que la réception du message maternel ne dépend pas que du seul canal acoustique. D’une part, le fœtus réagit peu à la voix maternelle
enregistrée et transmise par haut-parleur. De l’autre, les pourcentages de réponses sont similaires, que la mère s’adresse au fœtus par la voie vocale ou silencieusement, par voie intérieure. On
peut donc penser que l’ensemble des stimulations reçues et mémorisées par le fœtus forment les repères sécurisants qui, associés aux stimuli visuels que le nouveau-né découvrira avec le premier
regard, seront la base sensorielle de l’attachement aux parents.
20/01/2010 - Le corps Taoïste - Catherine DESPEUX
Les représentations du corps de la Chine ancienne font rêver. Elles évoquent la légèreté d'être, nous emmènent dans le
mouvement du corps et nous surprennent par leur simplicité. Le corps taoïste est en fait le champ du déroulement de la vie. C’est un pays où l'anatomie s'efface au profit de la symbolique qui
associe des pratiques d’alchimie intérieure à des rituels extérieurs. Ceci, afin d’avoir une action simultanée sur son monde intérieur et le monde extérieur.
Responsable du taoïsme et du bouddhisme à l’Inalco, l’Institut des Langues et Civilisations Orientales, Catherine Despeux nous présentera cette carte du corps taoïste qu’elle a décrit dans son
livre : Taoïsme et Corps Humain (Ed. Guy Trédaniel).
17/02/2010 - Sensorialité du foetus et du prématuré - Jean-Pierre RELIER
Présentation à venir.
17/03/2010 - Dépendance et Répulsion:
Les deux versants psychologiques de l'allergie - Gérard BECKER
Gérard Becker et Didier
Dumas se sont connus alors qu’en préparant une licence de sociologie des maladies mentales, tous deux se formaient à la psychanalyse. Gérard Becker était kinésithérapeute. Depuis, il s’est lancé
dans l’exploration des savoirs énergétiques actuels. Il a étudié l’ostéopathie, l'acupuncture, l'homéopathie, « l’Analyse-Réinformation Cellulaire » de Michel Larroche, ainsi qu’une
méthode américaine de traitement des allergies : la méthode NAET (Nambudripad's Allergies Elimination techniques). Sa connaissance des médecines énergétiques l’ayant amené à perfectionner
cette méthode de traitement des allergies et des divers troubles récidivants qui en découlent, c’est ce dont il nous parlera.
Nous
verrons ainsi que les manifestations de l'allergie peuvent diverger d’une personne à l’autre et s’enracinent dans les différents plans subtils qui nous constituent. Par exemple, dans le plan
émotionnel, l’allergie peut, chez certains, se manifester par du dégoût et de l’aversion, alors que pour d’autres, elle engendrera une addiction. Après nous avoir exposé les moyens de repérage,
de diagnostique et de traitement de la méthode NAET, il nous présentera de nouveaux modes d'intervention, permettant de comprendre pourquoi certaines allergies ne répondent pas au traitement et
d'accéder aux causes profondes de leur développement et de leurs relations avec les Corps Subtiles (ethérique, émotionnel, astral).
Son
site : osteopathie-energetique.com
14/04/2010 - L'ADN vu à travers le Symbolisme: décidement ça change tout ! - Michel LARROCHE
Certains biologistes commencent à s’apercevoir que l’ADN va bien au-delà d’un simple support matériel de notre
hérédité et de la fabrication de molécules protéiques. Ce n’est pas une surprise pour les symbolistes.
Michel
Larroche nous parlera du Symbolisme et nous montrera comment cette molécule, sur laquelle tout reste à découvrir, est en rapport direct avec nos comportements, nos situations vécues et la
résolution de ces dernières.
La conclusion risque d’être surprenante…
Michel
Larroche a, entre autres, écrit : Mes cellules se souviennent... et ...Et si mes cellules savaient apprendre ?, Ed. Guy Trédaniel.
19/05/2010 - Mère et Sri Aurobindo: Les pionniers de la mémoire et de la réinformation cellulaire - Myriam BROUSSE
Après avoir été Carmélite et s’être soigné d’un cancer, en découvrant le travail de Mère et Sri Aurobindo, Myriam
Brousse a repris son compte une formule de Mère : « savoir pour le corps, c'est pouvoir faire », pour en faire une thérapie de la mémoire cellulaire.
Tant
qu'elles n'ont pas été amenées à la conscience, les mémoires personnelles et celles issues de nos lignées familiales sont engrammées dans nos cellules. La traduction thérapeutique des recherches
de Mère et Sri Aurobindo sur la mémoire cellulaire est une méthode d'investigation et de descente dans le corps. Pour remonter aux mémoires inscrites dans le corps, on commence par repérer les
comportements aberrants qui en découlent pour, ensuite, remonter aux évènements de notre vie qui sont porteurs de ces mémoires, afin de les ressentir dans notre corps jusqu'à l'éprouvé, pour
les désactiver. Il s'agit de prendre conscience de nos schémas répétitifs et leurs conséquences pour en découvrir l'origine et transformer ces schémas, qui sont les obstacles à l'expression de
notre être essentiel. Grâce à la technique de descente dans le corps, proposée par Mère et Sri Aurobindo, cette transformation se réalise dans le corps, et non dans la tête. C’est ce qui
fait que cette descente en soi-même permet de dénouer l'énergie vitale bloquée dans le corps et ouvre ce travail à sa dimension spirituelle.
Myriam
Brousse a, entre autres, écrit : Votre corps a une mémoire, Ed. Fayard.
16/06/2010 - La psychanalyse transgénérationnelle avec les enfants - Bruno CLAVIER
Dans la clinique des fantômes familiaux, nous découvrons que des structures psychiques pathogènes, héritées des ancêtres, hantent les descendants et
handicapent leur capacité à vivre pleinement leur existence. Au sein du Jardin d’Idées, nous avons développé pour les adultes une thérapie concernant ces structures fantomatiques avec notamment
ce que nous appelons « la clinique des ancêtres mal morts ». Dans la continuité de ce que pratiquait Françoise Dolto, tout en bénéficiant des acquis de cette clinique du fantôme
chez les adultes, la psychanalyse transgénérationnelle permet, avec les enfants, de développer une approche thérapeutique nouvelle. Montrant comment les questions concernant le sexe et la mort
sont au cœur de leur problématique pendant la période oedipienne, elle révèle aussi à quel point ils peuvent être porteurs des fantômes de leurs lignées. Cela peut provoquer chez certains de
nombreux symptômes dont l’origine prend sa source plusieurs générations auparavant. Par la prise en compte des questions liées au sexe et à la mort, la psychanalyse transgénérationnelle
aide ainsi les enfants à résoudre les aléas du complexe d’Œdipe, tout en apportant, parfois de façon spectaculaire, la disparition des symptômes issus des fantômes familiaux. Ceci par la prise en
compte des incidences sur eux de ces fantômes et, notamment, par l’adaptation à leur clinique des rituels chamaniques de la clinique adulte. Ce qui n’est pas surprenant, car la psyché qui y est à
l’œuvre chez l’adulte n’est que la survivance de celle de l’enfant. Ce travail auprès des enfants renvoie alors à tout ce que l’on découvre dans l’analyse transgénérationnelle de d’adulte et, par
un va et vient de pratiques et d’observations entre les deux cliniques, on peut réellement mettre au point des modèles thérapeutiques qui démontrent leur efficience.
LISTE CHRONOLOGIQUE DES CAUSERIES et leur présentation
Avant que ne naisse officiellement "Le Jardin d'idées" il y avait déjà des activités... voici donc présentée la toute
première Causerie du Jardin d'idées.
20/03/1996 - Emmanuel Swedenborg : sa vie, ses écrits, son œuvre - Alain
Nicolier
(article paru dans "Les
nouvelles du Jardin d’idées – Février 1996")
Lorsque, le 29 janvier 1688, naît à Stockholm Emanuel Svedberg, Isaac Newton a 46 ans. II vient de découvrir la loi de l'attraction universelle. Gottfried
Leibnitz en a 42 et Voltaire naîtra 6 ans plus tard.
A 21 ans, le jeune Svedberg acquiert son diplôme de docteur en philosophie. Il part en Angleterre poursuivre ses études. Cinq ans plus tard, il invente une machine à vapeur, une machine volante à
ailes fixes propulsée par hélice, un submersible, un fusil à air comprimé, un nouveau modèle d'écluse, ainsi qu'un pendule à eau représentant le mouvement des planètes. Il parle dix langues
auxquelles vont s'ajouter l'hébreu et l'araméen. A 28 ans, il fonde la première revue scientifique suédoise. A 33, son œuvre lui vaut d'être anoblie par la reine. Il prend alors le nom de
“Swedenborg” et devient membre de droit de la Diète suédoise. Il écrit sur la monnaie, le commerce et l'économie, la géologie et la minéralogie, les mathématiques, la physique et l’astronomie. Il
découvre le fonctionnement du cerveau, du cervelet et la fonction des glandes endocrines. Il est le premier à expliquer l'origine du système solaire à partir des nébuleuses. Il entrevoit la
nature ondulatoire de la lumière, la cinétique de la chaleur et la théorie de l'atome.
A 48 ans des crises de vertiges, suivi d'éblouissements et d'irrésistibles besoins de dormir le conduisent à noter ses rêves et les messages qu'il y décrypte. A 56 ans, dans une auberge de
Londres, il rencontre le Christ qui lui confirme sa mission : explorer et décrire le monde supra-sensible. Dès lors, il abandonne la recherche scientifique. Il se consacre à des ouvrages où il
rend compte de ses conversations avec les anges. Il propose une spiritualité nouvelle qui lui vaudra d’être, à 81 ans, déclaré hérétique par l'Eglise officielle de Suède. Il annonce enfin la date
de sa mort à John Wesley, chef des méthodistes anglais et meurt quelques temps plus tard au jour prédit, le 29 mars 1772.
SAISON 1999-2000
09/06/1999 - Abraham, père de l’impérialisme occidental - Didier Dumas
Dans la mythologie du jardin d'Éden, la sexualité est indissociable de la Connaissance. Abraham est le modèle même de l'homme de Connaissance. Il est donc
logique que la Connaissance qui fait de lui un individu hors normes apparaisse en premier dans sa sexualité. Son épopée illustre la façon dont la Genèse considère que la sexualité est l'énergie à
l'œuvre dans la Connaissance, mais comme l'histoire des Patriarches s'inscrit à la suite de deux autres épopées familiales, lourdes et mouvementées, celles d'Adam et de Noé, je vous résume
rapidement ce qui précède:
Adam a eu trois fils, Caïn, Abel et Seth. Ne sachant pas encore tout, il a commis une « faute » : il n'a pas conçu les deux premiers sur le mode où lui-même l'a été : « à l'image de Dieu » ou des
Elohîm. Ceci a engendré le drame faisant de Caïn et Abel les prototypes des deux premières «pathologies de la spiritualité » observables chez les humains: le « paranoïaque intégriste » et le «
schizophrène bouc émissaire ».
Seth est ainsi le seul des trois garçons d'Adam qui, conçu dans les souffles et les paroles de son père, a été en mesure de perpétuer le projet divin. Reprenant cet héritage, il a lui-même conçu
Enoch dans un nom et des paroles. Et c'est seulement à partir de là que les hommes ont commencé à vénérer IHVH, alias Elohîm, alias Adonaï: les trois appellations de Dieu dans le texte originel.
Ce qui signifie que, pour que le dieu des pères et de la paternité puisse apparaître dans la conscience humaine, il fallait, tout d'abord, trois générations de pères sachant ce qu'Adam
ignorait avec ses deux premiers fils: que les enfants se conçoivent, en premier, dans la parole et, secondairement, dans le corps.
Dans l'histoire de Noé, cette conscience est acquise. Elle est représentée par celui qui s'appelle «le Nom»: Sem, l'aîné de ses trois fils. Japhet, le second, semble tenir un rôle de figurant,
mais c'est en fait sa présence qui indique que son frère aîné, «l'homme du Nom», l'ancêtre d'Abraham, n'est pas tombé dans la folie où a chuté Caïn.
29/09/1999 - Lecture mythanalitique : la religion d’Asclépios - Willy Barral
Le
christianisme, religion à mystère, a emprunté l'essentiel de sa construction symbolique à d'autres mythes plus anciens, notamment hellénistiques et sumériens. C'est vers l'un la d'eux : la
religion grecque d'Asclépios que nous irons surfer, avant d'aller naviguer, dans un deuxième temps, sur les fonds baptismaux d'un autre enfant divin : le Christ. Pour répondre au rythme lent du
laboureur, j'aborderai en deux temps cette exploration de ce qui fonde notre humanité: la fonction symbolique des mythes, rêves incarnés de l'humanité. Car, si le rêve est l'expérience
personnelle reconnue, depuis Freud, comme l'expression de notre être profond, enraciné dans une histoire singulière, le mythe est, quant à lui, le rêve de la société.
Le mythe est le rêve public, tandis que le rêve est le mythe individuel. Si notre mythe individuel, notre rêve, coïncide par chance, avec celui de la société, alors nous sommes en harmonie avec
notre groupe, dans une psyché collective. Sinon, l'aventure nous attend dans la forêt sombre!
Ainsi donc, à Epidaure, naissait un dieu, Asclépios, tardif descendant, en quelque sorte, du sage égyptien Imotep. Asclépios guérissait, déjà, grâce à la lumière de l'esprit surgit des ténèbres
de l'inconscient. 500 ans plus tard, Jésus de Nazareth, dit le Christ au temps de Paul, fondera à son tour, au sein du peuple juif, la première thérapie holistique, en conjuguant au présent la
loi (en tant qu'interdits symboliques du cannibalisme, de l'inceste et du meurtre), l'amour (en tant que don et pardon), la foi (en tant que foi en un dieu incarné en chacun des humains, tous
potentiellement compétents à être dieu, en tant qu'êtres de désir en infinitude). Il fût ainsi le premier psychanalyste! Le transfert n'étant, à tout prendre, que la version moderne de la foi
pour tous les mystagogues agnostiques.
27/10/1999 - Utopie de l’invention - Georges Mourier
Pas de présentation spécifique à cette Causerie, mais celle ce notre conférencier :
Georges Mourier, ingénieur passionné
par la musique et la physique théorique, s'est consacré surtout à l'étude et aux applications pratiques de la propagation électromagnétique et de son interaction avec les " plasmas ", qui sont
des collections de particules chargées électriquement. Longtemps membre de la Compagnie générale de TSF, puis de Thomson-CSF, enseignant dans diverses universités et écoles françaises et
étrangères, il est également familier de nombreux laboratoires français et étrangers consacrés aux techniques de radar, de physique des hautes énergies, de fusion nucléaire
contrôlée.
17/11/1999 - La féminité ou l’accès de la femme à une sexualité adulte - Danièle Flaumenbaum
Danièle Flaumenbaum
présentera successivement :
La construction de la petite fille capable d'accéder au "génie de son sexe", selon Françoise Dolto. La mutation engendrée par l'avènement du maternel et les retrouvailles avec ses ancêtres. La
pratique de l’énergétique sexuelle permettant l'épanouissement de la communication à l'autre. Et pour finir quelques notions d'alchimie féminine chinoise.
Pas de Causeries en décembre 1999 et janvier 2000.
16/02/2000 - La création scientifique - George Mourier
Cette Causerie est pour le moment indisponible. Aucune présentation spécifique (cf 27/10/1999 et 06/12/2000).
15/03/2000 - La danse du feu - Ghislaine Bourgogne
Aucune présentation spécifique de cette Causerie, cependant voici une présentation de notre conférencière :
Travaille avec Willy Barral,psychanalyste et auteur de :"C'est la parole qui fait vivre "séminaire Dolto à l'Unesco, Gallimard.
Formée à l'analyse transgénérationnelle. Présidente de l'association "la Maison qui chante " sur les recherches en ethno-médecine amazoniennes. Co-auteur de l'ouvrage "Guérir autrement , au delà
des médecines habituelles" dirigé par Dr Philippe Wallon, Albin Michel. Recherches dans le champ paranormal depuis 25 ans.
19/04/2000 - La Vision - Ghislaine de Laage
Pas de présentation spécifique à cette Causerie, mais celle ce notre conférencière :
Ghislaine de Laage est orthoptiste (l'orthoptie est une branche
liée à l'ophtalmologie, visant à rééduquer le parallélisme des 2 yeux pour que le cerveau puisse construire la vision binoculaire, c'est-à-dire le fait de pouvoir ou non associer les images
panoramiques données par chaque œil).
Ghislaine de Laage a acquis une pratique plus large dans laquelle elle a intégré au fil des années des éléments extérieurs à la formation de base d'orthoptiste, pour ouvrir la notion de " voir ".
Elle travaille sur la vision et les relations dans la vision (quelle vision avons-nous de nos ancêtres, quelle vision nos ancêtres ont-il pour nous ?), associant la binocularité aux lignées
paternelles et maternelles.
17/05/2000 - L’énergie masculine : l’art de passer le pouvoir - Benny Cassuto
L'énergie ce n’est pas un
fluide magique, c’est l'actualisation dans le vivant de ce qui fait lien entre le haut et le bas, entre l'avant et l'arrière, entre la droite et la gauche, entre le ciel et la terre, entre ce qui
est mort et vivant, entre les ancêtres et nous-mêmes, entre nous en tant qu’ancêtres et descendants, c’est ce qui fait lien. C’est ce qui fait lien entre un espace supposé invisible et un espace
visible, parce que c’est facile de faire des liens entre les espaces visibles, c’est très facile, c’est tellement facile que quelque fois on a même plus besoin de lien, c’est une aliénation, donc
on a besoin de s’en séparer. Le plus difficile c’est d’établir un lien avec ce qui apparemment, et c’est ça l'énergie masculine, c’est ça l'énergie paternelle, c’est ça qui est si difficile pour
les hommes ; c’est une vrai difficulté. Je dirai que la transmission de ce point de vu là est assez maladroite donc, certainement qu’à chaque génération il y a quelque chose à réinventer de
ce que pourrait être une énergie masculine digne de ce nom, c’est-à-dire pas honteuse, pas hargneuse, pas méprisée et pas méprisante, consistante et respectueuse.
28/06/2000 - Le sacrifice d’Isaac ou les origines de la pédagogie occidentale - Didier Dumas
La mythologie de la culture dans laquelle l'enfant s'incarne joue un rôle incontournable dans sa construction mentale. Elle installe le cadre cosmologique dans lequel il lui
faut se construire et donner sens à sa vie. Elle lui explique l'apparition l'être humain et lui offre des réponses aux questions qu'il se pose sur la mort et l'au-delà. Elle établit des
frontières entre l’univers où il vit et celui de ses ancêtres. Elle marque donc autant son système de représentations que la construction de ses idéaux. Il en est ainsi dans toutes les cultures,
si ce n'est que dans la nôtre s’y superpose une « mythologie scientifique », celle des images à travers lesquelles la science nous présente l’univers. Mais comme la science ne prétend ni savoir
d’où surgit la vie ni pourquoi la mort existe, la mythologie biblique reste le plus souvent la seule référence dont disposent les parents pour répondre aux questions des enfants sur les mystères
du vivant, de l'engendrement et de la mort. Ceci, même dans les familles où l'on se veut athée, car ils n'en trouvent alors généralement pas d'autre que celle qu'on leur a donnée dans leur propre
enfance. Cela, même dans les familles où l'on se veut athée, car les parents n'en trouvent alors généralement pas d'autre que celle qu'on leur a donnée dans leur propre
enfance.
