Le chamanisme urbain occidental (également appelé : « néochamanisme blanc ») est apparu aux Etats-Unis, dans les années 70. Il se différencie des autres voies spirituelles par la dimension très concrète de sa visée, principalement axée sur la recherche d'informations permettant d'améliorer la vie. Il implique donc un travail sur soi-même dans lequel on utilise le savoir des chamans à des fins de développement personnel. Ce travail s’effectue en groupe, au cours de week-ends ou de stages plus longs dans lesquels chacun doit se confectionner ses propres outils et adopter la voie qui lui convient. Ce qui fait de cette forme de chamanisme une spiritualité dépourvue de dogmes dont le seul présupposé est de considérer qu’il est impossible d’atteindre les profondeurs de l'esprit autrement qu'en partant de soi-même. Bien que les objectifs du travail chamanique soient en cela semblables à ceux de la psychanalyse, il ne remplace pas pour autant le travail de l’analysant. Car la psychanalyse offre quelque chose quelque chose d’assez inexistant dans le savoir des traditions : le droit de penser ses parents. Le chamanisme permet en revanche d’explorer des registres mentaux que celle-ci a eu tendance à négliger, comme la communication d’inconscient à inconscient, la structure collective de l’esprit, le rapport à la mort ou les questions sur la survie de l’esprit que tout individu s’est posées dans l’enfance.Les week-ends que nous proposons sont centrés sur la construction et l’évolution de l’homme dans son rapport à l’univers (ce qu’il a été, ce qu’il est, ce qu’il doit devenir). Ils sont constitués d’une suite d’exercices construits à partir de divers savoirs traditionnels dont, plus particulièrement, celui des Lacotas (qui sont à l’origine de ce néochamanisme), celui dont sont porteurs les mythes bibliques (tels que Didier Dumas les présente dans La Bible et ses fantômes) et celui des Taoïstes (qui, avec l’acupuncture, le système alchimique des merveilleux vaisseaux et celui des chakra de la médecine tantrique, offre une théorie de l’énergétique corporelle que le chamanisme permet de percevoir).