Nicolas Abraham (1919-1975), Maria Torok (1925-1998),
L’ÉCORCE ET LE NOYAU,
Flammarion, 1978.
« L’ouvrage matriciel » de la psychanalyse transgénérationnelle dans lequel Nicolas Abraham définit le fantôme : le concept qui a été repris par des auteurs appartenants à la plupart des écoles de psychanalyse, à une époque où elles étaient, encore beaucoup plus qu’aujourd’hui, cadenassées dans leur propre outillage conceptuel. L’ouvrage est épais. Il relate le travail de deux vies d’analystes. Pour ceux que ce genre de thèse théorique rebute, il est néanmoins indispensable de lire les articles de la fin, dont « Notule sur le fantôme » qui définit ce concept, et « Histoire de peur, le symptôme phobique : retour du refoulé où le retour du fantôme », un des premiers articles permettant de comprendre que la phobie est un symptôme qui signale l’existence d’un fantôme.




Didier Dumas
L'ANGE ET LE FANTÔME,
Minuit, 1985

Un livre sur la clinique des symptômes d’origine généalogique qui, avec la conceptualisation de l’ange, rend compte des phénomènes télépathiques à l’œuvre dans le transfert et montre comment ceux-ci peuvent révéler l’existence d’un fantôme. Emmaillé de nombreux cas cliniques, l’ouvrage nous promène dans l’univers mental des enfants psychotiques et autistes, avec lesquels Didier Dumas a longuement travaillé, et il est accompagné, en préface, d’un texte de Françoise Dolto constitué d’une succession de jolies petites « perles théoriques ».






Anne Ancelin-Schûtzenberger
AÏE, MES AÏEUX !,
Desclée de Brouwer, 1993

Le best-seller qui, avec les groupes qu’organise Anne Ancelin Schützenberger sur l’exploration de son arbre et les formations données par Alexandro Jodorowsky, est à l’origne de l’expansion de la psychogénéalogie et de la reconnaissance médiatique du transgénérationnel. Truffé d'arbres généalogiques plus parlant les uns que les autres, cet ouvrage explique les liens transgénérationnels par une « loyauté invisible » qui pousse l’individu à réproduire les traumatismes de ses ancêtres et transforme les non-dits familiaux en un « impensé dévastateur ».






Didier Dumas
HANTISE ET CLINIQUE DE L'AUTRE,
Aubier-Flammarion, 1989

La hantise, appelée dans d’autres culture « la maladie des ancêtres », est un trouble de l'esprit reconnu dans toutes les traditions anciennes, mais encore assez méconnu dans les théories psychanalytiques. Cet ouvrage vise donc à redonner une place à la hantise dans la nosographie psychanalytique actuelle. Destiné aux professionnels, il est d’un abord plus difficile que les autres livres de Didier Dumas, mais étant très détaillé sur l’histoire et l’autoanalyse de Freud, c’est un ouvrage indispensable pour comprendre la nature du fantôme qui a empêché Freud d’élaborer le transgénérationnel et de n’en comprendre le bien fondé qu’avec la venue de son cancer, dans ses tout derniers textes.





Nina Canault
COMMENT PAYE-T-ON LES FAUTES DE SES ANCÊTRES
Desclée de Brouwer, 1998

Une enquête qui part de la notion biblique de faute, telle que Didier Dumas la présente (dans La Bible et ses fantômes), comme un non-dit qui se transmet d’une façon semblable au fantôme. Constitué d’interviews de chercheurs, thérapeutes ou sociologues, ce livre offre un éventail des différentes recherches transgénérationnelles. D’un abord facile, c’est l’un des premiers ouvrages à conseiller à ceux (clients ou amis) qui ignorent tout du transgénérationnel.







Didier Dumas
SANS PÈRE ET SANS PAROLE,
Hachette Littératures, 1999

Un ouvrage de psychanalyse transgénérationnelle centré sur la place du père dans le développement mental de l’enfant. Partant de la crise de la paternité engendrée par les nouvelles juridictions qui, depuis 1970, privilégient la mère dans la garde de l’enfant, dans un avalenche de cas cliniques, Didier Dumas expose les multiples facettes du travail psychanalytique qui l’on conduit à élaborer cette nouvelle forme de psychanalyse qu’il appelle la « psychanalyse postdoltoïenne et transgénérationnelle ».






Didier Dumas
ET L'ENFANT CRÉA LE PÈRE,
Hachette Littératures, 2000

Un livre complémentaire de Sans pères et sans parole. Partant du rôle central que joue le père dans la construction psychique de l’enfant, cet ouvrage expose les différentes étapes du développement de l’enfant que la théorie freudienne ne prend pas en compte ou a négligé : le stade fœtal, la dyade mère-enfant, l’intégration oedipienne de la mort, la construction des formes sociales et culturelles de l’esprit et l’âge adulte, où les « pilotes automatiques de la répétition transgénérationnelle » reproduisent inconsciemment ses propres parents.





Didier Dumas
LA BIBLE ET SES FANTÔMES,
Desclée de Brouwer, 2001

Un ouvrage sur la théorie biblique du fantôme et sa transmission par les pères qui montre que la Genèse est une magistrale thèse sur la structure transgénérationnelle de l’individu. Cette analyse des images mythologiques biblique qui illumine le texte, en comparant deux traductions de la Bible (la traduction œcuménique et celle d’André Chouraqui), montre que toute la mythologie de la Genèse est une illustration du cinquième verset des Dix Commandement, dans lequel Dieu se présente comme l’instance dont dépend que « les fautes des pères » (leurs manque à parler qui véhiculent les secrets de famille et génèrent des fantômes) se transmettent ou non sur trois ou quatre générations : un travail d’exégète.



Patrice van Eersel,
Catherine Maillard
J'AI MAL À MES ANCÊTRES,
Albin Michel, 2002

Un recueil d’entretients des différents tenants de la pensée transgénérationnelle : Anne Ancelin Schützenberger, Alexandro Jodorowsky, Bert Hellinger, Didier Dumas, Chantal Rialland, Serge Tisseron et Vincent de Gaulejac. D’un abord aisé, ce livre offre un regard sur les diverses options de la recherche transgénérationnelle, ce qui en fait une bonne introduction au transgénérationnel et un ouvrage complémentaire de celui de Nina Canault.






Danièle Flaumenbaum
FEMME DÉSIRÉE, FEMME DÉSIRANTE,
Payot, 2006

Un ouvrage sur la construction sexuelle de la femme, dans lequel Danièle Flaumenbaum raconte comment, elle a associé l’acupuncture, diverses formes yoga et la psychanalyse transgénérationnelle à son métier de gynécologue. Ceci, afin de pouvoir proposer à ses clientes un travail énergétique permetant d’acquérir, lorsqu’elles l’ont perdu ou n’y ont jamais atteint, une sexualité heureuse qui, en agissant sur la mémoire cellulaire, régénère tout l’organisme. Ce livre qui montre que les femmes ont tendance à aimer leur homme comme elles ont aimé leur mère est fondamental pour saisir en quoi l’abence de transmission verbale entre la mère et la fille peut générer les troubles gynécologiques les plus divers.




Nathalie Chassériau
PSYCHOGÉNÉALOGIE : CONNAÎTRE SES ANCÊTRES, SE LIBÉRER DE LEURS PROBLÈMES
Hachette pratique, 2006

Un des meilleurs ouvrages de vulgarisation, précis, pratique et bien documenté : à conseiller à ceux qui ignorent tout de la question.