SAISON 2000-2001
Pas de Causeries en septembre, octobre et novembre 2000.
06/12/2000 - Physique Quantique (1) -
Georges Mourier
Georges Mourier qui est physicien animera ce séminaire de mécanique quantique, où les participants pourront débattre d'une grande aventure scientifique et
culturelle de notre temps.
Née avec le 20e siècle, cette nouvelle théorie révolutionne le cadre de pensée, dit classique, qui sert généralement à concevoir la réalité de l'univers, ainsi que les concepts fondamentaux (le
temps, l'espace, la causalité, la continuité, la matière, etc.) qui lui sont attachés.
Le cadre classique, construit sur la physique déterministe de Galilée, Bacon, Descartes, Newton, dut de même, en son temps, rompre avec l'héritage du Moyen-âge et de la Renaissance. Tout en
évoquant le contexte historique et scientifique dans lequel se produit la révolution quantique, Georges Mourier se propose de nous en exposer les enjeux philosophiques et culturels, afin que nous
puissions en débattre ensemble. Il abordera les quatre thèmes suivants ;
— les impuissances et les errements de la science classique face à la physique des atomes.
— les nouveaux concepts mis en place par la théorie quantique.
— les changements d'interprétation de la réalité et du rapport que nous entretenons avec elle que la mécanique quantique exige (mesure, événements, etc.)
— les phénomènes paradoxaux prédits, puis mis en évidence, tels que la réversibilité du temps, l'inséparabilité, les métamorphoses incontrôlées des particules.
10/01/2001 - Physique Quantique (2) - Georges Mourier
(Cf ci-dessus).
30/01/2001 - Mots chuchotés par le corps en souffrance - Ghislain Devroede
Cette Causerie est pour le moment indisponible.
Ghislain Devroede, chirurgien et professeur de chirurgie à l'université
de Sherbrooke (Québec) depuis plus de trente ans, a développé pour ses patients une technique de soins combinant la peinture, le transgénérationnel et la communication non verbale.
La somatisation, les deuils non faits, les secrets de famille et les traumatismes indicibles, les abus sexuels et abus symboliques, il en développe les conséquences sur la vie des descendants,
sur les maladies des enfants.
Il démontre qu’une maladie résistant à tous traitements peut être le signe d’un fantôme. Des maladies digestives comme la constipation, l’anisme, la colopathie fonctionnelle, la maladie de Crohn,
la maladie de Hirschsprung…. Des maladies gynécologiques… des insomnies peuvent être guéries lorsque le secret de famille est retrouvé, parlé et reconnu.
28/02/2001 - La guérison - Benny Cassuto
Ce qui nous échappe, c'est en premier lieu l'accident inévitable de la mort, l'accident de la naissance, et tous les accidents intermédiaires qui font que la vie
se sépare en deux thèmes, deux chapitres qui sont du côté de la souffrance ou du côté du bien-être. Souvent la souffrance est repoussée de côté comme étant impossible à digérer, c'est-à-dire
à accueillir dans un espace plus global, plus unifié qui ne serait pas dès lors partagé par ces deux thèmes principaux que sont la souffrance et le bien-être.
Donc l'énergie masculine est avant tout à mon sens une façon de réunifier la sensation d'être, et dans cette réunification, il s'impose que nous considérions notre façon d'être reliés au monde.
Les lieux de souffrances étant aussi des lieux qui crient le désir de relation et non pas des lieux qui sont seulement enkystés, oclus. Je vais essayer d'être le moins abstrait possible, j'ai
entendu le propos de Nina, même si je considère que l'abstraction fait absolument partie de notre biologie la plus intime, de notre corporalité, de notre dimension charnelle, et que si nous
évacuons cette question de l'abstraction dans le domaine du corps, nous faisons une première blessure grave de notre unité qui nous entraine, de Carybe en Sylla, à ne plus reconnaître le lien
spirituelle qui nous relie au monde.
21/03/2001 - Sri Aurobindo et le mental des cellules - Aude Zeller
La conception de l'évolution que propose Aurobindo n'est donc pas seulement matérialiste comme celle de la plupart des héritiers de Charles Darwin. Aurobindo ne
nie pas l'approche matérialiste mais il signifie sa limite: " Tout le monde sait maintenant que la Science n'est pas un énoncé de la vérité des choses mais seulement un langage pour exprimer une
certaine expérience des objets, leur structure, leur mathématique, une impression coordonnée et utilisable de leurs processus - rien de plus. La matière elle-même est quelque chose (peut-être une
formation d'énergie ?) dont nous connaissons superficiellement la structure telle qu'elle apparaît à notre mental et à nos sens et à certains instruments d'examen (dont on soupçonne maintenant
qu'ils déterminent largement leurs propres résultats, la Nature adaptant ses réponses à l'instrument utilisé), mais nul savant n'en sait davantage ou ne peut en savoir davantage".
A partir de ce constat, Aurobindo affirme que la science n'interdit pas un point de vue spiritualiste sur l'évolution. Pour lui, l'inconscient n'est pas seulement de nature subconsciente comme
l'affirment les Freudiens et tous les psychologues matérialistes, mais l'inconscient a aussi une nature spirituelle où la conscience est élargie, se dépassant elle-même en supra-conscience.
Certes on peut considérer à un certain niveau que le subconscient est comme un ensemble de pulsions qualitatives traduisant un jeu de forces matérielles que la Science estiment quantitatives et
qui seules assureraient l'évolution. Mais pour Aurobindo découvrir que l'inconscient est aussi de nature supraconsciente apporte un éclairage supraconscient jusqu'au fond du subconscient qui
montre que le regard scientifique passe forcément à côté de la conscience cachée au cœur de la matière.
25/04/2001 - Un outil de connaissance : l’art de l’auto éloge - Jean Kabuta
Poète, Docteur en linguistique africaine, Professeur, chef du Département des Langues et Cultures Africaines, à l'Université de Gand.
L'autolouange est une forme de l'expression publique de la personne (kasàlà, izibongo, oriki dans quelques langues africaines).
L’autolouange se récite au lever ou au coucher du jour. Elle accompagne efficacement la marche ou toute autre activité. C’est de cette manière qu’elle atteint son but qui est la transformation de
la personne.
L'autolouange, genre littéraire fort répandu en Afrique, suppose également la louange de l'autre. Elle permet à la personne, à travers un rituel, de réaffirmer sa place dans le groupe, tout en
renforçant les liens entre les individus.
A ce titre, elle a un caractère thérapeuthique ou préventif très puissant !
16/05/2001 - Élargissement de la vision au cours de phénomènes extrasensoriels - Ghislaine de Laage
Le travail de la vision au-delà du visuel transparaît aussi bien au niveau des rêves que de ce qui est perçu. Beaucoup d'entre nous ont rêvé de voir à travers
les yeux fermés ou à travers l'ouverture de la fontanelle, avec un troisième œil. Le transgénérationnel est présent dans tout ça, ne serait-ce que parce que les gens qui y participent font pour
la plupart ce travail-là, même si tout le monde ne le fait pas. Ce travail sur les lignées nous fait travailler sur l'origine des origines, donc à la fois sur la lumière et sur les
différents statuts de l'image, ainsi que tout ce qu'on peut appeler extra-sensorialité. C'est-à-dire un petit peu comme s’il y avait deux courants qui se croisaient, celui de la lumière
extérieure qui essaie d'avoir accès au cerveau et celui de la conscience qui va chercher à émerger de l'intérieur. C’est comme deux courants qui sont continuellement obligés de négocier l'un par
rapport à l'autre et qui amènent tout ce train de diversification de l'image.
13/06/2001 - Sauveur entre rêve et jour : le symbolisme trinitaire d’Asclépios - Willy Barral
Dans Promenades dans la Grèce
antique, Jacques Lacarrière rappelle qu'Epidaure est avant tout l'histoire d'un homme devenu dieu. Comme nous l'avons vu le 29 septembre 2000, la vocation profonde d'Asclépios fut le
service des mortels (en raison sans doute de ses attaches originelles avec l'humaine condition). De tous les dieux grecs, il est celui qui semble avoir le mieux compris les problèmes et les
soucis des hommes.
Un beau jour, bien sûr, en des temps légendaires, une nouvelle singulière se répandit en Grèce: un homme, ou plutôt un héros fils d'Apollon, ressuscitait les morts!
Après sa naissance clandestine sur le mont Kynorton, Asclépios avait grandi dans les forêts du mont Pélion, aux côtés du centaure Chiron. Il y avait appris à connaître les vertus curatives et
magiques des plantes, ainsi que l'art de la médecine qu'il sût porter à la perfection. Puisqu'il découvrit le secret de la vie et de la mort. De nombreux héros célèbres furent ressuscités par ses
soins: Lycurgue, Glaucos, Hippolyte. Mais comme on ne saurait braver impunément les lois établies par les dieux (si l'homme cesse d'être mortel, qui le différenciera désormais des divinités?),
Hadès, inquiet de ne plus voir personne sur les rives du Styx, intervint auprès de Zeus qui foudroya l'imprudent, et Asclépios devint, comme tant d'autres, une constellation: Ophiocus, que
l'on peut toujours la voir, dans le ciel boréal, entre Arcturus et le Serpent.
Ainsi se déroula, entre deux coups de foudre marquant sa naissance et sa mort, ce qu'en langage moderne, on appellerait «la vie ardente et tragique d'Asclépios». Une des versions de sa
légende le fait naître à Epidaure, sur les crêtes du mont Kynorton qui domine le site. Il n'y ressuscitait pas les morts, mais guérissait néanmoins les vivants: délivrait les femmes aux
grossesses difficiles, rendait la parole aux muets, la vue aux aveugles et faisait repousser les cheveux sur le crâne des chauves. Les consultants, venus de toutes les contrées du monde grec,
sacrifiaient une victime à Apollon, père d'Asclépios, puis s'enroulaient dans la peau de l'animal et allaient se coucher dans un bâtiment proche du sanctuaire, où le dieu les visitait dans leur
sommeil et les guérissait par son seul pouvoir divin.
Bien des siècles plus tard, les prêtres, formés en collèges appelés Asclépiades, aidèrent quelque peu le pouvoir guérisseur de leur dieu par les voies naturelles et rationnelles de la médecine.
Naquit alors notre «médecine moderne» qui, pour efficace qu’elle est, en «savoir opérationnel sur le corps physique», semble aujourd’hui s’embourber dans les sables d’une
médecine orthopédique qui engendre de nouvelles maladies de plus en plus «insolentes» au regard de la science. La perte de toute symbolisation mythique n’en serait-elle pas la cause? Et,
face à une telle désertification de la vie symbolique chez les hominiens sapiens sapiens, les «singes-savants» que nous sommes devenus, ne nous faut-il pas tout mettre en
œuvre pour réhabiliter une culture chamanique?
Le culte d’Asclépios n’a pas fini de nous enseigner les voies de la sagesse d’une spiritualité chamanique. Il s'étala sur presque un millénaire, du VI éme siècle av. J. C. jusqu'au IV
ème siècle ap. J. C., et durant tout ce temps, Epidaure fut le sanctuaire des miracles, vers lequel accouraient tous ceux qui n'avaient plus d'autre espoir que l'intervention du dieu. Il faut
croire qu'Asclépios ne les déçut jamais: sa réputation dépassa vite les frontières d'Epidaure. Il eut des sanctuaires à Athènes, à Cos où naquit Hippocrate qui affirmait descendre du dieu
lui-même, à Titane où Pausanias décrit sa statue, emmitouflée dans des vêtements de laine.
Etrange, le pouvoir de ces visions miraculeuses, coïncidant si exactement avec celles auxquelles les consultants s'attendaient. Nul doute qu'ils voyaient en rêve, le dieu tel qu'on aimait à le
représenter: la barbe bien bouclée, le regard bienveillant et paternel, une main qu'on imagine pataude et douce, et toujours, à ses pieds ou enroulé autour de son bras, son fidèle serpent.
Ce rapide rappel, pour ceux qui n'ont pu être présents la dernière fois, et afin d'aborder maintenant la question du Symbolisme dans la méthode thérapeutique d'Asclépios: une méthode
hellénistique trinitaire dont s’inspirera le Christianisme naissant, avec la figure du Christ telle que la présente Luc, le disciple de Paul, dans les Actes des Apôtres, écrits une cinquantaine
d’années après le passage éclair de Jésus de Nazareth en Palestinienne.
Ce soir-là, avec vous, dans notre «Jardin d’idées Dumasien», il sera question, pour moi, d’aborder la Sainte Trinité sous son angle thérapeutique: un essai de mytheanalyste… en herbes…
aromatique!
27/06/2001 - L’expérience chamanique avec l’ayahuasca, méthodologie - Ghislaine Bourgogne
Pas de présentation spécifique, mais pour ceux qui ne savent ce qu'est l’ayahuasca :
Le nom d'ayahuasca (ou yagé) est donné à un breuvage à base de lianes aux vertus enthéogènes, consommé traditionnellement par les chamans des tribus indiennes
d'Amazonie. En kichwa selvatique, aya signifie mort ou esprit des mort et huasca : liane, d'où la traduction habituelle de liane des esprits.
SAISON 2001-2002
Pas de Causeries en septembre 2001.
17/10/2001 - Le travail chamanique avec et sur la mort - Ivana Caprioli
L’interdit de penser la mort est, à notre époque, beaucoup plus que la sexualité, responsable des troubles pour lesquels on consulte psychiatres et
psychanalystes. Or, bien que la psychanalyse propose, à ce niveau, une écoute souvent efficace, elle n’a développé aucun savoir particulier sur la mort. Le chamanisme, en revanche, se réfère à
une conception de la mort et de l’Au-delà, vieille de plusieurs millénaires, qui a prouvé son efficacité tant au niveau de l’accompagnement des mourants que de la «clinique des défunts». Nous
verrons que cette clinique des parents et des ancêtres «mal mort» est assez proche de ce qu’est, en psychanalyse, la clinique de fantôme.
21/11/2001 - La chair chinoise - Cyrille Javary
Cette Causerie est pour le moment indisponible.
Avez-vous déjà vu un nu chinois? De toutes les civilisations, la
chinoise est sans doute une de celle qui s’est le plus préoccupé du corps humain. L’acupuncture, le Tai ji quan et le Qi gong en sont des preuves bien actuelles. Pourtant, elle ne l’a jamais
représenté. Le nu qui est une évidence familière des cultures occidentales, de l’Antiquité à nos jours et de l’Inde à la Californie, est totalement absent de l’art chinois. Pourquoi? Sans doute
parce que le regard que porte la pensée chinoise sur le corps humain s’inscrit dans une perspective différente, dans un univers sans création divine, sans échelle, un système fractal d’auto
genèse, rythmé par le Yin Yang.
12/12/2001 - Réponse aux questions sur la féminité - Danièle Flaumenbaum
Cette conférence est la suite de celle donnée l’année dernière, en novembre. Danièle Flaumenbaum y répondra aux questions qui lui ont été posées depuis,
concernant la construction de la petite fille et l’accès au «génie de son sexe», la mutation engendrée par l’avènement du maternel et la retrouvaille de ses ancêtres, la pratique de l’énergétique
sexuelle chinoise et l’alchimie féminine taoïste qui permet l’épanouissement de la communication à l’autre.
30/01/2002 - Les questions actuelles de la sexualité - Didier Dumas
La psychanalyse occupe de nos jours une place importante dans notre façon de penser la sexualité. Or, sa théorie de la construction sexuelle étant focalisée sur
le seul sexe du garçon, elle n’a, en retour, produit aucune théorie acceptable de la féminité, du plaisir charnel et de la jouissance orgastique. Ce qui fait que le bilan d’un siècle de
psychanalyse n'est pas très brillant.
Je partirais d’un dépouillement des journaux pour mamans (improprement appelés : journaux pour parents) effectué par un collègue enseignant, et d’une série d’entretiens d’adolescents vierges
réalisé par un ami de mon fils, afin de montrer que nous sommes encore loin d’être venu à bout des ravages opérés, dans notre culture, par la médicalisation bourgeoise de la sexualité infantile,
le puritanisme de classe, les théories hygiénistes de la sexualité masculine et la culture du french cancan. Je poursuivais sur l’ouverture qu’a été, pour moi et mes amis, la découverte de la
sexualité taoïste, afin d’envisager comment se donner un modèle des processus sexuels qui permet de redonner à l’érotisme la place qui est la sienne dans le mythe biblique : celle d’être la
porte de toute Connaissance.
13/02/2002 - Des observations qui décoiffent : un microfilm sur le cheveu - Robert Zirmi
Robert Zirmi est analyste en bulbologie capillaire : une technique de détection des cellules organiques dégradées incluse dans les bulbes pileux, qui offre
une analyse assez fine des dérèglements organiques et psychiques de l’individu.
Lorsque vous consulter Robert Zirmi, il vous arrache quelques cheveux. Il la place entre deux lamelles transparentes sous un microscope qui, muni d’une caméra reliée à un écran vidéo, vous fait
découvrir le surprenant spectacle de la vie de vos cheveux. Vous saurez ainsi si vous souffrez de dérèglements intestinaux ou glandulaires, de manque de sommeil, d’un choc psychologique ou de
facultés médiumniques, de fragilités osseuses ou veineuses, mais également si vous êtes sujet au cancer, a l’arthrose ou la maladie d’Alzheimer. Ce, par l’analyse des traces d’hormones,
toxines et autres sécrétions, ainsi que leur réaction à différents produits qui génèrent de fort belles cristallisations.
En résumé, un spectacle haut en couleurs : le microfilm du cheveu.
13/03/2002 - Dialogue avec les anges - Nicole Jean
Un arrêt cardiaque en pleine rue : A 42 ans, Nicole Jean, alias Alexis Ambre, est déclarée « cliniquement morte ». Son cœur recommence à battre
trois heures et demie plus tard, alors qu’elle est sur le point d'être placée, en chambre froide, à la morgue. Cette N.D.E. ( Near Death Experience ) – ou expérience de mort imminente –
l'entraîne dans l'exploration de cet univers invisible qu'on appelle « la mort. »
Qu'y a-t-il de l'autre côté ? Qu'a-t-elle découvert de si étrange, de si impressionnant, pour que toute sa vie s'en trouve bouleversée ? Son témoignage est une nouvelle preuve qu'il existe une
survie de la conscience après la mort. De quoi ne plus avoir peur du « grand voyage… »
Le témoignage de Nicole Jean apporte un éclaircissement à toute personne qui cherche à comprendre le processus de la vie et de la mort, mais aussi des cycles de nos vies.
10/04/2002 - Psychanalyse de la mort : la cure au LSD d’un rescapé d’Auschwitz (1) - Didier Dumas
Cette conférence sera la première d’une série sur les cinq séances d’analyse sous LSD, effectuées, dans la clinique d’un psychanalyste hollandais, par un déporté
d’Auschwitz qui les relate dans un livre signé de son numéro de déportation : Les visions d’un rescapé [Ka.Tzetnik 135633 Les visions d'un rescapé ou le syndrome d'Auschwitz (Hachette)
1990].
