Comme la sexualité se construit dans l’enfance et le langage, il n’existe pas deux sexualités semblables.
Chaque sexualité étant ainsi aussi différente que le sont les visages, la liberté sexuelle implique de pouvoir penser la sienne. Mais comme on ne peut pas penser sans mots et que nos parents ne nous ont pas appris à savoir parler de la sexualité, l’objectif de ces groupes est d’y remédier. Les premiers se sont constitué à la suite des journées d’études sur la sexualité chinoise et l’image inconsciente du corps organisées par Benny Cassuto et Didier Dumas (1). D’autres leur ont succédé au fil des ans, les uns ayant été créés par des « accueillants » (des membres de l’association qui, ayant déjà participé à un groupe, les ont organisés pour les nouveaux arrivants), d’autres étant nés d’initiatives personnelles.
Ces groupes ne remplacent aucunement le travail personnel. Ils sont, en revanche, particulièrement utiles à ceux qui, ayant déjà fait du travail psychanalytique, n’ont pas pu y parler suffisamment de leur sexualité. Si vous souhaitez en créer un vous-même, nous vous conseillons de commencer par lire les textes publiés dans cette rubrique, et ensuite, de rencontrer quelques-uns des membres de l’association qui en ont créé et animé, pour qu’ils vous fassent part de leur expérience et vous pilotent. Le secrétariat vous donnera leurs coordonnées.
(1) Voir à ce sujet : « La sexualité chinoise et les recherches sur l’image inconsciente du corps » dans Didier Dumas, Et si nous n’avions toujours rien compris à la sexualité, Albin Michel, 2004.