Toutes les traditions anciennes considèrent que la construction et l’évolution de l’individu est orchestrée par un cycle de 7 ans. C’est aussi ce qu’a constaté Freud en appelant les trois premiers de ces cycles l’oedipe, la période de latence et l’adolescence. Depuis, la plupart des thérapeutes considèrent que la structure affective et sexuelle avec laquelle on s’aime et fait des enfants se construit à l’âge oedipien entre 3 et 7 ans.
La construction oedipienne de l’enfant est ainsi à ce point importante dans la vie et la destinée de l’adulte qu’on ne peut la restreindre, comme cela a trop souvent été fait, au désir de l’enfant d’éliminer le père pour posséder sexuellement la mère. C’est ce que je montrerai en présentant comment la psychanalyse transgénérationnelle considère que l’intégration de la sexualité à l’âge oedipien n’est, non seulement pas indépendante de la façon dont l’enfant comprend la mort et la succession des générations, mais que la construction sexuelle implique également une duplication la structure de mobilité sexuelle que les parents ont eux-mêmes hérité des leurs, laquelle explique la dimension transgénérationnelle de la répétition.