Ce dont souffrait cet homme est, en bien des points, semblable à ce à quoi j’ai été confronté de 4 à 18 ans, dans la relation à un autre dépoté, le deuxième époux de ma mère dont j’ai porté le
nom jusqu'à 24 ans. Je rendrais donc tout d’abord brièvement compte de cette rencontre précoce du fantôme d’Auschwitz, afin de situer en quoi la lecture et le travail effectué sur ce livre a
soigné, en moi, ce père sorti fou des camps et ouvert mes recherches sur la mort.
Cette cure au LSD est une psychanalyse de la mort et des représentations qui y sont attachées. Le « syndrome d’Auschwitz » s’y présente comme une paralysie absolue des représentations
de la mort qui se sont figée à Auschwitz dans une peur sans nom. Ce que le LSD ébranle par une descente à l’âge où elles se sont construites, et une explosion de l’activité mentale originaire qui
est, non seulement celle à l’œuvre dans la psyché du fœtus, du bébé et l’enfant d’avant 3 ans, mais également le lieu matriciel où prennent source toutes les croyances et religions
humaines.
15/05/2002 - Un chemin de vie tracé par les autistes - Anne Marguerite Vexiau
Orthophoniste de formation, Anne-Marguerite Vexiau s’est spécialisée dans la prise en charge des autistes, avec lesquels elle travaille depuis vingt ans. Elle
s’est formée, en 1993, à la Communication Facilité (CF) en Australie. La CF est un processus de communication qui permet aux personnes ne pouvant pas parler (handicapés mentaux ou
physiques) d’exprimer leurs désirs et sentiments en frappant des lettres sur un clavier, aidés par un partenaire de communication, appelé facilitant, qui soutient la main du patient. Or, elle
s’est très vite aperçue que ce support gestuel allait bien au-delà d’un soutien neuromoteur et émotionnel. La CF révèle en effet des capacités insoupçonnées de l’être. Le facilité semble
s’exprimer en utilisant la mémoire verbale du facilitant, qui traduit en mot les images mentales que lui envoie le facilité. Servant de médiateur à la communication, il offre, au facilité, son
équipement moteur, sensoriel et psychique. Ce qui ouvre l’accès aux couches profondes de la consciences d’une façon souvent très étonnante.
Poursuivant ses recherches, Anne-Marguerite Vexiau a développé cette approche avec des personnes névrosées, en lui donnant le nom de « psychophanie » (du radical grec
« phan » : mettre à jour). Des documents vidéo illustreront comment ce processus relationnel de communication d’inconscient à inconscient donne souvent des résultats thérapeutiques
rapides et surprenants, en apportant un nouvel éclairage sur la conscience des embryons, la communication intergénérationnelle, la façon dont les autistes affirment qu’il communiquent avec les
mort, le mystère du psychisme humain et les formes collectives de l’inconscient.
19/06/2002 - Psychanalyse de la mort : la cure au LSD d’un rescapé d’Auschwitz (2) - Didier Dumas
Dans la seconde prise de LSD relaté par Yechiel De-Nur, alias Ka.Tzetnik 135633, dans Les visions d’un rescapé, la paralysie des représentations de la mort
apparaît comme une immobilité du temps, resté irrémédiablement figé, dans le sadisme exterminateur des kapos d’Auschwitz. Cette immobilité du temps, qui se présente comme le retour fixe et
immuable des images traumatiques, permettra d’approfondir la conception freudienne du traumatisme, en cernant quelque chose dont Freud n’a pas traité : la façon dont la compréhension de la
mort et son intégration dépendent, à l’âge oedipien, de celle du temps.
SAISON 2002-2003
25/09/2002 - Les enfants et la guerre Paroles et dessins d’enfants après le 11/09/2001 - Donatella
Caprioglio
Quand arrive quelque chose de grave, qui nous trouble collectivement, on a tendance à chercher à se retrouver ensemble, pour rétablir dans le groupe l’unité
personnelle qui a été attaquée. On se mets à parler pour récupérer le fil du discours, c’est-à-dire notre identité qui risque d’être brisée. Parler sert à élaborer une émotion, la parole étant un
pont entre soi et le monde extérieur. Quand ce pont s’interrompt, le blocage se traduit en douleur physique ou psychique. Ceci est valable pour les adultes, comme pour les enfants. Après le 11
septembre, chacun de nous s’est senti personnellement attaqué et l’angoisse d’assister passivement à la mort en direct nous a poussé à parler avec les autres, à regarder de façon obsessionnelle
la télévision, les journaux, pour essayer d’élaborer parole après parole, image après image, le choc subi.
Et les enfants ? Comment ont-ils vécu ces évènements et quelles peurs ont-ils suscité ? Comment ont-ils pu élaborer cette angoisse qu’ils ont vue, au-delà des images de télévision, dans
les yeux de leurs parents ? Quelles sont leurs représentations et leurs propositions ? Quel espace d’écoute et de parole leur avons-nous donnée ?
Donatella Caprioglio qui est psychanalyste a demandé à des enfants de quatre et huit ans, français et italiens, de fixer les images qui les ont frappés à la télévision, dans un dessin, et
dans un autre, d’élaborer une solution pour l’avenir. Ce, en transcrivant les propos des enfants. Sont apparues des similitudes et des différences culturelles entre les deux pays, mais surtout la
capacité des enfants de comprendre ce que nous, adultes, ne savons plus voir.
23/10/2002 - Prendre en charge l’enfant ou travailler avec ses parents - Pascale Martin
Educateurs ou thérapeutes, notre désir d’intervenir auprès d’enfants nous viens souvent du besoin de réparer notre propre enfance. C’est pourquoi, nous
reconnaissant dans la souffrance des jeunes qui nous consultent, nous éprouvons parfois quelques difficultés à travailler avec leurs parents que nous avons tendance à confondre avec les nôtres.
Savoir accueillir des parents me paraît pourtant de nos jours plus nécessaire que jamais. D’abord parce que c’est de cette façon qu’on parvient à percevoir quelle est exactement la demande d’une
famille et notamment de qui elle émane. Ce qui permet de s’apercevoir qu’un grand nombre d’enfants « symptomatiques » semblent plus désireux, au moins dans un premier temps, de
« confier » leurs parents à un thérapeute de métier (en profitant de la sorte de la meilleure santé psychique de ceux-ci) que de transférer eux-mêmes sur un substitut parental. Ensuite,
parce que, pris dans une évolution des mœurs galopante, la plupart des parents se voient aujourd’hui confrontés à une double difficulté : identifiés inconsciemment aux structures parentales
des leurs, ils doivent en même temps constamment innover pour faire face à des situations que leurs pères et mères ne pouvaient même pas imaginer.
Il semble donc urgent de mettre en place les conditions pratiques et théoriques susceptibles de permettre aux parents de mieux exercer un « métier » qui se transforme à toute vitesse,
sans perdre pour autant ses caractéristiques fondamentales. Car, repenser et préserver les fonctions parentales dans la société actuelle me parait incontournable si l’on veut aider efficacement
des enfants à se construire.
20/11/2002 - La construction sensitive et fantasmatique de la sexualité - Didier Dumas
En ne prétendant expliquer ni le plaisir érotique ni l’orgasme, la psychanalyse a, en quelques sortes, créé la sexologie par défaut. La psychanalyse n’a, en
effet, pas d’autre visée que de renvoyer les questions que soulève la sexualité au champ plus vaste des rapports de l'enfant à ceux qui l'ont accueilli. Elle a ainsi laissé dans l’ombre tout le
registre de la communication érotique. La première raison à cela est que Freud n'a pris en compte que la dimension la plus tardive de la construction sexuelle. Il a considéré l’œdipe au cours
duquel se construit le registre des sentiments et la capacité de tomber amoureux. Mais, ayant réduit la sexualité infantile aux stades oral et anal, il a négligé les périodes, antérieures à
l’œdipe, au cours desquelles se construit la dimension sensitive et fantasmatique de la sexualité : le stade fœtal et le la « dyade mère-enfant ». Nous verrons donc comment le
registre des sensations, des images et de la télépathie infantile, qui fait autant le charme de l’amour que sa difficulté, se construit au cours de ces deux périodes.
18/12/2002 - L’haptonomie : une approche dynamique de l’affectivité - Catherine Dolto
L’haptonomie est née des expériences dramatiques vécues par son découvreur, Frans Veldman, lors de la deuxième guerre mondiale. Celui-ci la définit comme une
science phénoménologique et empirique : la science de l’affectivité. La phénoménalité haptonomique de la rencontre révèle que l’affectif est le troisième terme, oublié, mais indispensable à
la compréhension de l’être humain. Elle nous permet de sortir de la dichotomie corps-psyché dans un abord réellement global de la personne. Elle apporte un éclairage nouveau aux questions posées
par ce qu’on appelle couramment la psychosomatique, ainsi qu’au soin, au sens le plus large du terme, et à l’éducation, de la conception à la mort.
15/01/2003 - La clinique œdipienne de la mort et thérapie des « ancêtres mal morts » - Didier Dumas
Bien que la psychanalyse se soit moulée dans le sillon déjà amplement labouré de la spiritualité biblique, elle a tenu à s’en séparer. Elle a ainsi adopté le
vernis scientifique du scepticisme matérialiste en faisant d’une certaine façon impasse sur la mort. Or ce qu’on appelle l’œdipe est non seulement la construction des représentations qui
soutiennent la sexualité à l’âge adulte, mais aussi de celles qui, centrées sur l’interdit de l’inceste, en posent les limites : les représentations de la mort.
Après avoir situé la place qu’occupent les représentations de la mort dans la psychanalyse transgénérationnelle, je présenterai les recherches que j’ai mené, en ce domaine. C’est-à-dire comment,
partant de la découverte du taoïsme et de l’apprentissage de l’acupuncture, celles-ci se sont poursuivies (avec Pierre Bacelon et Régis Dutheuil) dans l’étude des NDE (near death expériences) ou
EMI (états de mort imminente), pour aboutir à la découverte du chamanisme et au travail dans lequel je me suis engagé avec Ivana Caprioli. Ce qui mettra en lumière que le fantôme (la transmission
d’une pathologie inconsciente) n’est pas (comme cela s’entend souvent) un mort qui persécute ses descendants, mais une structure énergétique communautaire ou familiale (une « image
transgénérationnelle du corps ») qui, en l’absence de représentations de l’Au-delà, interdit tout travail de deuil.
05/02/2003 - L’humour et le rire - Tatiana Fonseca
Les limites entre l’humour, le rire, le comique, l’ironie, l’esprit et la malice, sont parfois incertaines. L’humour se distingue toutefois par un trait
essentiel : il ne rit pas de… il rit avec… On peut même ajouter qu’on ne fait pas de l’humour avec n’importe qui, mais avec ceux qu’on aime. Étant avant tout « gaieté de
fantaisie », l’humour nécessite une grande complicité, car il repose sur un jeu d’opposés entre respect et impertinence, gravité et légèreté, empathie et agressivité, narcissisme et
détachement de soi-même.
Dans leur correspondance, Freud et Jung reconnaissent tous deux ses bienfaits. Néanmoins, ils ne l’abordent pas de la même manière. Freud y voit un dialogue entre le Moi et le Surmoi,
soudainement devenu bienveillant, alors qu’il évoque à Jung une figure issue de l’ombre qui emprunte aussi bien les visages d’Hermès, de Mercure, du Fripon divin, que du corbeau ou du coyote
des tribus indiennes.
Si, enfant, je n’avais pas très vite appris à me servir de l’humour et du rire, je n’aurais pas pu supporter l’ironie mon père et, par la suite, bénéficier d’une transmission paternelle. En tant
que thérapeute, l’humour m’a grandement aidé avec certains patients, en particulier les enfants. Plus tard, j’en ai retrouvé la puissance dans la tradition chamanique, où on lui attribue un
pouvoir de transformation, en y voyant, comme dans le rire, une nourriture spirituelle.
11/03/2003 - Les Huit méridiens extraordinaires - Elisabeth Rochat de la Vallée
A côté du système régulier des 12 méridiens, il existe 8 méridiens appelés « extraordinaires » (Ce qui peut se comprendre comme : normes naturelles
d’organisation de la vie). L’ensemble de ces huit méridiens a pour charge de régler le yin et le yang, le souffle et le sang, dans leur rapport au modèle originel propre à chaque individu. Ils
soutiennent la vie lorsque le système des 12 méridiens réguliers défaille. Et ces 8 méridiens dits extraordinaires peuvent aussi être considérés comme la première organisation de la vie qui se
développe à partir de l’embryon.
De même, à côté du système régulier des 5 Zang (les organes-trésors, appelés ainsi car ils thésaurisent la vie : le cœur, la rate, les poumons, les reins et le foie) et des 6 Fu (les
entrailles-ateliers qui, associés aux organes-trésor, travaillent pour eux : l’intestin grêle, l’estomac, le gros intestin, la vessie, la vésicule biliaire, et le triple réchauffeur), il
existe un ensemble de 6 entrailles appelées extraordinaires et constantes (le cerveau et les moelles, les os et les Mai, les circulation vitales, l’utérus et la vésicule biliaire).
Extraordinaires, car elles thésaurisent les essences vitales comme le font les organes-trésors (les Zang), mais en ayant une contenance semblable à celle des entrailles-ateliers (les Fu).
Constantes, car elles gèrent les essences (Jing), expression de l’origine qui fondent ma vie (Jing désigne aussi le sperme). Ou encore, parce que, sous la forme du sang de la femme et sperme de
l’homme, elles la reproduisent.
02/04/2003 - Gustav Fechner : le "grand-père oublié" de la psychanalyse - Claude Rabant
Physicien et mystique, Gustav Fechner (1801 1887) est le fondateur de la Psycho-physique (la science des relations de fonctions et de dépendance entre le corps
et l'esprit).
Claude Rabant qui est psychanalyste nous présentera certains points remarquables de sa vie et de son œuvre, dans laquelle Freud puisa sa conception du rêve, ainsi que la notion de pulsion (Trieb)
dont l’origine remonte à Fichte et à Schiller. Il montrera comment les conceptions de Fechner sur la notion de seuil et la délicate fonction du plaisir-déplaisir, ont influencé la théorie
freudienne des pulsions, suggéré l’horizon du principe de plaisir et la conceptualisation, en1920, de la pulsion de mort, notamment à travers le principe de la tendance à la stabilité défini par
Fechner en 1873. Deux points seront plus particulièrement cernés : la pulsion comme « concept-limite » ou démarcation du psychique et du corporel, et la pulsion comme « mesure de l’exigence de
travail imposée à l’appareil psychique », autrement dit, la fonction quantitative de l’excitation due au plaisir et au déplaisir, et le rapport du sujet au réel.
14/05/2003 - Les indiens Jivaros : société, cosmovision, chamanisme et santé - Jean-Patrick Costa
Pharmacien spécialiste des médecines traditionnelles et chef de mission humanitaire en Amazonie, Jean-Patrick Costa a réorganisé toute la pharmacopée
traditionnelle des Indiens Jivaros. Il est l’auteur de Indiens Jivaros (Le Rocher 1997) et de L’Homme-Nature (Sang de la Terre, 2000).
Jean-Patrick Costa nous présentera la société Jivaro, la vision du monde et les mythes de ces Indiens anciennement réducteurs de têtes. Quelle est leur conception de la maladie et de la mort ?
Quelles médecines utilisent-ils ? Comment devient-on chaman ? Comment soignent-ils ? Autant de questions qui nous plongerons au cœur de l’écologie et de la spiritualité des peuples autochtones
pour nous faire rebondir sur la délicate question de l’action humanitaire en Amazonie, qui passe par la mise en place de systèmes de santé innovants, capables d’intégrer tradition et modernité,
chamanisme et médicaments.
11/06/2003 - La vieillesse : un temps pour quoi ? - Aude Zeller
Quand la vieillesse ne prend pas spontanément des allures de sagesse, mais se met à dévaster les capacités mentales, psychiques ou corporelles d’un individu,
n’est-ce pas là l’ultime opportunité pour prendre soin de l’Etre ?
Celui qui se trouve « abîmé » par les vicissitudes de l’âge a plus que jamais besoin de l’aide d’un proche, qu’il soit familial, social ou médical, pour ne pas rester irrémédiablement enfermé
dans la révolte ou la dépression, pour ne pas sombrer dans un néant de vie, pour donner sens à son épreuve.
Quel type d’accompagnement peut permettre à la personne âgée ou démunie d’accepter l’inacceptable, de franchir l’insurmontable et finalement peut-être de mourir conscient, malgré le terrible
processus de dégénérescence ?
SAISON 2003-2004
24/09/2003 - L’évolution des mœurs depuis 1945 - Didier Dumas
Tout ce qui, dans le domaine sexuel, était encore récemment caché, interdit ou honteux s'expose aujourd'hui au grand jour. Dans ce contexte culturel nouveau,
l’absence de parole sur la sexualité qui continue à être la règle au sein des familles est devenu dramatique. C’est ce que nous apprenait, en février 2001, une étude de l’INSERM sur le
suicide des adolescents. Celui-ci est non seulement devenu la seconde cause de mortalité des 14-24 ans, mais les tentatives de suicide sont de plus en plus précoces et deux fois plus
fréquentes chez les filles que chez les garçons. Voilà qui rend urgent de se pencher sur la façon dont les valeurs sexuelles se transmettent dans notre culture. Nous verrons donc que, si
l’évolution des mœurs à laquelle nous sommes actuellement confronté s’accélère en 1945, avec la fermeture des maisons closes et l’acquisition du droit de vote et d’éligibilité par les femmes,
celle-ci s’amorce, en 1892, date à laquelle le vocabulaire sexuel qui est aujourd’hui le nôtre apparaît dans les dictionnaires. À cette époque où se structurent les premiers mouvements de
libération de la femme et où s’implante la psychanalyse, la société bourgeoise du dix-neuvième siècle a éliminé du langage toute trace de sexualité. Il n’existe plus aucun mot permettant de la
nommer. La médecine entreprend donc d’en recrée un, en commençant par adapter à l’homme un terme utilisé jusqu’alors pour les plantes et les animaux : le « sexe ». Telle est le
regard historique qui nous permettra de cerner comment les valeurs sexuelles se sont transmises depuis 1945 et de saisir en quoi les fantômes de la sexualité bourgeoise continuent à hanter les
nouvelles générations.
Pas de Causeries en octobre 2003.
20/11/2003 - La cosmologie chamanique - Ivana Caprioli
Bien qu’il existe autant de chamanismes que d’ethnie, de chamans ou d’individus, tous se réfèrent à une structure cosmologique qui est partout la même et qui
constitue la réalité dans laquelle l’être humain s’incarne et se développe. Cette structure est formée des Quatre Orients et des Trois Mondes reliés en leur centre par l’Arbre de Vie. Le Monde du
Bas est celui des divinités animales, végétales et minérales qui informent les hommes des fonctionnements de la vie terrestre, comme le fait le Serpent du jardin d’Eden ; le Monde du Haut,
celui des ancêtres, des guides et autres divinités tutélaires dont l’ange gardien de la chrétienté est la forme la plus récente ; et le Monde du Milieu est le nôtre. Nous verrons donc que,
si l’esprit et la pensée nous viennent du Monde du Haut, nous devons notre horizontalité aux animaux, notre verticalité aux arbres et la matière qui nous constitue, aux
minéraux.
17/12/2003 - Naître au conscient - Varinia Oberto & Alain Sotto
Un jour où je faisais remarquer à mon second fils, qui avait une dizaine d’années, que je le trouvais étonnamment bien organisé dans la gestion de ses amitiés et
de son travail scolaire, il me rétorqua : « Avec Alain et Varinia, j’ai eu beaucoup de chance ! » Ayant eu des difficultés pour apprendre à lire, il avait participé aux stages
d’été qu’ils organisaient, à l’époque, dans leur maison de Grignan où ils apprenaient aux enfants comment fonctionne, non pas l’inconscient, mais le conscient : Quels sont les processus qui
nous permettent d’emmagasiner des informations, et en quoi cette mémorisation dépend des projets à travers lesquels nous créons le futur.
Dans Naître au Conscient qu’ils publient cette année chez Desclée de Brouwer, Varinia Oberto et Alain Sotto reposent la question du rôle dévolu aux parents et aux éducateurs, qui est
d'ouvrir le monde à l’enfant et de l’aider à accéder à son intériorité propre. Ils montrent qu’il n’existe pas d’enfant paresseux, ni de cancre heureux.
Si l’enfant décide d’aller à l’école, c’est pour y réussir. Mais s’il ne sait, ni pourquoi il apprend, ni comment il apprend, il n’y parvient pas et il en est malheureux.
Comment naît son intelligence et s’épanouissent ses potentialités ? Quelles sont les nourritures essentielles à son développement ? Comment l’enfant réalise-t-il son adaptation au monde ? Quel
plaisir peut-il trouver à assumer sa propre construction mentale ? Où en puisse-t-il la motivation ? Peut-il apprendre si on ne lui a pas expliqué comment fonctionne la pensée ? Et quel est le
rôle des parents dans ce développement intellectuel ?
Pas de Causeries en janvier 2004.
12/02/2004 - Le temps et l’espace dans le chamanisme - Ivana Caprioli
Tels qu’on les conçoit de nos jours, l’espace possède trois dimensions et le temps s’écoule d’une façon linéaire du passé vers le futur. Or cette façon de les
concevoir n’est valable qu’au regard de la réalité matérielle. Dans la réalité mentale, celle des rêves, de l’esprit et du voyage chamanique, il n’en va pas de même. Deux espaces peuvent, en
effet, s’y superposer pour en former un troisième. Quand au temps, il y est réversible, puisque l’esprit permet d’explorer le passé et de se représenter le futur. Nous verrons donc que, dans
l’Autre Réalité qui est celle du chamanisme, le temps et l’espace deviennent des vecteurs, sur lesquels la psyché peut se déplacer, qu’il s’agit d’utiliser comme des instruments du travail et de
la recherche.
10/03/2004 - La fleur de l’os ou la mémoire des dents - Michèle Caffin
Me soigner chez Michèle Caffin m’a permis d’approfondir la connaissance énergétique de nos dents. La médecine chinoise les considère porteuses de mémoire
ancestrale. Michèle Caffin y ajoute la mémoire singulière de chacune d’entre-elles et explique comment les dents expriment notre construction affective et personnifient notre « théâtre intérieur
». Voici ce qu’elle en dit :
« Je me suis penchée trente ans sur les dents, je les ai réparées, enlevées, mises en sursis, et puis un jour, une idée qui m’a parue lumineuse à explosé dans ma tête : chacune d’entre elles est
un personnage. Chacune porte une partie de notre histoire et mémorise un rôle où nous sommes tout à la fois acteur et spectateur. Elle en garde le texte, l’active sans que nous n’y prenions garde
et parfois, perd de sa matière, ce que nous appelons une carie.
D’où vient ce pouvoir des dents de nous faire souffrir pour une blessure pas plus grosse qu’une épine et pourquoi le mal d’amour est-il en relation avec le mal de dent ? La dent est un os marié à
un autre os qui la porte et disparaît avec elle. En elle, l’os et le sang se conjuguent afin que l’homme se définisse et trouve son nom. De l’incisive à la molaire, chacune sonne sa note et nous
relie du plus profond de nous-même à l’expérience sur le terrain, le but étant de mordre dans la Vie ». D. F.
Michèle a publié deux livres : Quand les dents se mettent à parler, Guy Trédaniel, 1994. Mon dieu, la dent et moi, Guy Trédaniel, 2003.
07/04/2004 - De la psychanalyse à la psychophanie - Annette Jean-Caron
« Connais toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux », disait Socrate. La psychanalyse nous a ouvert les portes de l'inconscient. Avec la
psychophanie, Anne Marguerite Vexiau nous invite à poursuivre cette aventure intérieure. Elle nous offre un outil thérapeutique qui nous permet d'explorer l'être dans sa consistance
multidimensionnelle a la fois horizontale et verticale, transgénérationnelle et transpersonnelle.
Annette Jean-Caron a longuement travaillé avec Anne-Marguerite Vexiau. Elle nous racontera comment la psychophanie l'a mise en contact avec la dimension la plus intime de son être (son Soi),
comment celle-ci a éclairé, prolongé et transformé le travail de deux longues analyses et diverses approches psychothérapiques. Elle montrera ainsi en quoi cette expérience a transformé son abord
de la psychothérapie et de quelle façon elle utilise la psychophanie avec ses patients.
12/05/2004 - Comment les nouvelles avancées des sciences éclairent l’univers affectif - Jean-Louis Revardel
Jean-Louis Revardel est haptothérapeute, biologiste, enseignant et chercheur. Cette pluridisciplinarité l'a conduit à une réflexion novatrice sur "ce fleuron de
l'espèce humaine" qu’est l'affectif. Comment, en effet, rendre compte du monde de l'affectivité si subtil et complexe qu'on ne peut, selon les critères scientifiques habituels, ni l'expérimenter
ni le prouver, mais simplement l'éprouver ? J.L. Revardel nous invite à porter un regard nouveau sur l'univers affectif. Il nous montre comment la rencontre de la phénoménalité haptonomique et de
la pensée du complexe (microphysique quantique, théorie du chaos, fractales) aide à approcher les phénomènes qui relèvent de l'affectif. Sous-tendue par l'expérience clinique, cette réflexion
transdisciplinaire permet en effet d'éclairer les concepts de l'haptonomie, de la situer parmi les autres approches, et d’appréhender les formidables potentialités aimantes et créatrices de
l'être humain, toujours à la recherche, de sa conception à sa mort, de vécus de tendresse et de liberté.
Jean Louis Revardel a publié deux livres : Constance et fantaisie du vivant, biologie et évolution, Albin Michel, 1993. L'univers affectif, haptonomie et pensée moderne, PUF,
2003
09/06/2004 - Les groupes de parole sur la sexualité présentés par eux-mêmes
Quelques-uns des participants à ses groupes parleront de ce qui s’y dit et du rôle qu’a eu ce travail dans leur vie et leur évolution. Les autres seront là pour
répondre à vos questions.
SAISON 2004-2005
29/09/2004 - La structure de la conscience - Didier Dumas
La psychanalyse a tendance à identifier le conscient au langage, alors que la pensée n’est pas constituée que de mots. Prenant source dans la perception du monde et des autres,
la pensée implique autant la façon dont nos yeux nous les montrent que les affects et les sensations qui y sont attachés. Voilà en quoi la conception psychanalytique de la conscience est
insuffisante. Elle a trop rapidement identifié celle-ci à sa dimension verbale. Or la conscience langagière est non seulement une instance tardive (qui ne commence à se structurer qu’au cours de
la troisième année, avec l’acquisition du « je » et la formulation des phrases), mais à cet âge, il existe déjà une autre forme de conscience : la conscience prélangagière. Celle-ci est
antérieure à l’appréhension des mots et émane de la « pensée en images » qui, à l’âge adulte, est celle des rêves, mais qui, dans la prime enfance, à tout d’abord été celle avec laquelle
les bébés nous comprennent. Nous verrons donc comment ces deux formes de conscience sont liées à l’asymétrie fonctionnelle des hémisphères cérébraux (le droit recelant la mémoire des formes et
des images, et le gauche, celle des mots), mais restent néanmoins étroitement imbriquées dans l’activité mentale, car si nos structures cérébrales ne disposaient pas des moyens d'associer les
mots à tout un réseau d'images et de sensations, ceux-ci n'auraient pour nous aucun sens.
06/10/2004 - La vie après la mort d’après Jung - Tatiana
Fonseca
Dans son autobiographie, « Ma vie, souvenirs, rêves et pensées », Jung expose sa théorie du transgénérationnel et insiste sur les liens qui se tissent entre les
vivants, les morts, les ancêtres et les esprits. À travers les phénomènes parapsychologiques qui jalonnent sa vie, son arbre généalogique, ses nombreux rêves, et ceux de ses patients, il élabore
ses idées sur la vie après la mort, non plus en fonction de sa capacité de raisonner, mais en fonction de sa capacité de « fabuler », c’est-à-dire de « prêter une oreille attentive aux étranges
mythes de l’âme ». Pouvoir ainsi « mythologiser » représente pour lui une « activité vitale salutaire ». À partir de ce thème de la vie après la mort, il reprend une définition de l’inconscient
collectif empruntée à une croyance australienne : « L'inconscient est, selon les conceptions les plus anciennes, le royaume du rêve et aussi celui des morts et des
ancêtres».
20/10/2004 - La sexualité taoïste - Catherine Despeux
On a souvent opposé la sexualité chinoise à la sexualité occidentale, sans tenir compte du fait qu’il a existé de multiples formes de sexualité en Chine comme en
Occident. Catherine Despeux nous présentera donc la forme de sexualité chinoise qui s’est formée et a été enseignée dans les milieux religieux taoïstes et qui, en conséquence, est indissociable
des pratiques religieuses : prière, méditation, rituels, dans une vie collective ou d’ermite. Elle nous présentera les images et représentations du corps proprement taoïstes, leur façon de
concevoir les rapports homme/femme, les pratiques sexuelles, la place et la fonctions qui leur sont accordées.
Professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales, Catherine Despeux à écrit de nombreux ouvrages dont, entre autres, Zhao Bichen, traité d’Alchimie et de Physiologie
taoïste (Ed. Les Deux Océans), Immortelles de la Chine Ancienne, (Ed. Pardès).
24/11/2004 - La conception chinoise de l’âme - Elisabeth Rochat de la Vallée
Dans la culture chinoise, les esprits, Shen, sont des puissances qui existent en elles-mêmes : des agents du Ciel capables de protéger les humains ou de leur
nuire. Les esprits animent le corps et sont présents dans le centre de la personne qu’est le Cœur, ainsi que dans tous les organes ou parties de l’organisme. Ils ne correspondent toutefois pas à
l’âme conçue comme un principe de vie personnelle qui survivrait à la mort. L’âme individuelle est constituée des Hun et des Po qui sont personnels et vivent en couple : leur union, c’est la vie
; leur séparation, notre mort. Hun et Po sont ainsi les deux facettes de la vie sur Terre. Ils constituent la dualité propre à toute expression de la vie, faisant qu’une partie de l’être humain
appartient depuis le premier commencement au Ciel, et qu’une autre est irrémédiablement liée à la Terre, leur étreinte constituant la vie sur Terre. La part terrestre de l’âme fixe l’être humain
dans un corps, une forme : ce sont les Po. Sa part céleste tend à s’élever vers ce qui est subtil et clair : ce sont les Hun. Cela toutefois à condition que les Hun soient inspirés par le
Ciel, les esprits (Shen) et l’ordre naturel, afin que la clarté ne se retire pas d’eux, en les rendant mauvais et nuisibles. Pour la même raison, les Hun doivent toujours dominer les Po. Au cours
de la vie, Hun et Po se chargent de vitalité, et la qualité de ce qu’ils absorbent crée une animation dont la puissance n’est pas éteinte par la dissociation qu’opère la mort.
Membre fondateur de l’École Européenne d’Acupuncture, Elisabeth Rochat de la Vallée a écrit de nombreux ouvrages dont, entre autre : Les mouvements du cœur, Psychologie des chinois (éd Desclée de
Brouwer)
15/12/2004 - Comment la Chine est passée de l'animisme primitif à la notion de Tao - Antony Tao
Bien que le taoïsme soit considéré comme l’une des grandes religions de la planète, le monde occidental a eu un certain mal à cerner ce qui le différencie des
autres voies religieuses. La vie humaine y étant conçue comme le produit d’une union des souffles du Ciel et de la Terre, on a eu tendance à y voir une « religion sans dieu », une « philosophie
de l’existence » ou un « mode de vie vénérant la nature ». Or si le taoïsme se différencie des religions structurées par la croyance en un dieu créateur, comme le sont les religions bibliques,
c’est que, contrairement à elles, il n’a non seulement pas rejeté la base chamanique sur laquelle toutes les religions se sont construites, mais en a solidifié l’armature dans la « théorie du
chemin » qu’est le Tao. Voilà ce sur quoi s’est penché Antony Tao qui nous montrera que la Chine est le seul pays où la pensé chamanique s’est à ce point inscrite dans la culture et la
civilisation durant plusieurs millénaires.
Antony Tao a écrit : Chamanisme et civilisation chinoise antique, aux Éditions L'Harmattan.
12/01/2005 - Mort provisoire et mort définitive - François Brune
François Brune est un des rares prêtres à s’être penché sur la question de l’Au-delà. Pierre Bacelon et Didier Dumas l’ont connu à IANDS-France, dans un groupe
de recherche sur les N.D.E. (near death espérience ou expérience de mort imminente). Il nous parlera de ses recherches :
La personne peut se détacher de son corps, être en état de mort apparente, avant que le corps n’ait achevé la sienne. C’est ce qui explique que l’on peut faire l’expérience de la mort et que, si
celle-ci n’a duré qu’un temps très bref, l’on puisse revenir dans son corps et le réanimer. Dans ce temps très bref, la personne provisoirement morte a néanmoins vécu l’expérience du début de la
vie après la mort et peut la décrire. Ce qu’elle en dit est confirmée par des témoignages déjà anciens de communication avec des défunts qui ont décrit les différentes étapes de leur passage dans
l’Au-delà. Cette expérience qui se produit sans qu’on s’y attende et qui peut arriver à tout le monde est, pour l’essentiel, indépendante des convictions philosophiques et religieuses. Dans sa
dimension la plus profonde, elle est comparable aux expériences mystiques et, la plupart du temps, elle produit un bouleversement complet de l’échelle de valeurs et marque le début d’une
recherche spirituelle intense.
Auteur de nombreux livres, François Brune a entre autres écrit : Pour que l’homme devienne Dieu (Éd. Dangles), Les morts nous parlent (Éd. Le félin et Le livre de poche), Saint Paul (Éd.
Flammarion).
09/02/2005 - Le génocide du Rwanda - Yolande Mukagasana
Cette Causerie est pour le moment indisponible.
En avril 1994, au Rwanda, plus d'un million de personnes sont
assassinées à la machette par ceux qui, la veille encore, étaient leurs voisins, leurs amis, leurs collègues. Yolande Mukagasana et les siens se réfugient dans la brousse. Joseph, son mari, est
pris le premier. Elle s'efforce de mettre ses enfants à l'abri, mais ne les reverra jamais. Seule de sa famille à avoir survécue, aujourd'hui, Yolande témoigne : « Je ne condamne personne.
Je ne condamne que le génocide partout où l'on cherchera à exterminer un peuple. Je ne fais pas de politique. Il y a plus fort que cela : aimer l'humain pour ce qu'il est, avec sa force, sa
faiblesse, sa haine, son sourire. Ma vie d’avant le génocide, c'est un peu comme une vie antérieure. Depuis, je n'ai plus qu'un ami, c'est mon témoignage. Mais peut-être qu'un jour, je serai à
nouveau capable d'avoir des amis ».
Yolande mérite d'être écoutée et entendue, car au-delà du témoignage, son expérience se révèle comme un enseignement sur la vie, la mort, la haine, l'amour, la féminité, la maternité et le
sens de l’existence. Plus qu’un témoignage, c'est à une rencontre que nous vous convions, celle où au fil des questions et réponses, c'est l'humain : nous-mêmes, que nous tenterons de comprendre
avec elle.
Yolande Mukagasana a écrit deux livres en collaboration avec Patrick May, La mort ne veut pas de moi et N'aie pas peur de savoir (Robert Laffont) et un livre de photographies, Les blessures
du silence avec Alain Kazinierakis (Actes sud).
16/03/2005 - Comment se conjuguent la lumière intérieure et la lumière extérieure - Ghislaine de Laage
Cette Causerie est pour le moment indisponible.
La perception que nous avons du monde est le résultat d'une négociation
entre la vision fœtale et la mise en fonctionnement, à la naissance, par la lumière, du système visuel neuronal. Dans le « vide de voir » du ventre maternel, le fœtus élabore une « vision
cosmique » qui se constitue à partir de toutes les perceptions sensitives autres que visuelles. Son univers mental ne différencie pas encore l’extérieur de l’intérieur. Il est alors ouvert à
cette part invisible du vivant qu’est la vie énergétique et mentale. Si l'ouverture des yeux sur le monde extérieur n'est pas trop violente ou tyranniquement dominante, elle laissera à l’enfant,
la capacité de percevoir tant le visible que l'invisible, en associant la « vision cosmique » intérieure ou inconsciente, à celle, extérieure, de la lumière solaire et du
langage.
13/04/2005 - Analyse et réinformation cellulaire - Michel Larroche
Nous traînons tous avec nous des séquelles de chocs qui sont, soit restées gravées dans notre mémoire consciente, soit que nous avons occultées ou
oubliées. Ces mémoires de chocs finissent par altérer le fonctionnement de la matière même de notre corps. Pour disposer d’une grille de lecture efficace et capable de corriger ces défauts
d’information, on ne peut en aucun cas se dispenser d’une transdisciplinarité dans une synthèse cohérente. C’est le but et le travail de l’Analyse et Réinformation Cellulaire.
Michel Larroche a écrit : Mes cellules se souviennent (éd. Guy Trédaniel).
Pas de Causeries en mai 2005.
15/06/2005 - Ainsi parle l’esprit de la Plante - Jean-Marie Delacroix
Psychanalyste formé à la Gestalt et la bioénergie, Jean-Marie Delacroix nous racontera comment sa rencontre avec les thérapies traditionnelles ancestrales et
plus particulièrement avec ce qu’on appelle les « plantes sacrées » est venue bouleverser l’homme et le psychothérapeute qu’il est. Aujourd’hui dit-il : « j’ai tendance à
penser que ce qui fait qu’il y a transformation chez l’être humain en thérapie sont ces moments où la conscience est suffisamment élargie pour lui permettre de rencontrer ce qui habituellement
lui échappe et qui n’est pas de l’ordre du refoulement au sens de Freud. Il y a, en effet, d’autres niveaux de réalité et de conscience qui nous permettent de travailler sur les mémoires
inscrites dans notre organisme. Mais alors, au lieu de considérer l’être humain comme quelqu’un de conditionné par l’inconscient nous devons le considérer comme un ensemble de mémoires en attente
d’ouverture et de révélation ».
Il nous parlera également de la façon dont cette initiation lui a permis de se préparer à une rencontre tout à fait étonnante avec un autre, un « donneur » et qui s’est faite par
l’intermédiaire d’une transplantation hépatique dont il a eu la chance de bénéficier quelques mois après son dernier séjour en Amazonie.
Co-créateur de l’Institut de Gestalt-thérapie de Grenoble, Jean-Marie Delacroix a publié entre autres : Le Tantra, en collaboration avec Agnès Pin-Delacroix, Ed. l’Harmattan, et Ainsi parle
l’esprit de la plante, Ed. Jouvence.
SAISON 2005-2006
21/09/2005 - Nous sommes ce que nous mangeons - Jean Ithurriagues
Médecin généraliste, créateur du Centre d'Études et de Recherches Macrobiotiques, Jean Ithuriague nous racontera
comment la rencontre de l'œuvre de G. Ohsawa, le créateur de la Macrobiotique, a changé sa vie. Il nous parlera l'art de l'harmonisation du Yin et du Yang dans l'alimentation, laquelle doit être
personnalisée en fonction de l'âge, du sexe, de la saison, de la région, de son état physique et mental, et peut être, ce qui est le plus important, de son but personnel. Il nous présentera le
principe unique et les sept conditions de la santé, c’est-à-dire en bref, sa pratique de la médecine, qu'il envisage maintenant plus comme un "DO" (une voie) et un « art de vivre » que comme un
traitement de la maladie.
La nourriture étant « la source de la vie » dit-il « quelque soit la maladie, il existe un régime adapté à la
personne, à sa maladie et à son traitement. Je ne vois pas pourquoi, en médecine classique, on ne propose des régimes que pour quelques maladies comme le diabète, l'hypertension ou la goutte
».
12/10/2005 - La méthode Padovan : réapprendre à marcher pour mieux s’exprimer Agnès Graillot & Sophie Servent
Brésilienne, ancien professeur à l’école Steiner de Sao Paulo et orthophoniste, Béatriz Padovan fait partie de ces
pédagogues que la difficulté de la tâche, loin de rebuter, incite au contraire à découvrir de nouvelles voies. Une conférence de Steiner lui donne l’intuition d’une solution possible aux
difficultés de langage des enfants que, malgré ses compétences, elle ne parvient toujours pas à rééduquer. Marcher, parler et penser sont trois étapes fondamentales du développement de l’enfant.
Selon Steiner, chacune de ces trois phases concourt à l’acquisition de la suivante, tout en se développant de façon concomitante. Or si l’orthophonie traditionnelle travaille le langage et la
pensée, elle ne prend pas en compte le développement moteur. S’inspirant des travaux de Temple Fay, un neurochirurgien américain, Béatriz Padovan invente une méthode de rééducation à partir de
ces éléments, en y ajoutant le fruit de ses propres élaborations. Reconsidérant tout le développement sensitivomoteur du nourrisson (des premiers gestes à une pensée élaborée) en une séquence
structurée et systématique de mouvements, elle ajoute aux « patterns » de la marche découverts par Temple Fay des séquences spécifiques pour les yeux , les mains et la bouche. L’individu est
ainsi considéré et rééduqué dans sa globalité.
L’objectif de la méthode Padovan est de favoriser la maturation complète du système neurologique nécessaire au bon
développement de nos fonctions. Comment procède cette méthode (qui s’adresse à tous les professionnels de l’éducation et du soin : orthophonistes, orthodontistes, psychomotriciens,
kinésithérapeutes, ostéopathes, enseignants, etc.…) ? C’est ce que vous découvrirez avec Agnès Graillot et Sophie Servent, deux orthophonistes qui ne se contenteront pas de vous parler de cette
méthode mais vous en présenteront une démonstration vivante.
16/11/2005 - La mémoire de l’eau - Jean-Pierre Lentin
L'eau constitue 70 % de nos
tissus et joue un rôle essentiel dans nos processus vitaux que l'on commence à peine à soupçonner. L'eau est une substance beaucoup plus complexe que ce qu'en pense actuellement la physique,
puisqu'elle présente de nombreuses « anomalies » qui n'ont pas encore trouvé d'explication scientifique. Celles-ci permettent de supposer que les molécules d'eau s'agrègent de différentes
manières, notamment après une irradiation électromagnétique ou le contact avec une préparation homéopathique à dose infinitésimale. On parle alors d'eau « structurée » ou « dynamisée » qui
mémorise et transmet aux cellules des signaux de nature énergétique. L'histoire de la « mémoire de l'eau » n'a donc pas commencé avec Jacques Benveniste et ne s'arrêtera pas après sa disparition.
Dans ce domaine, les pionniers du XXème siècle sont Viktor Schauberger, Theodore Schwenk, Giorgio Piccardi et Carmen Capel-Boute, Louis-Claude Vincent et Jeanne Rousseau, Stanislas Bignand et
Marcel Violet, Franz Morell et Wolfram Rasche, Jean Pagot, Etienne Guillé, Cyril Smith, Catherine et Dang-Vinh Luu, Fritz-Albert Popp ou le grand biologiste Albert Szent-Gyorgyi, qui écrivait dès
1947 que « les protéines ne sont que des impuretés de l'eau ». Actuellement, les recherches se poursuivent, notamment sur l'impact « d'énergies subtiles » (ondes électromagnétiques ultra-faibles
émises par les êtres vivants ou autres types d'ondes inconnues de la science actuelle) sur l'eau, ainsi que sur l'action qu'a la pensée sur la structure de l'eau (dans les laboratoires russes de
parapsychologie et au Japon grâce aux photos de micro-cristallisations de Masaru Emoto).
Journaliste, écrivain et documentariste scientifique, Jean-Pierre Lentin a entre autres publié : Je pense donc je me
trompe, les erreurs de la science de Pythagore au big-bang, Albin Michel 1979, Ces ondes qui tuent, ces ondes qui soignent, Albin Michel 2001, Le cerveau et les drogues, Le Panama Éditeur, 2005,
et il en prépare un autre sur la mémoire et les mystères de l'eau.
14/12/2005 - La perception chinoise du temps - Elisabeth Rochat de la Vallée
Dans
la pensée chinoise traditionnelle, la perception du temps diffère de celle que nous en avons aujourd'hui. Cette différence est en partie due au bouleversement de notre vision du monde qu’a
engendré l’avancé scientifique et technologique. Il existe toutefois des différences qui ne sont pas réductibles à ce bouleversement, mais qui tiennent a la façon dont les Chinois se projetaient
dans un ordre du monde et s'y inséraient. Pour eux, l'espace et le temps ne sont pas des abstractions, mais des lieux concrets, des moments qualifiés semblables au modèle des Quatre saisons.
Chaque endroit, chaque moment est déterminé pour fournir un cadre ou un être, lui aussi pourvu de ses qualités spécifiques, qui y déroule son existence en obéissant à des séquences découpant dans
le temps des moments qui s'agencent rythmiquement. L'apparition de séquences analogues, la répétition de rythmes semblables, en des circonstances cependant variées, forme des cycles qui sont
l’expression de la loi naturelle.
Mieux vaut donc connaître ces cycles pour bien mener sa vie personnelle ou sociale, préserver sa santé et ménager ses
forces. Cependant, le temps n'est pas enfermé dans ces cycles. Chaque moment est unique en ses déterminations et ses potentialités. Et, comme le moment perdu ne se rattrape jamais, l'art de vivre
est la connaissance du bon moment : de l'opportunité. L'opportunité n'est toutefois pas une attitude égoïste et vulgaire. Pour la saisir, il faut avoir le cœur libre et être totalement
désintéressé, car ce n'est pas alors son désir qui prime, mais l'opportunité de l'insérer fructueusement dans le moment afin de participer au rythme cosmique.
Cette
façon de concevoir le temps laisse ouverte les questions concernant sa nature et son rôle : y a-t-il un « produit » du temps, une évolution, un accomplissement tributaire de l'écoulement du temps
dans une direction précise ? Ou le temps n'est-il que le déroulement de ce qui est déjà intégralement à l'origine et quel est alors le sens de l'histoire?
18/01/2006 - La vision astrologique de Ptolémée - Yves Lenoble
Toutes les grandes traditions ont insisté sur l'interpénétration du Ciel et de la Terre dans la constitution, la vie
et la destinée humaine : une réalité que les astrologues vivent au quotidien et que Claude Ptolémée, au deuxième siècle après Jésus-Christ, a su formuler le premier en un épais traité clair et
rigoureux.
Chaque planète, indique le Tétrabible de Ptolémée*, correspond à un âge de la vie, une direction de l'espace, une
humeur (une qualité élémentale ou un élément), un ensemble de caractéristiques physiques et psychologiques, etc. Tous les mouvements du ciel ont leurs répliques dans nos vies et les changements
d’humeur qu’ils génèrent chez nous se manifestent aussi bien au niveau individuel que collectif. Au niveau individuel, les configurations célestes sont à prendre en considération dès la
conception, bien que celles qui s'effectuent à l'instant de la naissance et dans les heures qui la suivent soient les plus essentielles.
* Ou :
Le livre unique de l’astrologie, traduit et commenté par Pascal Charvet, NiL éditions, 2000.
22/02/2006 - La médecine
électromagnétique - Jean-Pierre Lentin
La médecine électromagnétique est un
des secrets le mieux gardé de la médecine actuelle. De nombreux appareils électromagnétiques (dont certains se sont développés à la fin du XIXème siècle, et d'autres ont été mis au point plus
récemment par la recherche scientifique universitaire ou des chercheurs indépendants) ont une action thérapeutique sur de nombreuses maladies, à moindre frais que les médicaments pharmaceutiques
et sans leurs effets secondaires néfastes. Les réussites de la médecine électromagnétique concernent pour l'instant la lutte contre la douleur (production d'endorphines), le traitement de fond
des rhumatismes, arthrites ou arthroses (repousse du cartilage), la cicatrisation des blessures, brûlures et éruptions cutanées, la régénérescence de certaines cellules, ou le traitement de la
dépression et de la toxicomanie. On fonde donc aujourd'hui des espoirs sérieusement étayés en ce qui concerne le cancer, les maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson, scléroses) et la
régénérescence des cellules nerveuses après des lésions accidentelles, ainsi que l'élimination ciblée de microbes infectieux et la possibilité d'un diagnostic global (holistique) de l'origine des
maladies. L'étude des thérapies électromagnétiques rejoint bien sûr celle des effets néfastes de certaines ondes (micro-ondes du téléphone portable, par exemple). Elle se complète par des
recherches fondamentales sur le rôle de l'électromagnétisme dans le fonctionnement des êtres vivants, l'importance de l'énergétique et de l'information qui annoncent une nouvelle révolution pour
la biologie.
Journaliste, écrivain et documentariste scientifique, Jean-Pierre Lentin a entre autres publié : Je pense donc je me
trompe, les erreurs de la science de Pythagore au big-bang, Albin Michel 1979, Ces ondes qui tuent, ces ondes qui soignent, Albin Michel 2001, Le cerveau et les drogues, Le Panama Éditeur, 2005,
et il en prépare un autre sur la mémoire et les mystères de l'eau.
15/03/2006 - La guérison spirituelle et
la transformation qu’elle m’a apporté - Paul-André Latulippe
Cette causerie, à cause de sa très mauvaise qualité audio n'est pas proposée, cependant vous trouverez une Causerie de Paul-André Latulippe ci-dessous à la date du
17/10/2007 (tenir compte du très fort accent québécois).
Didier Dumas a rencontré
Paul André Latulippe dans un stage organisé par des élèves de Marie Lise Labonté. Celle-ci ayant acquit la capacité de permettre aux êtres de lumière de s'exprimer par sa bouche, canalise les
anges Xédah et Michaël. À la sortie de ce stage, Didier a acheté les livres de ses canalisations. L'une des premières choses qui l'a frappé est que la première canalisation publiée des anges
Xédah est exactement le même enseignement qu'ont reçu ceux qui font du chamanisme par l'intermédiaire des guides de Daan van Kampenhout et Ivana Caprioli qui ont introduit le chamanisme dans
notre groupe.
Dans le groupe des élèves de Marie Lise Labonté, Paul André Latulippe est « enracineur », c'est-à-dire qu'il
s'installe à côté de la personne qui canalise, branche ses chakra sur les siens afin de constituer une prise de terre qui enracine celui qui canalise en se transformant en une « forme vide » dans
laquelle les anges ou d'autres entités peuvent alors s'exprimer. Didier l'a invité pour qu'il nous fasse partager ce qu'il a vécu dans cette rencontre vibratoire avec ces entités de l'au-delà et
qu'il nous parle des enseignements que lui et ses amis reçoivent de cette façon, depuis dix ans, sur la transformation que la Terre et nous-même sommes présentement en train de vivre. Il nous
parlera du mal-être que peut engendrer cette transformation, des ajustements et transformations profondes qui se sont opérés dans sa propre vie et celles de ceux avec qui il travaille, ainsi que
des outils de guérison proposés par ces entités pour transmuter les blessures.
05/04/2006 - Femme désirée, femme désirante - Danièle Flaumenbaum
Alors que la
conception de la vie a radicalement changé et qu'il est socialement admis que l'épanouissement sexuel fait partie des mœurs de notre époque, pourquoi les femmes ont-elles toujours autant de mal à
vivre leur sexualité ? Qu'elles aient 20, 30, 40 ou 60 ans, elles continuent aujourd'hui encore à être sous l'emprise de difficultés. Pourquoi le corps ne sait-il pas ressentir le désir ou
éprouver le plaisir de la rencontre amoureuse dans sa pleine expansion ? Comment les femmes construisent-elles leur sexualité ? Quelle place y tient la mère ? Et pourquoi les relations entre
hommes et femmes continuent à être une source d'incompréhension, de fatigue et de drame ?
Notre
monde n'a pas encore intégré que la sexualité adulte s'origine dans le corps à corps affectif que l'on a eu nourrisson et tout petit enfant avec les personnes qui prennent soin de nous. Les
petites filles ne peuvent rêver de devenir « maman » que si leur mère est heureuse de l'être. Elles doivent aussi pouvoir grandir, en sachant que la sexualité qu'elles vivront quand elles seront
grandes leur donnera du plaisir et des forces.
Au croisement de la gynécologie, de la médecine chinoise, de la psychanalyse et de l'approche transgénérationnelle, le
livre de Danièle Flaumenbaum s'appuie sur plus de trente ans d'expérience.
10/05/2006 - La sexualité féminine taoïste - Catherine Despeux
Pour les taoïstes,
la racine de vie ou de mort est la sexualité. Elle est le point de départ d’une triple transformation qui conduit l’être vers son épanouissement. Chez l’homme comme chez la femme, le calme de
l’esprit engendre chaleur et bien-être que l’on diffuse peu à peu dans tout le corps. Dans l’alchimie taoïste, on appelle cette étape la « transformation de l’essence en souffle ». Puis, la
détente du corps, qui augmente avec celle croissante de l’esprit, engendre de multiples transformations psychophysiologiques : c’est la deuxième étape, celle de la « transformation du souffle en
force spirituelle ». La troisième étape, celle de « la transformation de la force spirituelle et son retour au grand vide » apporte chaleur, lumière, plénitude : la vie se nourrit alors de
l’ouverture au vide dans une verticalité qui relie l’individu au Ciel et à la Terre.
Professeur à l’Inalco, Catherine Despeux a publié de nombreux ouvrages dont, entre autres, La Moelle du phénix rouge,
Guy Trédaniel, 1988, Immortelles de la Chine ancienne, Paradès, 1990, Taoïsme et corps humain, Guy Trédaniel, 1994.
07/06/2006 - Les phénomènes paranormaux : une histoire d’amour et de magie - Gilles Perrin
Gilles Perrin est Passeur d'âme. Jamilla Latrech qui a travaillé avec lui, lui a demandé de nous parler de ce
travail.
Loin de l'exorcisme et des fantômes, le phénomène entitaire est à reconsidérer dans une perspective plus « humaine ».
La compréhension de ce qu'il est et sa démystification permettent en effet une approche claire et respectueuse. Traiter le phénomène débouche alors sur une pratique simple et efficace. Cette
opérativité fait également appel à la connaissance de la magie active, pratique qu'il convient également de ramener sur des bases quelque peu dépouillés d'imaginaire collectif. Reste alors des
règles simples, précises et concrètes à la portée de tous. Ces règles constituent la base du traitement des phénomènes de la « magie noire » et autres envoûtements. Entités et magies sont de
véritables domaines d'expérimentation et de recherche s'appuyant sur une lecture énergétique subtile dans laquelle l'intuitif tente de se marier harmonieusement avec le rationnel, l'esprit avec
la matière, alors c'est « l'âme qui agit ».
SAISON 2006-2007
20/09/2006 - L'énergie, la planète et la fusion froide - Pierre Bacelon
Pierre Bacelon, ex enseignant-chercheur universitaire, docteur ès sciences, s’est intéressé dès les années 1980 aux phénomènes de transmutations nucléaires à
basse température.
En effet, aussi bien dans le vivant que dans la matière inerte, des expériences, faisables dans sa salle de bain, semblent montrer que des changements nucléaires de fusion ont lieu, à basse
énergie, alors que dans les réacteurs ou les bombes nucléaires cette fusion s’effectue avec un énorme dégagement d’énergie.
Cette découverte est une révolution énergétique, particulièrement à notre époque où les énergies fossiles s’amenuisent et entraînent des phénomènes désastreux pour la planète (effet de serre).
Leur remplacement par l’énergie nucléaire « chaude » soulève également des critiques face aux déchets nucléaires et aux accidents radioactifs (Tchernobyl). Le Japon, sans
ressources énergétiques, s’y intéresse le plus. En tapant sur le web « Fusion froide », de nombreux sites présentent le phénomène.
Cette fusion froide a donné lieu à une vive confrontation entre ses tenants et ses adversaires, elle est encore un objet de recherches.
A la même époque avait lieu la présentation de la mémoire de l’eau, tant décriée, et un parallèle sera fait en ce qui concerne les réactions des milieux scientifiques face à ces deux
nouveautés.
18/10/2006 - Détachement et constance, coupure et totalité dans le Dao de Jing de Laozi - Benny Cassuto
L’ouvrage de Laozi, traduit un nombre incalculable de fois, garde bien son secret, car ce dont il parle échappe à la saisie complète. Les mots et les images
utilisés ne cherchent pas à capturer le Dao, ils sont plutôt une invitation à la méditation. La méditation taoïste s’emploie à renouer avec la mémoire fœtale et celle du nouveau-né, proche de la
Voie. Traité de médecine, de poésie, de politique, le texte est avant tout traversé par l’expérience méditative qui rend compte d’une approche du déroulement naturel (Dao) et de son pouvoir
(De).
À travers quelques chapitres et en commentant les caractères qui les composent, Benny Cassuto nous propose une promenade métaphysique sur les bords de la rivière qui nous constitue et qui nous
abrite. Si intime et si étrangère, celle-ci nous invite à la dépeindre sans cesse, alors même que, paradoxalement, les images et les mots seront toujours impuissants à la révéler en totalité. Au
moins, chaque lecture du texte nous aidera à apprivoiser notre profondeur.
15/11/2006 - L'astrologie transgénérationnelle - Catherine Gestas
En associant l’astrologie et la psychogénéalogie, Catherine Gestas en propose une approche novatrice. Elle montre que thème astrologique est un outil efficace
qui souligne de singulières filiations planétaires entre les assendants et desdescendants et met en lumière l’influence de nos lignées sur notre destin. Ce qu’elle nous montrera dans plusieurs
thémes astrologiques, dont celui de Françoise Dolto.
Elle vient de publier : Catherine Gestas, Martine Barrault, "La mémoire ancestrale en astrologie", Editions du Rocher,
2006.
13/12/2006 - La bannière funéraire de Mawangdui ou la conception taoïste de l'au-delà - Elisabeth Rochat de la Vallée
Cette causerie est hors catalogue, à cause de ses éléments visuels non fournis. Vous pouvez cependant la commander si vous la voulez vraiment, en l'inscrivant
manuellement sur le Bon de Commande des Causeries.
En 1972, des archéologues entrant dans une tombe fermée en 168 av. J.C. y découvrirent, entre
autres merveilles, une peinture sur soie, en forme de bannière, posée sur le cercueil intérieur contenant le corps de la défunte. Sorte de talisman et d’invocation, cette bannière représente la
vie invisible de l’univers : les forces, telles le Yin Yang ou les Esprits de la Terre et du Ciel, qui sont à l’œuvre dans l’apparition de la vie et et qui guident le défunt dans les chemins
de l’après-vie. La défunte y figure, avec ses âmes Hun et Po, dans son double devenir céleste et terrestre.
Pour ceux qui savent prendre soin de leur vie, la croyance en une survie de l’esprit s’exprime ainsi sur cette bannière d’une façon colorée et artistique qui résonne avec quantité de textes de la
même période et les idées qu’on peut leur supposer. Nous utiliserons les meilleurs de ces textes pour éclairer la signification de la peinture étalée sous nos yeux.
17/01/2007 - Sexualité et identité, ostéopathie intrapelvienne et arbre gynécologique - Christine Schweitzer
Le propos de notre conférencier est de faire avancer le « sujet » dans toute sa splendeur, par l’abord, l’écoute, le toucher, l’entendement de cette
partie intime du corps, de se qu’il porte, en mémoire, en mots, et de ce dont il témoigne obstinément sans beaucoup d’échos en retour. Christine Schweitzer, sage-femme et ostéopathe formée à
l’approche psychanalytique centrée sur la généalogie et le symbolisme des atteintes génitales, exerce cette approche intrapelvienne et la transmet.
Cette démarche s’adresse à tous, hommes et femmes désireux de faire face à cet intime.
14/02/2007 - Enquête sur les enlèvements extraterrestres - Marie-Thérèse de Brosse
Écrivain et journaliste, Marie-Thérèse de Brosse est au nombre de ceux qui sillonnent le monde à la recherche des vérités qui dérangent. Son livre, Enquête sur
les enlèvements extraterrestres (publié chez Plon en 1995) est, pour le moment, malheureusement épuisé. Elle nous parlera donc non seulement de l’enquête relatée ce livre, qu’elle a mené auprès
de plus de deux cents personnes enlevées pas des extraterrestres et des nombreux chercheurs qui travaillent sur ces témoignages, mais aussi de tous ce qu’elle a découvert et appris depuis sur ce
sulfureux dossier.
28/03/2007 - Psychanalyse transgénérationnelle et clinique des ancêtres "mal-morts" - Didier Dumas
La conception transgénérationnelle de l’esprit n’est pas à l’origine une théorie psychanalytique. La psychanalyse a en effet mis près d’un siècle à la
redécouvrir alors que toutes les théories anciennes de l’esprit, qu’il s’agisse des Grecs, des Taoïstes, des Sumériens ou de la Bible, sont transgénérationnelles. Ces théories anciennes sont, non
seulement indissociables d’un savoir sur la mort et l’Au-delà, mais aussi d’une clinique qui a totalement disparu de nos mœurs : celle des ancêtres « mal morts » qui n’ayant pu
rejoindre (en fonction des croyances) le Paradis ou la Grande Lumière, s’accrochent à leur vie terrestre, en parasitant leur descendance. Il était donc logique que le groupe des recherches
transgénérationnelles s’y intéresse.
Après avoir présenté comment le chamanisme nous a appris à contacter les morts pour leur permettre de rejoindre un espace lumineux très différente du nôtre (la « lumière d’une
intensité indescriptible » dont témoignent certaines personnes qui l’ont rencontré au cours d’un coma profond : une NDE), je montrerai comment, en associant ce travail d’envoi dans la
Lumière à la psychophanie, nous l’avons intégré au travail sur son arbre généalogique. Nous verrons ainsi que cette sorte de « psychanalyse post mortem » a des effets tout à fait
bénéfiques pour ceux qui s’y engagent à condition de ne pas en méconnaître les règles.
25/04/2007 - Haptonomie, approche phénoménologique de l'affectivité - Albert Goldberg
Haptonomie
Science de l'affectivité, art du tact et du contact, thérapie ou approche humaniste? A partir de mon expérience d'accompagnement des couples et du bébé pendant la vie prénatale, l'accouchement et
la naissance, je répondrai à ces questions en me penchant particulièrement sur l'expression de l'affectivité paternelle.
Albert Goldgerg est gynécologue-obstétricien; président du GRENN (Groupe de Recherche et d'Étude sur la naissance et le Nouveau-né) et formateur en haptonomie.
23/05/2007 - La méthode Feldenkrais - Claire Berthelin
La méthode Feldenkrais est un enseignement universel qui part de l'histoire de Moshé Feldenkrais. Physicien né en 1904, mort en 1984, Feldenkrais crée le premier
judo-club français. En jouant au football, il se fait une lésion grave du genou. Une opération lui est proposée sans lui garantir de récupérer toute sa mobilité. Il refuse l'intervention :
c'est le départ de sa recherche. Il utilise toutes ses connaissances, notamment certains principes des arts martiaux, et retrouve l'intégrité de ses fonctions.
La méthode Feldenkrais propose des mouvements simples et inhabituels, en insistant sur la prise de conscience des sensations. Comme elle nous permet de découvrir de nouvelles organisations
possibles, cette approche jette un regard neuf sur la relation corps-esprit et sur celle du système musculaire et du cerveau.
Claire Berthelin a découvert le Feldenkrais en 1982. Elle se consacre à son enseignement au sein de l'association Mouvement et Créativité qui a pour centre d'intérêt le développement de la
personne et la créativité.
Pas de Causeries en juin 2007.
SAISON 2007-2008
26/09/2007 - Thérapie transgénérationnelle et rituels de guérison - Bruno Clavier
Dans la clinique des fantômes familiaux, le génosociogramme permet de repérer des structures psychiques pathogènes, héritées des ancêtres, qui hantent les
descendants et handicapent leur capacité à vivre pleinement leur existence. Souvent, ceux-ci sont coincés dans des schémas de vie dont ils n’ont pas la maîtrise et que l’analyse traditionnelle ne
permet pas ou n’a pas permis d’éviter. Ce repérage transgénérationnel est un premier moyen de décoincer les individus enfermés dans ces répétitions. Toutefois, nous constatons dans bien des cas
que le travail sur l’arbre ne suffit pas. Lorsque par exemple la structure psychique héritée des ancêtres est devenue partie intégrante de la personnalité, des rituels peuvent s’avérer
nécessaires. En ce sens, le chamanisme (celui d’Amérique du Nord, adapté à notre pensée occidentale que nous pratiquons au Jardin d’idées), utilisé conjointement à l’outil récent qu’est la
psychophanie, représente une aide réelle dans les techniques de guérison des ancêtres, c’est-à-dire dans la transformation de l’inscription, en nous, des structures psychiques pathogènes des
ancêtres. Nous verrons donc que, si cette structure ancestrale a été généralement dupliquée durant la construction mentale de l’individu, elle continue à s’ancrer sous une forme inconsciente,
dans la vie de tous les jours, à travers des comportements ou des rapports aux objets matériels, et ce, malgré la prise de conscience du fantôme familial ou en dépit de rituels effectués pour ses
ancêtres.
17/10/2007 - La guérison spirituelle angélique, c'est quoi ? - Paul-André Latulippe
Dans les années 1990, Paul André Latulippe a bénéficié (par le canal de Marie Lise Labonté 1*) de l’enseignement des Anges Xédah qui lui ont appris à intervenir
sur la structure des corps subtils. Il nous exposera ce que sont ces enseignements et à quoi servent : quels sont ces corps, comment percevoir et décrypter les configurations énergétiques qui les
constituent, qu’est-ce qu’expriment ces structures au regard du besoin de l’âme, que veut dire se guérir pour les anges, quelles sont ces interventions, à quoi servent-elles, en quoi
diffèrent-elle des autres interventions énergétiques, qui peut ou devrait en bénéficier et qui est apte à les pratiquer…
Cette présentation de ce que les Anges Xédah ont appris à Paul André sera accompagnée d’exercices pratiques (soyez donc à l’aise dans vos habits).
1* Voir à ce sujet : Marie-Lise Labonté, Les Anges Xédah, Tome 1 et 2 (Éd. Louise Courteau), De l'Ange à l'Archange, Les familles d’âmes, Maître de ses chakras, maître de sa vie (Éd. Le Dauphin
Blanc).
Pas de Causerie en novembre et décembre 2007
16/01/2008 - Guider sur le chemin de la parentalité - Christine Canault
Le Dr Christine Canault est une hapto-pyschothérapeute qui accompagne les parents et leurs bébés pendant et après la grossesse. Comme elle a longuement participé
aux recherches transgénérationnelles du Jardin d’idées d’où sont nées les week-ends de formation, nous lui avons demandé de nous parler de la place qu’occupe dans sa pratique l’énorme travail
qu’elle a fait avec nous.
La grossesse est un moment particulier au cours duquel les parents réactualisent leur naissance et leur petite enfance et où, de ce fait, ils peuvent être confrontés à des souffrances passées. Au
cours des accompagnements que je propose, les parents découvrent, en même temps, le monde de l’affectivité dans la rencontre avec leur enfant et les difficultés inhérentes au devenir parent qui
proviennent de leur propre histoire personnelle et transgénérationnelle. Les deuils non faits d’enfants morts très précocement, in utero ou lors de fausses couches, ainsi que ceux des femmes
mortes en couches sont source de fantôme et de répétitions transgénérationnelles dans les lignées maternelles. Lorsque les parents, et en particulier la mère, prennent conscience de ces
transmissions et peuvent verbaliser leurs angoisses en séance, il leur devient possible de préserver l’enfant en gestation. Ceci, à condition de maintenir pendant ce temps la relation affective
avec lui. Ces transmissions ont alors un impact tout autre sur l’enfant : d’aborder les traumatismes familiaux permet aux parents de donner à leur enfant sa vraie place dans l’ici et maintenant.
Et l’accompagnement affectif permet au couple, quelles que soient les situations douloureuses traversées ou les difficultés rencontrées, d’être reconnu dans le bon qu’ils représentent et donc, de
se réconcilier avec eux-mêmes. Cette réconciliation est essentielle pour le devenir mère comme le devenir père. Sans elle, comment peuvent-ils accueillir leur enfant et l’aimer ? Alors qu’en
étant ainsi confirmés dans leur parentalité, ils peuvent s’engager dans la relation affective avec leur enfant et défendre leur désir d’inventer en toute liberté leur manière à eux d’être
parents. Ils deviennent responsables et conscients de leur rôle et de leur devoir vis-à-vis de leur enfant et lui donnent l’opportunité de prendre sa place au monde, en se sachant reconnu et
accepté dans son essence.
20/02/2008 - Le mystère des zones réflexes - Michel Larroche
Qu’est-ce que les zones réflexes ? Ce sont des surfaces du corps (pied, main, œil, oreille, langue etc…) qui, présentant une cartographie de l’ensemble de ses
organes et fonctions, permettent de détecter ceux qui sont en souffrance et réclament un soin.
Michel Larroche est l’auteur de deux ouvrages : "Mes cellules se souviennent…", le récit du cheminement de ses recherches et leur suite logique, et "si mes cellules savaient apprendre ?" [Tous
deux publiés aux Editions Guy Trédaniel, 1994, 2007]. Dans ce second livre, il présente les grandes structures énergétiques du champ morphogénétique, ainsi que les différentes échelles
détectables et corrigibles de ce dernier. Chakras, méridiens et zones réflexes y sont donc décrits dans une remarquable synthèse qui, les reliant ensemble, permet leur exploitation médicale.Nous
lui avons demandé de nous parler plus particulièrement des zones réflexes qui, aux yeux du profane, sont l’un des mystères du corps vivant. Les zones réflexes sont connues depuis la plus haute
antiquité. Cette connaissance s’est, hélas, transmise jusqu’à nous de façon incomplète et dispersée. Elle n’en a pas moins donné, grâce aux travaux de chercheurs passionnés et courageux, des
techniques qui ont fait leurs preuves parmi les méthodes de soins. La valeur de la réflexologie n’est donc plus à démontrer. C’est ce qui explique qu’elle fasse actuellement son entrée dans
certains hôpitaux qui placent l’intérêt du patient au-dessus des formalismes dogmatiques. Malheureusement, la réflexologie se sépare actuellement en plusieurs techniques redécouvertes séparément
et indépendamment les unes des autres. Chacun d’elle, selon une sensibilité et une intuition appuyée sur une solide observation quotidienne, s’est intéressé qui au pied, qui à l’iris ou au
pavillon externe de l’oreille, sans jamais faire le rapprochement ni la synergie qui pourtant s’imposaient entre toutes ces zones dans le totum corps-esprit.
Michel Larroche nous convie donc à un petit voyage dans le monde des zones réflexes et de leur parfaite hiérarchie dans l’unité de l’information du champ morphogénétique. Et pour ceux qui auront
déjà lu et si mes cellules savaient apprendre ?, il sera ravi de répondre à toutes les autres questions que ce bel ouvrage a soulevées en vous.
19/03/2008 - L'enseignement sans parole dans le Laozi ou l'art de savoir s'arrêter - Benny Cassuto
« Les images naissent de l’intention et les paroles naissent des images. Rien n’est plus efficace que les mots pour faire retour aux images et rien n’est plus
efficace que les images pour approcher l’intention. Les mots sortent des images et les images éclairent l’intention. Mais, si les mots (qui sortent des images) sont fixés, alors ce n’est plus ce
qu’on nomme langage et si les images (qui éclairent l’intention) sont fixées, alors ce ne sont plus les images (celles qui reflètent efficacement la subtilité de l’intention). » En quelques
phrases bien placées, Wang Bi, commentateur du Dao De Jing de Laozi nous amène à méditer sur une respiration entre le caché et le visible.
Il y a en nous la part qui sait, en deçà des mots et des images car elle est reliée à l’essence de son origine, à l’histoire de la vie comme à l’histoire individuelle, une nature fœtale tellement
proche des débuts que toute la perception s’en trouve imprégnée. Et puis il y a la part qui cherche à savoir, par les mots et par les images et qui doit faire l’apprentissage d’une coupure, car
l'essence nous échappe toujours.
Nous continuerons, durant cette soirée, notre promenade dans les chapitres de ce livre sans fin qu'est le Laozi, en en sondant la poésie par les images-mots que sont les idéogrammes afin
d'apercevoir la profondeur.
16/04/2008 - La féerie du néant, Introduction à l'enseignement, la recherche et la pratique chamanique - Pierre Bacelon
Universitaire de formation, Pierre Bacelon est physico-chimiste. S’il fréquente le Jardin d’Idées depuis de nombreuses années, c’est parce qu’il cherche à
retrouver une lumière d’une intensité incroyable, tout en sachant qu’il en a tout oublié. Cette lumière est celle qu’il a rencontrée, suite à une grave maladie, au cours d’une NDE [Near death
experience ou EMI : expérience de mort imminente]. Assimilant cette « supralumière » au néant, Pierre Bacelon pratique donc le chamanisme avec l’espoir d’en retrouver la trace ancestrale. En
effet, dans son livre, "La féerie du néant", il raconte en quoi le chamanisme est, pour lui « l’étude et la pratique fondamentale du néant », un néant compatible avec la création, donc en paix
avec la divinité, mais tenant compte des avancés de la relativité et de la mécanique quantique dont on ne peut plus faire l’économie à notre époque du tout électronique et du nucléaire. Ce néant
qui n’est pas sans rapport avec l’âme, l’amour, la mort et la morale, Pierre Bacelon le confronte à ce qui est à ses yeux la preuve de notre incarnation terrestre : notre masse, en s’interrogeant
sur les processus qui nous permettent de l’annuler.
La fée européenne, en tant qu’intercesseuse chamanique sera présente pour nous mener de l’imagination à l’utopie.
28/05/2008 - Des outils thérapeutiques pour décoder les ressentis - Sabine Grimm
Sabine Grimm est thérapeute. Dans son travail clinique, elle associe l’élaboration par la parole et l’analyse du transfert à un travail centré sur le ressenti
corporel en lien avec les symptômes.
Ce ressenti est un état interne, différent des mots que nous utilisons pour le décrire, qui nous informe sur la manière dont se sont encodées nos expériences de vie dans nos cellules. En effet,
les dernières découvertes en neurobiologie posent l’hypothèse d’un remodelage possible à tout âge de notre système neuronal et, de ce fait, des filtres ou des défenses mises en place comme
stratégie de survie face aux stress de notre environnement. Nos modes de fonctionnement, nos traumas, nos répétitions ainsi que nos schémas de vie sont donc inscrits à la fois psychiquement et
sous forme de carte neurale, pouvant ainsi être modifiés.
À l’aide d’outils et de protocoles créatifs issus du courant du décodage biologique et conceptualisés notamment par Philippe Levy, directeur de l’école de décodage biologique de Lyon, le monde
des ressentis s’ouvre facilement et donne accès, de manière souvent originale, à l’univers de nos mémoires. Le fil d’Ariane se déroule, nous amenant à revisiter les ressentis engrammés des
conflits ou traumas de notre histoire. Nous recontactons alors la manière dont nous nous sommes construits depuis notre naissance, pendant la période in utero et même avant notre conception,
ainsi qu’avec notre héritage transgénérationnel.
11/06/2008 - La conception biblique de la névrose - Didier Dumas
Dans la Genèse, l’origine des fantômes transgénérationnels de l’humanité est attribuée à Caïn, qui incarne la figure du « paranoïaque intégriste », alors que
Jacob, alias Israël, le petit-fils d’Abraham, incarne, lui, la figure du « névrosé obsessionnel » qui effectue un travail spirituel d’une vingtaine d’années avant d’en émerger (comme cela se
passe de nos jours dans la clinique analytique).
Eve ayant conçu son troisième fils, Seth, en remplacement de son fils mort, Abel, dans la descendance des Hébreux, le fantôme d’Abel s’est transmis par les femmes et, dans l’histoire d’Abraham et
de ses descendants, ce fantôme d’enfant mort est responsable de la stérilité dont souffrent les matriarches, Sara, Rebecca et Rachel.
Après avoir brièvement présenté l’héritage généalogique d’Abraham et la façon dont Dieu a guéri Sara et Rebecca de leur stérilité, nous verrons, avec Jacob, en quoi la névrose est, du point de
vue biblique, le produit d’un « vieux fantôme », comment Jacob s’en libère grâce à un rêve (comme cela se passe dans la clinique analytique) et comment ses deux épouses, Rachel et Léa, viennent à
bout du fantôme d’Abel, en reproduisant un scénario dont elles ont hérité de Sara.
SAISON 2008-2009
24/09/2008 - Le corps humain dans sa géométrie globale - Catherine Atlani
Danseuse et musicienne de formation, après plusieurs années de recherches sur le corps et la voix, Catherine Atlani se
définit comme une énergéticienne spécialisée dans les thérapies corporelles. Prenant en charge des cas dit « lourds » ou réfractaires aux formes usuelles de thérapie, elle leur
réapprend à vivre dans leur corps, en utilisant l’ensemble de leur potentiel énergétique (énergie vitale, souffle et mémoires). Ceci, d’une part, par un travail sur la posture, dans lequel
il s’agit d’intégrer l’alignement des corps « moteur, émotionnel mental » à sa propre géométrie corporelle, en comprenant que nous vivons dans une géométrie sphérique et que tous
nos mouvements sont spiralés. De l’autre, par un travail sur la voix qui apprend à vivre dans des « sons justes ». Chacun des chakra correspondant à une note et à une voyelle, il s’agit
« d’accorder » sa voix à sa verticalité corporelle, en sachant que notre corps est un instrument que nous devons apprendre à utiliser comme tel pour savoir vivre dans la conscience des
sons et de l'espace traversé.
Dans cette causerie, Catherine Atlani nous présentera ses recherches qui proposent des solutions simples afin de mieux intégrer notre espace corporel dans toutes ses dimensions.
29/10/2008 - Dolto avait raison. L'image inconsciente du corps en énergétique - Michel
Larroche
Je n'ai pas connu Françoise Dolto et je le regrette. Mais son œuvre me passionne et j'avais depuis longtemps envie de lui rendre
hommage.
Je ne suis pas psychanalyste, et n'ai jamais été analysant. Je n'ai donc, malgré l'intérêt que cette discipline suscite en moi, qu'une connaissance partielle du jargon professionnel en ce
domaine. Je vais donc vous parler dans ma jargonophasie d'énergéticien et de symboliste. Rassurez-vous, ce sera en fait un langage simple pour expliquer des choses simples.
Suivez-moi dans ce voyage qui va nous mener d'une simple cellule indifférenciée à un être complet, complexe mais pas compliqué, ce cheminement de l'intégration des archétypes universels qui font
de lui un maillon dans la chaîne de transmission d'informations du microcosme au macrocosme. Vous verrez alors sous vos yeux, dans un autre langage, se dérouler la constitution de cette image
inconsciente du corps qui permet au bébé de communiquer avec l'univers tout entier et de parler à son entourage avant même d'avoir la parole.
Et vous comprendrez alors certainement tout le plaisir que j'ai éprouvé à faire communiquer la planète des énergéticiens avec celle des analystes : lorsque ces deux approches totalement
différentes, sans aucun échange d'informations, arrivent aux mêmes conclusions, rejoignant de surcroît une frange importante des ostéopathes et la sagesse millénaire de la Grande Tradition, c'est
que nous ne devons pas être très loin d'une certaine vérité...
Michel Larroche, Docteur en médecine est l'auteur de : "Mes cellules se souviennent …" (Edition Guy
Trédaniel, Paris 1995, réédité en 2000); "… et si mes cellules savaient apprendre ? De la mémoire cellulaire à l’intelligence cellulaire" (Edition Guy Trédaniel, Paris 2007);
"Profession : Charlatan, Gare au gourou qui fait gourer !" (Edition Guy Trédaniel, à paraître en octobre / novembre 2008).
17/12/2008 - Croyances, sentiment d’exister et « mère archaïque » - Didier Dumas
Les croyances constituent des fondations psychiques qui déterminent l’image que nous nous faisons de l’univers, de la
vie et de la place que nous y occupons. Elles sont donc indissociables de ce que Françoise Dolto et Donald Winnicott ont appelé le « sentiment d’exister ». Ce qui fait qu’elles
s’enracinent donc dans les strates les plus profondes de l’inconscient : celles où, à l’orée de la vie, l’enfant vit sa mère comme le seul « dieu créateur » auquel il doit son
existence. Lorsque, en grandissant, l’enfant découvre le rôle qu’a joué le sexe de son père dans sa venue au monde, la structuration œdipienne fait passer la mère du statut de « dieu
créateur » à celui de « demi-dieu ». Mais si ses parents ne permettent pas à l’enfant de se représenter la dimension sexuée de la reproduction, la mère reste alors, dans
l’inconscient, une divinité archaïque à laquelle celui-ci continue d’attribuer un pouvoir de vie et de mort. Dans les mythologies, cette instance maternelle archaïque que génère l’absence de
structuration œdipienne prend les traits de divinités préverbales plus ou moins démoniaques qui, telles les Parques, les Gorgones, les Erinyes grecques ou la Lilith juive, ne reconnaissent pas la
loi du père (de Zeus ou de Dieu).
Après avoir cerné les différents visages de cette « mère archaïque », je montrerais la place qui lui revient dans l’une des caractéristiques de ce que le psychanalyste Jan Bastiaans a
appelé le « syndrome d’Auschwitz » : la culpabilité du déporté à être revenu vivant des camps d’extermination nazies.
07/01/2009 - Les fantômes de Van Gogh, Rimbaud et Freud - Bruno
Clavier
La clinique des fantômes familiaux montre que des structures psychiques
pathogènes, héritées des ancêtres, hantent les descendants et handicapent leur capacité à vivre pleinement leur existence. Dans sa correspondance, Vincent Van Gogh écrit : « Je suis voué au
malheur et à l’insuccès ». Ce « suicidé de la société », comme l’appelait Artaud, nous interpelle grandement sur ce thème. La vie et la mort d’un autre « suicidé de la société », Arthur Rimbaud,
nous questionnent également en ce sens, nous incitant à comprendre ce qui peut bien présider à la tragédie de tels destins.
Si chez l’artiste, le génie est relié au ciel et à la création, il est aussi intiment relié, comme l’est sûrement le psychotique, aux souffrances de ses ancêtres. Freud qui est né, à quelques
années près, en même temps que Van Gogh et Rimbaud, n’a pas eu le même destin qu’eux. Il semble néanmoins intéressant de croiser son histoire avec la leur. Le propos est alors de voir en quoi ces
trois existences se sont inscrites, comme les nôtres, dans des généalogies particulières qui ont contribué, pour le peintre et le poète, à l’issue fatale de leur existence et, pour le fondateur
de la psychanalyse, à occulter ce qui était pourtant le prolongement logique de ses découvertes : les fantômes transgénérationnels.
11/02/2009 - Du chamanisme à la psychanalyse : un itinéraire à contre courant - Alavaro Escobar
Molina
Alvaro Escobar Molina naît en Colombie pour
devenir « guérisseur » : sa famille maternelle indienne dont une merveilleuse grand-mère lui offre le chamanisme en héritage. Les aléas de son histoire lui font rencontrer
l’Occident. Après des études universitaires aux Etats-Unis, il finit par se retrouver psychanalyste à Paris. Actuellement, il travaille sur l’enfermement en France dans les monastères et il œuvre
à la rencontre des savoirs traditionnels et des savoirs thérapeutiques occidentaux.
Lors de
cette conférence, il évoquera son itinéraire et partagera avec nous l’intérêt du chamanisme dans sa pratique psychanalytique.
Alvaro
Escobar Molina a publié l’histoire de son enfance : La montagne ensommeillée (Ed. Anne Carriere).
25/03/2009 -
Ostéopathie et Verticalité - Yves Guillard
Yves Guillard est ostéopathe. L’ostéopathie est
basée sur la découverte de la mobilité crânienne qui commence au cours du quatrième mois de grossesse (le crâne possède un rythme de huit à douze mouvements par minute et tous les tissus du corps
bougent en harmonie avec lui). Or Yves Guillard a remarqué que la plupart des bébés sont mal positionnés dans le ventre de leur mère. Si cette position n’est pas corrigée pendant la grossesse, le
bébé se retrouve à la naissance avec un crâne disharmonieux et une inclinaison globale du corps vers la gauche. Il doit donc compenser ce déséquilibre pour apprendre à s’asseoir, se mettre debout
et marcher. Ce qui fait que nous sommes pratiquement tous installés dans une torsion. Quand la déformation vertébrale est importante, cela crée une scoliose, mais dans les autres cas, cette
torsion passe inaperçue.
Ayant appris à marcher avant de savoir parler, nous avons oublié jusqu’à l’idée de ce long apprentissage où nous avons dû tâtonner pour atteindre la verticale. Toutes les approches de la
mécanique corporelle partent donc de la fausse évidence selon laquelle nous aurions construit notre verticalité à partir du sol. On cherche donc à améliorer notre équilibre par des semelles
orthopédiques, de la rééducation, des corsets, voire des opérations, alors que la suppression de cette torsion est facile, rapide et qu’elle harmonise définitivement la verticalité corporelle. Le
sujet se retrouve avec des jambes de la même longueur, bien d’aplomb sur le sol, moins cambré, mais solide dans les « reins », le ventre relâché et les courbures vertébrales fortement
atténuées.
Yves Guillard a publié : "L’Ostéopathie en douceur, de la parascoliose à la Torsion Physiologique" (éd. Sully). Son site : http://www.torsion-physiologique.fr
29/04/2009 - L’enseignement des mathématiques …et autres matières boosté par l’autolouange - Marie
Milis
Marie Milis est professeur de mathématique. Durant plusieurs années, elle a
travaillé, en Belgique, dans une école dite de « Discrimination Positive » où se retrouvent des élèves qui, rejetés des autres établissements, y ont appris la non-estime d’eux-mêmes,
avec son cortège de tactiques d'évitement, d’absentéisme et de violence.
Comme, avec ces élèves, il est impossible de leur redonner goût aux apprentissages sans en passer par une revalorisation d’eux-mêmes qui leur permette de renouer une relation vivante avec leur
propre talent, Marie Milis s’est inspirée d’une tradition africaine, « l’autolouange » qui, pour Christiane Singer, est « une merveilleuse école de dignité ». C’est ce
dont elle nous parlera : comment elle en est venue à proposer à ses élèves d'écrire des autolouanges. En quoi cette pratique est bonne pour tous et à tout âge. Comment prononcer son
autolouange rend tangible la réalité lumineuse de la force de vie. Et en quoi cette expérience permet aux jeunes de venir témoigner avec elle.
Marie Milis a écrit : Souviens-toi de ta noblesse, la pratique de l’autolouange ou l’accouchement du cœur, préface et épilogue de Christiane Singer, Le Grand Souffle Éditions, 2007.
27/05/2009 - De l’Intention au Savoir Faire :
présentation du chapitre 8 du Ling Shu - Danièle Flaumenbaum
Le chapitre 8 du Ling Shu, un traité fondamental de médecine chinoise, est une présentation méthodique des
étapes qui nous permettent d’entretenir la vie et de la réaliser… Ce texte a fait pour moi révélation, tant dans ma vie personnelle que dans ma vie de thérapeute.
Nous verrons comment avec finesse et implacabilité nous avons à charge d’enraciner la vie en nous pour pouvoir nous accomplir.
Selon Les mouvements du cœur de Claude Larre et Elisabeth Rochat de la Vallée (Ed. Desclée de Brouwer).
17/06/2009 - Comment la psychanalyse transgénérationnelle conçoit-elle l’oedipe - Didier
Dumas
Toutes les traditions anciennes considèrent que la construction et l’évolution de
l’individu est orchestrée par un cycle de 7 ans. C’est aussi ce qu’a constaté Freud en appelant les trois premiers de ces cycles l’oedipe, la période de latence et l’adolescence. Depuis, la
plupart des thérapeutes considèrent que la structure affective et sexuelle avec laquelle on s’aime et fait des enfants se construit à l’âge oedipien entre 3 et 7 ans.
La construction oedipienne de l’enfant est ainsi à ce point importante dans la vie et la destinée de l’adulte qu’on ne peut la restreindre, comme cela a trop souvent été fait, au désir de
l’enfant d’éliminer le père pour posséder sexuellement la mère. C’est ce que je montrerai en présentant comment la psychanalyse transgénérationnelle considère que l’intégration de la sexualité à
l’âge oedipien n’est, non seulement pas indépendante de la façon dont l’enfant comprend la mort et la succession des générations, mais que la construction sexuelle implique également une
duplication la structure de mobilité sexuelle que les parents ont eux-mêmes hérité des leurs, laquelle explique la dimension transgénérationnelle de la répétition.
SAISON 2009-2010
30/09/2009 - Voir Autrement, du handicap à la compétence - Philippe BALIN
Ingénieur féru de sciences humaines, adepte du Dalaï-lama, amateur de sports à sensation et père de deux enfants,
Philippe Balin a perdu la vue à quatorze ans. À travers cette expérience unique, riche en rencontres et en pays sillonnés avec son fidèle chien guide, Philippe Balin nous parlera du parcours qu’a
été son développement personnel. Lequel offre une vision décapante et pleine d’espoir de la condition humaine, qui témoigne de la force de l'esprit et de la notion de retournement dans laquelle
ce qui apparaissait comme une difficulté insurmontable devient le tremplin de l'émergence à soi-même.
Philippe Balin a écrit : Voir Autrement, Ed L’Harmattan.
21/10/2009 - Commentaires au Laozi.
Capacité d'accueil et de tolérance - Benny CASSUTO
La tolérance
est une vertu taoïste essentielle qui permet de rester debout dans les intempéries de la vie car elle représente en elle-même un espace de sécurité pour l’être d’origine que nous ne cessons
d’être.
L’attitude rendue par le caractère chinois Rong 容, la tolérance ou la
capacité d’accueil, est une invitation à laisser vivre, à ne pas contraindre, à intervenir le moins possible pour que le mouvement naturel, spontané, puisse offrir toute sa
force et être le véritable enseignement, la vraie nouveauté.
Nous
aimons toujours mieux ce que nous connaissons et sommes plus craintifs et frileux vis-à-vis de ce qui est nouveau. Il est facile de ramener toujours l’inconnu au connu pour l’intégrer plus
facilement dans notre grille de lecture. Laisser agir cet inconnu pour en percevoir les effets transformateurs jusqu’à être délogé de l’habitude du moi, demande une présence et une éthique
solides. Une capacité à supporter l’ébranlement de l’étrangeté et à la soutenir jusque dans l’intimité insaisissable de ce qui, de nous, nous échappe constamment en nous portant à la
création plutôt qu’à la répétition.
Nous continuerons à arpenter quelques chapitres du Dao De Jing afin de mieux cerner l’éthique taoïste du
non-agir.
18/11/2009 - Raconte moi ta naissance... Pour connaître ta vie - Claire d'HENNEZEL et Muriel JAN18/11/2009 - Raconte-moi ta naissance... Pour connaître ta vie - Claire d'HENNEZEL et Muriel
JAN
Claire d’Hennezel et Muriel Jan, deux thérapeutes formées dans le sillage de Gerda et Paul Boyesen, nous parleront de
leur travail sur la naissance.
Les deux plus grandes révolutions de notre vie sont sans doute la naissance et la mort. Or si l’angoisse de mourir est
largement répandue en occident, le courage de naître est à peine soupçonné.
Notre
processus de naissance s’inscrit dans la mémoire inconsciente du corps, depuis notre conception : La manière dont nous avons été conçu et porté raconte la manière dont nous concevons nos
projets et leur donnons corps.
Paul Boyesen a conceptualisé une méthode à la croisée des concepts psychanalytiques et de la psychologie biodynamique
de Gerda Boyesen et Ola Raknes (psychanalyste norvégien collaborateur et ami de Reich) : l’Analyse Psycho Organique. Il a élaboré un dispositif permettant de recontacter, transformer et
symboliser ce vécu archaïque comportant 5 phases (Conception, Incarnation, Mouvement, Passage et Réunion) par la régression en image et en sensation : Par exemple, comment l’enfant né
par césarienne, peut se retrouver adulte à attendre inconsciemment qu’on « lui ouvre la porte ».
Claire
d’Hennezel a écrit : Raconte-moi la mort, Ed. du Rocher, 2003, et Raconte-moi ta naissance... (en collaboration avec Muriel Jan), Ed. Alphée, 2008.
16/12/2009 - Les réponses du foetus aux propos de sa mère sont-elle de la communication ? - Marie-Claire BUSNEL
Telle est la question que soulève Marie-Claire Busnel qui étudie comment les fœtus réagissent aux paroles de leur
mère.
Bien que les capacités communicatives des nouveaux-nés n’étonnent plus personne, lorsqu’il s’agit des fœtus, les avis
restent partagés. En France, dans le sillage de Françoise Dolto, les mères, comme certains pédopsychiatres et psychanalystes d’enfants, acceptent d’accorder au fœtus des capacités de
communication semblables, mais les scientifiques et les médecins demeurent réservés. Pourtant des preuves expérimentales des réactions des fœtus aux propos de leur mère montrent que celles-ci
impliquent différents canaux sensoriels déjà fonctionnels in utero. Dans le domaine acoustique, par exemple, la réponse fœtale à une communication maternelle est objectivable par des mouvements
ou des expressions faciales (visibles à l’échographie), ainsi que des variations du rythme cardiaque de l’enfant. Ces réponses ne sont pas automatiques et dépendent de la teneur émotionnelle du
message.
Cette teneur émotionnelle peut être évaluée par la tonalité de la voix, le contenu sémantique du message ou la
réaction du muscle utérin maternel. Nous verrons toutefois que la réception du message maternel ne dépend pas que du seul canal acoustique. D’une part, le fœtus réagit peu à la voix maternelle
enregistrée et transmise par haut-parleur. De l’autre, les pourcentages de réponses sont similaires, que la mère s’adresse au fœtus par la voie vocale ou silencieusement, par voie intérieure. On
peut donc penser que l’ensemble des stimulations reçues et mémorisées par le fœtus forment les repères sécurisants qui, associés aux stimuli visuels que le nouveau-né découvrira avec le premier
regard, seront la base sensorielle de l’attachement aux parents.
20/01/2010 - Le corps Taoïste - Catherine DESPEUX
Les représentations du corps de la Chine ancienne font rêver. Elles évoquent la légèreté d'être, nous emmènent dans le
mouvement du corps et nous surprennent par leur simplicité. Le corps taoïste est en fait le champ du déroulement de la vie. C’est un pays où l'anatomie s'efface au profit de la symbolique qui
associe des pratiques d’alchimie intérieure à des rituels extérieurs. Ceci, afin d’avoir une action simultanée sur son monde intérieur et le monde extérieur.
Responsable du taoïsme et du bouddhisme à l’Inalco, l’Institut des Langues et Civilisations Orientales, Catherine Despeux nous présentera cette carte du corps taoïste qu’elle a décrit dans son
livre : Taoïsme et Corps Humain (Ed. Guy Trédaniel).
17/02/2010 - Sensorialité du foetus et du prématuré - Jean-Pierre RELIER
Présentation à venir.
17/03/2010 - Dépendance et Répulsion:
Les deux versants psychologiques de l'allergie - Gérard BECKER
Gérard Becker et Didier
Dumas se sont connus alors qu’en préparant une licence de sociologie des maladies mentales, tous deux se formaient à la psychanalyse. Gérard Becker était kinésithérapeute. Depuis, il s’est lancé
dans l’exploration des savoirs énergétiques actuels. Il a étudié l’ostéopathie, l'acupuncture, l'homéopathie, « l’Analyse-Réinformation Cellulaire » de Michel Larroche, ainsi qu’une
méthode américaine de traitement des allergies : la méthode NAET (Nambudripad's Allergies Elimination techniques). Sa connaissance des médecines énergétiques l’ayant amené à perfectionner
cette méthode de traitement des allergies et des divers troubles récidivants qui en découlent, c’est ce dont il nous parlera.
Nous
verrons ainsi que les manifestations de l'allergie peuvent diverger d’une personne à l’autre et s’enracinent dans les différents plans subtils qui nous constituent. Par exemple, dans le plan
émotionnel, l’allergie peut, chez certains, se manifester par du dégoût et de l’aversion, alors que pour d’autres, elle engendrera une addiction. Après nous avoir exposé les moyens de repérage,
de diagnostique et de traitement de la méthode NAET, il nous présentera de nouveaux modes d'intervention, permettant de comprendre pourquoi certaines allergies ne répondent pas au traitement et
d'accéder aux causes profondes de leur développement et de leurs relations avec les Corps Subtiles (ethérique, émotionnel, astral).
Son
site : osteopathie-energetique.com
14/04/2010 - L'ADN vu à travers le Symbolisme: décidement ça change tout ! - Michel LARROCHE
Certains biologistes commencent à s’apercevoir que l’ADN va bien au-delà d’un simple support matériel de notre
hérédité et de la fabrication de molécules protéiques. Ce n’est pas une surprise pour les symbolistes.
Michel
Larroche nous parlera du Symbolisme et nous montrera comment cette molécule, sur laquelle tout reste à découvrir, est en rapport direct avec nos comportements, nos situations vécues et la
résolution de ces dernières.
La conclusion risque d’être surprenante…
Michel
Larroche a, entre autres, écrit : Mes cellules se souviennent... et ...Et si mes cellules savaient apprendre ?, Ed. Guy Trédaniel.
19/05/2010 - Mère et Sri Aurobindo: Les pionniers de la mémoire et de la réinformation cellulaire - Myriam BROUSSE
Après avoir été Carmélite et s’être soigné d’un cancer, en découvrant le travail de Mère et Sri Aurobindo, Myriam
Brousse a repris son compte une formule de Mère : « savoir pour le corps, c'est pouvoir faire », pour en faire une thérapie de la mémoire cellulaire.
Tant
qu'elles n'ont pas été amenées à la conscience, les mémoires personnelles et celles issues de nos lignées familiales sont engrammées dans nos cellules. La traduction thérapeutique des recherches
de Mère et Sri Aurobindo sur la mémoire cellulaire est une méthode d'investigation et de descente dans le corps. Pour remonter aux mémoires inscrites dans le corps, on commence par repérer les
comportements aberrants qui en découlent pour, ensuite, remonter aux évènements de notre vie qui sont porteurs de ces mémoires, afin de les ressentir dans notre corps jusqu'à l'éprouvé, pour
les désactiver. Il s'agit de prendre conscience de nos schémas répétitifs et leurs conséquences pour en découvrir l'origine et transformer ces schémas, qui sont les obstacles à l'expression de
notre être essentiel. Grâce à la technique de descente dans le corps, proposée par Mère et Sri Aurobindo, cette transformation se réalise dans le corps, et non dans la tête. C’est ce qui
fait que cette descente en soi-même permet de dénouer l'énergie vitale bloquée dans le corps et ouvre ce travail à sa dimension spirituelle.
Myriam
Brousse a, entre autres, écrit : Votre corps a une mémoire, Ed. Fayard.
16/06/2010 - La psychanalyse transgénérationnelle avec les enfants - Bruno
CLAVIER
Dans la clinique des fantômes familiaux, nous découvrons que des structures psychiques pathogènes, héritées des ancêtres, hantent les descendants et
handicapent leur capacité à vivre pleinement leur existence. Au sein du Jardin d’Idées, nous avons développé pour les adultes une thérapie concernant ces structures fantomatiques avec notamment
ce que nous appelons « la clinique des ancêtres mal morts ». Dans la continuité de ce que pratiquait Françoise Dolto, tout en bénéficiant des acquis de cette clinique du fantôme
chez les adultes, la psychanalyse transgénérationnelle permet, avec les enfants, de développer une approche thérapeutique nouvelle. Montrant comment les questions concernant le sexe et la mort
sont au cœur de leur problématique pendant la période oedipienne, elle révèle aussi à quel point ils peuvent être porteurs des fantômes de leurs lignées. Cela peut provoquer chez certains de
nombreux symptômes dont l’origine prend sa source plusieurs générations auparavant. Par la prise en compte des questions liées au sexe et à la mort, la psychanalyse transgénérationnelle
aide ainsi les enfants à résoudre les aléas du complexe d’Œdipe, tout en apportant, parfois de façon spectaculaire, la disparition des symptômes issus des fantômes familiaux. Ceci par la prise en
compte des incidences sur eux de ces fantômes et, notamment, par l’adaptation à leur clinique des rituels chamaniques de la clinique adulte. Ce qui n’est pas surprenant, car la psyché qui y est à
l’œuvre chez l’adulte n’est que la survivance de celle de l’enfant. Ce travail auprès des enfants renvoie alors à tout ce que l’on découvre dans l’analyse transgénérationnelle de d’adulte et, par
un va et vient de pratiques et d’observations entre les deux cliniques, on peut réellement mettre au point des modèles thérapeutiques qui démontrent leur efficience.
SAISON 2010-2011
22/10/2010 - L’Arbre de Vie : un outil initiatique de croissance personnelle - Arouna LIPSCHITZ
Partant de l’idée que nous sommes un arbre vivant dans le champ de la nature humaine, Arouna LIPSCHITZ utilise L'Arbre de Vie kabbaliste, métaphore
hébraïque de la création et de l'homme, comme une carte de géographie permettant de se repérer dans la vie et, ce faisant, de co-créer sa destinée. S’épanouir comme sujet en relation, se mettre
en cohérence avec son désir et son éthique personnelle : découvrez comment cette structure symbolique peut devenir un outil puissant de transformation personnelle, le guide d’un savoir vivre
initiatique qui ouvre à un savoir mieux aimer.
Philosophe de la relation ; Elle enseigne « La Voie de l’amoureux » : une nouvelle approche de la relation à la croisée des chemins entre philosophie, psychanalyse, spiritualité
traditionnelle et initiation.
Auteure de : "52 clés pour vivre l'amour" (Ed. Dervy), Une trilogie autobiographique : "Dis moi si je m’approche" - "L’Un n’empêche pas l’autre" (Ed. Le Souffle d’or/J’ai Lu) et "La Voie de
l’amoureux "(Ed.Robert Laffont/Pocket). Son école en ligne ; www.voiedelamoureux.com
25/11/2010 - Du pithécanthrope au karatéka, la longue marche de l’espèce humaine - Patrice VAN EERSEL
Les mâchoires des enfants du monde entier rétrécissent et les appareils dentaires se multiplient. Est-ce l'accélération d'un processus évolutif ?
Ces faits cliniques semblent prolonger les découvertes d'Anne Dambricourt-Malassé, la paléoanthropologue qui aurait décelé une «direction» dans l'évolution des
mâchoires des primates, sur 60 millions d'années.
Une nouvelle espèce humaine émerge-t-elle ?
Journaliste, écrivain, éditeur, Patrice Van Eersel, rédacteur de la revue Nouvelles Clés est un explorateur des mystères de l’expérience
humaine.
C’est son livre La Source Noire - Révélations aux portes de la mort qui a introduit en France l’accompagnement des gens en fin de vie.
Le Cinquième Rêve - le dauphin, l'homme l'évolution
La Source Blanche - L'étonnante histoire des "Dialogues avec l'Ange" ou L'existence de création
J'ai mal à mes ancêtres ! - La psychogénéalogie aujourd'hui
Mettre au monde - Enquêtes sur les mystères de la naissance
19/01/2011 - L'enseignement, une voie d'ouverture à la spiritualité - Françoise CHEBAUX
"Nous sommes, dit Françoise Dolto, dans une très curieuse époque, alors on peut peut-être par une chose comme la Maison Verte, on peut empêcher que les enfants
soient dépendants, faire qu'ils aient le sens critique le plus rapidement possible. Moi je crois que l'éducation consiste à éduquer les enfants à avoir le sens critique sur leurs parents et sur
ceux qui les éduquent, et sur ce qu'on leur raconte... " Quand l'enseignement relève d'une transmission impossible, alors c'est mission réussie... Françoise CHEBAUX, Maitre de conférences en
sciences de l’éducation à Caen, psychanalyste. A été doyen de la Faculté d’Education de l’Institut Catholique de Paris.
La pensée unique à l'université, Alice au pays des ténèbres, chez L'Harmattan, 2010, A l'école de la parole, L'harmattan, 2006, 30 mots de Françoise Dolto à l'usage des parents et des éducatifs,
PUF, 2001
11/03/2011 - Comment être son propre médecin selon le Taoïsme - Catherine DESPEUX
Professeur émérite à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO), est spécialiste de la pensée chinoise bouddhique et taoïste et de la
médecine traditionnelle. Elle a écrit : Immortelles de la Chine ancienne : Taoïsme et alchimie féminine (Puiseaux: Pardès, 1990)
La Moelle du phénix rouge : santé et longue vie dans la Chine du XVIè siècle (Paris: G. Trédaniel, 1988)
Le chemin de l'éveil : Illustr. par le dressage du buffle dans le bouddhisme chan, le dressage du cheval dans le taoïsme, le dressage de l'éléphant dans le bouddhisme tibétain (Paris:
l'Asiathèque, 1981)
Traité d'alchimie et de physiologie taoïste zhao Bichen (Paris: Le Deux Océans, 1979)
« Ames et animation du corps. La notion de shen dans la médecine chinoise antique », in De l’esprit aux esprits
Enquête sur la notion de shen
Of Self and Spirits. Exploring shen in China, Extrême-Orient-Extrême-Occident, n° 29, Paris, 2007, p. 71-94. (2007)
Lao-tseu. Le guide de l’insondable (Paris, Entrelacs, 2010)
Médecine, religion et société dans la chine médiévale
Etudes de manuscrits de Dunhuang et de Turfan(Paris, Institut des hautes études chinoises, 2010)
Avec Université de Paris VII., Santé et longue vie dans la Chine traditionnelle
T'ai-K'iuan : technique de longue vie, technique de combat ([Paris]: Collège de France Institut des hautes études chinoises, 1976)
Taoïsme et corps humain : le xiuzhen tu (Paris: G. Trédaniel, 1994)
Women in Daoism, 1er éd. (Cambridge MA: Three Pines Press, 2003)
05/05/2011 - Les neurones miroirs : Rôle des neurones-miroirs, pathologies et intérêt en thérapie neuropsychologique - Pierre BUSTANY
Neurophysiologiste et neuropharmacologue, spécialiste de psychophysiologie. Professeur de Médecine au CHU de Caen en neuropharmacologie. Ancien élève de
l'Ecole Normale Supérieure, Docteur-es-sciences en neurophysiologie, puis médecin, il a travaillé en neuroimagerie cérébrale au C.E.A. où il a crée une méthode de mesure de la synthèse des
protéines neuronales. C'est aussi un spécialiste des relations entre bases neuronales et activités cognitives, reliant réseaux d'activation cérébraux et productions psychiques. Il est
particulièrement concerné par l'imagerie des systèmes des neurones-miroirs, le stress et les troubles relationnels, le choc amoureux, les traumatismes psychiques en particulier dans la petite
enfance.
Il concentre son activité sur les modifications plus ou moins définitives au cours du développement entre fonctionnement cérébral et cognition lors du stress traumatique et cherche à cerner les
causes de la résilience.
Membre de nombreuses sociétés savantes, le Professeur BUSTANY est l'auteur de centaines de conférences sur ce sujet et, convaincu de la preuve par l'image, propose d'illustrer abondamment dans
son interlocution les nouveautés surprenantes de notre fonctionnement cérébral adulte, la pathologie spécifique des neurones-miroir et leur nouvel intérêt thérapeutique.
15/06/2011 - L'enfant à travers l'image inconsciente du corps de Françoise Dolto et la psychanalyse transgénérationnelle - Alix MERCKX
Psychologue Clinicienne et Psychanalyste Transgénérationnelle. L'image inconsciente du corps est la clé de voûte de la théorie de Françoise Dolto et permet de comprendre la construction progressive de l'enfant, souvent difficilement représentable pour l'adulte.
En effet, qu'avons-nous de commun avec le nourrisson qui n'a ni maîtrise de son corps, ni maîtrise des mots, qui ne se déplace que porté, qui peut juste crier quand la faim est trop forte et la gêne trop envahissante ?
N'est-ce pas d'avoir été nous-mêmes cet être sensible et dépendant de son environnement, et d'en garder une mémoire inconsciente?
Françoise Dolto nous invite sans cesse à nous représenter le monde du point de vue du tout petit, à nous glisser dans sa peau.
C'est ce que propose cette conférence.
SAISON 2011-2012
13/10/2011 - Jing-Essence, Qi-souffle, Shen-Esprit -
Elisabeth ROCHAT DE LA VALLEE
Jing-Essence, Qi-souffle, Shen-Esprit sont trois notions fondamentalesde la médecine traditionnelle chinoise et de l’alchimie taoïste.
Ce sont trois forces vitales, trois substances primordiales ,fondatrices de l’être humain qui, par des processus de mutations et
de transformations, permettent d’entretenir notre santé et d’accomplir notre vie.
L’énergie spirituelle contrôle et gouverne, le souffle préside à l’application des ordres, l’Essence préside à la transformation et la régénération.
Elisabeth Rochat de la Vallée, sinologue fondatrice de l’École Européenne d’acupuncture, viendra nous expliciter la façon dont les chinois de la chine ancienne concevaient le mouvement vital
à travers cette trilogie.
11/01/2012- Ce que nous jouons et rejouons en nageant avec les dauphins - Frédéric CHOTARD
Si Danièle Flaumenbaum invite Frédéric Chotard au Jardin d'Idées, c'est parce que son travail avec les dauphins remet en jeu notre période dite de l' Originaire,
celle de notre développement avant de savoir parler.
Là où nous ne faisons qu'un avec l'environnement et où la communication se fait par empathie et télépathie.
La rencontre avec les dauphins touche le fond du cœur des hommes, réveille notre âme d’enfant et faire de l’apnée avec les dauphins change indéniablement quelque chose en nous… On se sent
plusfort, plus libre, plus aimant, plus vivant, plus relié à la Nature et sûrement un peu plus nous même…
Frédéric CHOTARD, pratique l’apnée avec les dauphins sauvages depuis une quinzaine d’année.
Moniteur d’apnée et de plongée, photographe sous-marin, il commenceen 1993 en Floride où il co-créé le « Human Dolphin Institute » centre d’étude sur la relation hommes-dauphins.
Puis, il parcourt le monde à la recherche de nouveaux sites et fonde en 2003 « Sea Dolphin » un organisme dédié à la rencontre descétacés libres.
De ses expériences avec les dauphins, il développe une autre facette de l’apnée qu’il appelle « apnée delphinienne ». En 2003, il découvre un site exceptionnel pour rencontrer les dauphins libres
en Mer Rouge, dont il est devenu expert avec plus de 60 semaines passées sur le site en 8 ans.
15/03/2012 - Les Neurones miroirs et le désir mimétique -
Jean-Michel OUGHOURLIAN
Les « neurones miroirs » permettent à notre appareil psychique de nous structurer pendant les trois premières années de notre vie parmimétisme avec nos parents
ou les personnes qui s’occupent de nous.
C’est la période que Didier Dumas a appelé la période de l’Originaire dans le développement de l’enfant et qui est à l’œuvre tout au long de notre vie avec les
personnes qui nous influencent.
Les neurones miroirs permettent de donner une explication scientifique à l’empathie, la télépathie, l’identification, le mimétisme.
Si nous pouvons communiquer avec autrui, c’est via nos « neurones miroirs ». Ils sont devenus un point central de la connaissance psycho-neuronale. Sans «
neurones miroirs », pas de relation, pas de culture, pas d’humanité.
Jean-Michel Oughourlian est neuropsychiatre et essayiste.
Il a été pendant trente ans, chef de service de psychiatrie à l’hôpital américain de Neuilly. Ancien professeur de psychopathologie clinique à l’université, il a
écrit plusieurs ouvrages sur le désir et le mimétisme dont « Un mime nommé désir » et « Genèse du désir ».
Il a collaboré avec René Girard sur « Des choses cachées depuis la fondation du monde ».
9/05/2012 - Mieux vaut prévenir que guérir. Le chemin taoïste pour entretenir sa santé au fil des saisons - Danièle FLAUMENBAUM
Suivre les qualités des saisons de l'année et celles de notre vie, c'est saisir l'influence des souffles saisonniers sur notre état d'esprit, nos activités, nos
décisions et nos façons de faire.
C'est être en harmonie avec les mutations et les transformations nécessaires afin de maintenir sa Tête au Ciel et de garder les pieds sur Terre.
Entretenir sa santé, demande de savoir à la fois conserver sa force tout en respectant ses fragilités sans jamais se couper de l'origine.
Celle ou celui qui agit ainsi se procure les outils de pensée pour mieux se situer et se comprendre.
Savoir nourrir sa vie constitue la base d'une réelle médecine préventive ...
13/06/2012 - La psychanalyse transgénérationnelle aujourd'hui.
L'apport de Didier Dumas à la psychanalyse - Bruno CLAVIER
Didier Dumas, psychanalyste et écrivain, fondateur du jardin d'Idées, nous a quitté le 21 février 2010. Clinicien hors pair, il laisse derrière lui de nombreux
ouvrages qui n'ont cessé d'ouvrir des portes et des pistes pour la connaissance de la psyché humaine.
Sa capacité de relier entre eux auteurs, théories et courants depensée, sans discrimination, lui a permis de sortir la psychanalyse de certains carcans,que l'on peut appeler « fantômes d'école
».
A partir des ouvertures et des ponts qu'il a mis en place, il semble émerger une nouvelle psychanalyse qui mérite d'être définie car elle offre des modèles cliniques et théoriques
efficients.
Bruno Clavier, psychanalyste transgénérationnel et psychologue clinicien, formateur dans le cadre du Jardin d'Idées, se propose demontrer la richesse de tous ces apports de Didier Dumas, en
tentant d'endonner la cohérence dans une synthèse qui pourrait définir ce qu'est la psychanalyse transgénérationnelle aujourd'hui.